marcopanzani

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Théâtre contemporain: Cantate pour Lou Von Salomé

-Sensible, unique et précieux
9/10

Humble, fervente et assoiffée de savoir Lou von Salomé a tout pour plaire et pour déranger. Dans son texte et sur scène Bérengère Dautun s'en saisit comme d'un double. Et ce que nous voyons et entendons est beaucoup plus que du théâtre. Lou naît à St-Petersbourg le jour où Alexandre II abolit le servage. Vision, courage et farouche liberté vont la guider. Et plus Lou s'affranchit, plus elle se découvre elle-même et révèle ceux qui l'entourent. Leur exigence, leur science, leurs amours et leurs renoncements. Là où une muse réveille les arts, Lou réveille les autres, bouscule les sciences et secoue l'ordre établi. Bérengère Dautun confie à Sylvia Roux le soin de jouer ce double : de l'enfance au coeur des uniformes à la mort au coeur des idéaux nazis, l'ombre du père perdu à 13 ans plane sur cette vie unique et dense et sur la scène. Anne Bouvier y tend une toile où les marqueurs de l'histoire s'allument pour chaque tableau. Elle dispose autour les objets signifiants du destin unique de Lou : son enfance, sa sensualité, l'image de l'autre. Bérangère Dautun s'amuse à camper les figures autour de Lou : sa mère et son père d'abord, Nietzsche, Rilke, Freud et les autres, puis une Lou âgée. Les deux actrices excellent à donner au ton de la correspondance d'un texte riche et ciselé le parfum des climats à cheval sur deux siècles et le sens d'une vie unique et absolue. On ressort sous le choc de ce destin libéré et révélé avec une lumière intérieure saisissante.
# écrit le 23/11/17


Concert Lyrique: Master classe Jennifer Larmore

-[MasterClass] Coach Jennifer enflamme Cortot
9/10

Jennifer Larmore, la plus française des mezzo américaines tient sa master-class à Cortot. 4 élèves de l'ENM de Paris lui offrent leur art et goûtent le sien en retour devant un public ravi. Bienveillante, perspicace et engagée, la belcantiste accomplie écoute sans couper, salue les réussites et donne des clés pour avancer. Respirer depuis les coulisses, mimer l'air pour varier les couleurs, battre des mains pour trouver le coeur du public : elle parle à l'italienne, prend ses élèves par les bras, appelle les images et use de jeux pour inspirer. Phoebe Dinga, Juliette vibrante et résignée (I Capuletti e i Montecchi, Bellini), Théo Imart, brillant et fougueux Sesto (Giulio Cesare in Egitto, Haendel), Yi LI, Dorabella fluide et agitée (Cosi fan tutte, Mozart) et Estelle Rabaud, exquise et rieuse Cendrillon (Massenet) y puisent énergie, pulsation, volume et projection. Avec le soutien parfait et complice du piano de Jean-Baptiste Lhermelin. Professionnelle entière et généreuse, Jennifer Larmore met en avant ses qualités pour mieux les partager. Avec ses élèves comme avec le public. Un bonheur pour lequel on peut et doit aussi remercier et féliciter Vladimir Chernov, Mireille Alcantara, Anne-Marie Rodde et Daniel Ottevaere leurs professeurs à l'ENM.
# écrit le 22/11/17 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com


