Nous convierons à notre table de lecture ceux qui ont su faire de la mort un spectacle, ceux qui défient les lois de la représentation par leur mortifère sophistication ou leur brutalité crue.
Les morceaux de bravoure du Théâtre Élisabéthain, le penchant "gore" du Grand-Guignol, mais peut-être aussi la plasticité macabre des "teenage movies" constitueront les viandes chaudes de la cérémonie.
Il y aura certainement des mains coupées et des filles blondes qui crient fort. Il y aura certainement des poignards enfoncés, des yeux écarquillés et des garçons blonds qui crient fort (parce qu'ils ont peur aussi).
Peut-être certains seront empoisonnés, d'autres étouffés dans leur sommeil, d'autres jetés du haut d'une falaise, d'autres endormis à l'éther et enterrés vivants. Tant de cadavres attireront les spectres et certains en perdront la raison. Peut-être il n'en restera qu'un mais il se coupera la langue avec les dents pour qu'il n'en reste aucun. Car l'école est finie.
Dans le cadre du Festival des Ecoles de théâtre public.
Par l'École du théâtre national de Bretagne.
Artistes :
Sarah Amrous, Nathan Bernat, Romain Brosseau, Duncan Evennou, Simon Gauchet, Ambre Kahan, Marina Keltchewsky, Yann Lefeivre, Ophélie Maxo, Anaïs Muller, Thomas Pasquelin, François-Xavier Phan, Karine Piveteau, Mihwa Pyo, Tristan Rothhut, Marie Thomas Metteur en scène :
Thomas Jolly