Notre Assemblée de femmes, décomplexée
et paillarde, nous la souhaitons subversive
comme le fut celle d'Aristophane.
Voici donc les femmes décidées à prendre en
mains le destin de la cité. Vêtues des frusques
de leurs maris, elles se mettent en marche
vers l'Assemblée – et l'on sait qu'elles en
étaient exclues comme de toute vie publique
et politique – pour établir une nouvelle
constitution: égalité absolue entre tous ;
communauté de la terre, de l'argent, des biens... des corps.
Adapter Aristophane revient à interroger
la nature du désaccord entre les femmes –
groupe critique qui souhaite la justice – et les
figures dirigeantes. Nous choisissons comme le bouffon de
parodier pour dénoncer et de questionner
pour alerter. C'est bien parce que les femmes sont les
premières victimes des difficultés sociales
qu'elles font les meilleurs clowns, c'est-à-dire
les meilleures guides sur les chemins
délicieux des contradictions humaines
Une libre adaptation du texte d'Aristophane par May Bouhada