Musique classique: Deux pianos à la frontière

-Le duo d'amour et de piano enchante Cortot
10/10

Le duo qui rend les gens heureux nous reçoit dans son jardin avec l'exigence et la liberté comme marques de fabrique. Ludmila Berlinskaïa et Arthur Ancelle font ici ce qu'ils veulent et nous entraînent hors des sentiers battus. Ils ouvrent d'entrée un précieux flacon : la Suite n°2 de Rachmaninoff rompt 3 ans de silence et annonce des décennies musicales. Le duo inspiré, virtuose et complice y montre toute sa grâce, son lyrisme et sa fantaisie. Enlacés roulant dans l'herbe, ils tournent dans la pente douce : leur Valse nous ensorcelle, la Tarentelle étincelle. Ce siècle a un an et des années de guerre, d'amour et de paix à venir. They all sang Yankee Doodle raconte Brubeck mi-folk mi-jazz : le coeur de l'Amérique bat du sang des indiens versés à l'affront des alliés refoulés. Comme DW Griffith, Brubeck balaie l'histoire de champs-contrechamps : les motifs se suivent et se fondent sans qu'aucun n'efface l'autre et font le socle mélodique de la nation. Qui sont les véritables américains ? Après le court entracte les Jets et les Sharks luttent devant nous. West Side Story a 60 ans et Tony et Maria les yeux et les doigts de Arthur et Ludmila. Le duo semble improviser les Danses Symphoniques comme au sortir de Broadway. Nous revivons le drame de Roméo et Juliette à Manhattan saisis par deux pianos qui chantent, dansent et jouent la comédie. Un sommet. Benett répond à Rachmaninoff avec son Divertimento en fin de programme : les danses du début se muent en Samba Triste avec un superbe thème plein de poésie, en blues et en ragtime avant un Finale on ne peut plus jazz. Le duo triomphe et nous offre trois bis : nous redécouvrons Tsfasman "le Gerschwin russe" dont les Flocons de Neige virevoltants nous enchantent ici comme à Saint-Pétersbourg en juin dernier. Quel programme, quel concert... et quel duo : bravo !
# écrit le 20/11/17 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com


Spectacle Musical: The Pianist : Circo Aereo

-Unique et jubilatoire
10/10

Thomas Monckton est néo-zélandais, clown, mime, acrobate et déborde d'imagination. Avec The Pianist ce all-black du rire s'attaque en queue de pie au rituel d'un concert virtuose. Paris découvre (enfin !) et acclame un artiste visuel unique et jubilatoire dans un spectacle allumé, brillant et poétique.
# écrit le 02/11/17 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com


Théâtre classique: Dernier jour d'un condamné

-Intense et brûlant
10/10

L'avocat élève la voix, off, dans le théâtre encore éclairé. Il conseille à son client de plaider coupable pour sauver sa tête. L'accusé se rebelle : que veut dire la perpétuité quand on a toute la vie ? Le verdict tombe. Une nouvelle vie commence, terrible, jusqu'à la peine annoncée. À la fin du spectacle, le condamné gît au sol. Un autre avocat élève la voix. Nous sommes le 17 septembre 1981. Maître Badinter demande à l'Assemblée Nationale l'abolition de la peine de mort en France. Entre les deux, le héros de Hugo vit devant nous la lente agonie de tout espoir en lui. Son propre deuil et celui des siens avant même que d'être mort. La mise en scène de François Bourcier ouvre le texte de Hugo et la cellule du condamné au public pour un huis-clos proche et intense. Le dialogue intérieur du héros adapté par David Lesné affûte celui de nos âmes avec celle du condamné : que sont nos angoisses face à la panique d'une mort annoncée ? William Mesguich excelle à partager le vertige et la pesanteur d'un fil tendu vers le couperet final. Avec d'infinies nuances, nous voyons son âme se vider de sa substance jusqu'à devenir le pâle reflet d'un être absent à lui-même et retiré au monde. Comment vivre ce châtiment d'un homme par les autres hommes quand on a une mère, une femme, une fille de 3 ans ? Comment ne pas juger la barbarie de tous quand on a soi-même jugé la sienne ? Le miroir nous est tendu. Il faut voir et entendre cette pièce, capitale.
# écrit le 11/10/17


Spectacle Musical: Je les signe tous

-Le jazz, la chanson et l'amour
9/10

On rit, on vibre, on aime et fait un triomphe à ce concert-spectacle qu'on écoute aussi avec les yeux. Bravo Mathilde pour la signature vocale, Maylis Balyan pour la signature chansigne LSF, Colombe Barsacq pour la signature en scène (et les ballons pleins de bonnes vibrations), Vladimir Medail pour la signature musicale (la Gibson demi-caisse est une perle sous vos doigts) et Sylvia Roux et son équipe qui les signe tous le samedi à 17 heures.
# écrit le 11/10/17


