Un monde sucré et féroce, dégoulinant de bonnes intentions,
suintant de méchanceté... Mais comme Sophie avait "une bouche
grande et toujours prête à rire", on en rit... à travers un léger voile
de fièvre enfantine.
On rit du corps enfantin maltraité, des douleurs
de l'enfance et du massacre des animaux. On en rit à travers neuf
chansons–songs et les corps déchaînés de quatre comédiens poupées,
très loin de leur "âge d'or".
Et au bout du chemin, il ne reste plus que des fragments troubles
de l'enfance et surtout un grand éclat de rire devant le cabaret
absurde de la vie...
D'après les oeuvres de la Comtesse de Ségur : Les Malheurs de Sophie.