Théâtre contemporain: You-You

-Une pièce hors du commun
9/10

You-You part à la retraite et son mot de départ file en quenouille. La secrétaire yougoslave lâche ses notes et dérive : les russes (pas tous communistes), le fils du ministre (fidèle à sa promesse), le Danube (pas bleu mais beau), le Pont des Arts (ses étudiants et ses sans-abri), ses souvenirs affluent et tombent, sans appel. Jovan Atchine signe en 1983 un texte vivant et décapant. Créée en 1993, la pièce garde une actualité intacte : ce destin humble et racé est universel et nous attrape tous. Dans la mise en scène délicate et parfaite de Élodie Chanut, Mina Poe nous ouvre le livre de la vie avec grâce et talent. You-You et les siens vont et voguent comme au gré d'un fleuve. Les peines, les joies et l'amour aussi. Nous volons avec elle et son jeune amant au Cabaret Tzigane, passons un Nouvel An deux enfants sur les genoux, entrons dans la cour d'un ministre un caillou dans la chaussure... Comme You-You revient au fil de son discours (jusqu'à une incroyable conclusion) Mina Poe tient celui de l'émotion avec un lent et savoureux crescendo. La salle est captivée. Parler des migrants avec cette flamme rayonnante et bienveillante est un vrai don : il faut courir en profiter et le partager. Sylvia Roux ravive dans son théâtre une pépite qui vaut tous les discours. Et beaucoup d'amour. Bravo !
# écrit le 11/10/17


Théâtre contemporain: Traits-d'union

-Le succès de l'été prolonge avec bonheur
10/10

Le jeune écrivain David Karrer (le bien-nommé) court après la sienne. Dans sa quête d'éditeur il rencontre 2 auteurs aujourd'hui fameux et hier en couple. Et puis il croise Christina secrétaire partagée et amour pas banal. Avec Traits-d'Union Murielle Magellan livre un quatuor littéraire et théâtral à la partition enlevée et savoureuse. Marie-Caroline Morel sa jeune (25 ans) metteure en scène donne vie, sens et actualité à cette fable universelle sur l'amour qui naît, s'efface et puis renaît. Dans un work-café accueillant et décalé, les acteurs réunis autour de Jean-Philippe Ancelle, le mentor-pygmalion qui retombe en amour en pleine mâturité sont au diapason : bravo à tous, Emmanuel Gaury, poète feu-follet au talent ravageur, Lou Lefevre, factotum-trait d'union efficace et craquant à l'empathie chaude et veloutée comme un violoncelle, Johanne Ricard écrivaine en mal d'inspiration et besoin d'amour. Vous êtes formidables : avec vous, le succès de l'été à Paris fait les beaux jours de la rentrée. Vive les prolongations !
# écrit le 19/09/17


Théâtre contemporain: Etre ou paraître

-La nuit du danseur : vibrant et captivant
10/10

Le poète du corps et des mots a la nuit pour amie et l'air est son amant. Roi ou mendiant, rock-star ou démon, Julien Derouault joue tous les rôles et se joue de tous les cadres. Le soir venu, il invite Aragon et Shakespeare, écrit dans l'espace, gravite sur leurs mots et danse sur sa voix. Vibrant, précis et passionné. Le comédien-danseur signe avec Marie-Claude Pietragalla une partition libre et profonde. Le public de la 1ère salue debout l'exigence et la beauté de ce seul-en-scène absolu et captivant. Bravo à eux deux et toute l'équipe de Sylvia Roux qui les programme, les accueille et les encadre pour ce succès total dont le choc et le charme opèrent longtemps.
# écrit le 19/09/17


Opérette: La vie parisienne ou presque

-Yé souis brésilien yé de l'or !
8/10

Juste derrière l'opéra, la jeune troupe nous accueille et souligne la nuance : "ou presque". Cette précaution prise, leur humour frivole et potache se déchaîne et entraîne Offenbach, son opérette et tout le public dans un tourbillon musical et parisien déchaîné. Les 5 artistes jouent, chantent, dansent et tanguent tous les rôles - pianiste compris - avec brio et un plaisir partagé. On aime et on rit. VRAIMENT. À voir ou revoir (la troupe se renouvelle) tous les samedis
# écrit le 29/05/17 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com



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