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Le Légataire Universel

de Jean-François Regnard , mis en scène par Fanny Brisson

Centre Culturel René Cassin, Dourdan

- Cet événement n'est plus disponible à la réservation dans cette salle -
Une comédie désopilante. Un théâtre qui faisait autant de recette que ce lui de Molière, le contemporain et ami de Jean-François Regnard.

Certains en ont décelé l’origine de la pièce dans un fait divers qui avait défrayé la chronique en Franche-Comté. En 1708, la situation sociale et politique de la France n’est guère brillante. Le trésor royal est vide, dilapidé par les guerres Le mécontentement général et l’instabilité sociale sont flagrants.

Géronte, un vieux bourgeois sans enfants, est moribond. Quatre personnages gravitent autour de lui dans l’attente fébrile de son héritage. Son neveu Éraste, son valet, Crispin, amoureux de la servante de Géronte, Lisette. Tandis qu’Éraste soupire pour la belle Isabelle, le maître et son valet sont de connivence pour se partager le butin si Éraste est institué légataire universel. Premier coup de théâtre : Géronte, soudain tout ragaillardi, décide d’épouser Isabelle et de lui léguer tous ses biens. Mme Argante, la mère d’Isabelle, qui fait passer l’argent bien avant les sentiments maternels, presse sa fille d’accepter (acte I).
Au début de l’acte II, Géronte a changé d’avis et doit subir les foudres de son apothicaire Clistorel. Il veut maintenant léguer une partie de sa fortune à un neveu bas-normand et à une nièce du Maine dont on ignorait jusqu’alors l’existence. Comment se débarrasser de ces héritiers intempestifs fort gênants ? Crispin va s’en charger.
À l’acte III, avec la virtuosité d’improvisation qui le caractérise, le valet va se déguiser, costume et accent, et se faire passer pour le neveu puis pour la nièce de province afin de les discréditer par leur sottise et leur insolence auprès de l’oncle. Exit les deux provinciaux. Nouveau coup de théâtre : Géronte est à l’agonie. Panique dans l’entourage car il risque de mourir sans faire son héritage. Qu’à cela ne tienne, Crispin se fait passer pour Géronte et dicte son testament aux deux notaires (Scrupule et Gaspard) qui avaient été convoqués. L’occasion est trop belle.
Le « moribond » en profite pour octroyer à Crispin et à sa chère Lisette une bonne part du magot. Le reste ira à Éraste.
Nouvelle péripétie : Géronte n’était pas mort, il était seulement « en léthargie ». Panique des coquins. On essaie de se débarrasser des écus dans les mains de la belle Isabelle. Fin de l’acte IV. En dépit de l’insistance de son soupirant, Isabelle ne se laisse pas enjôler. Apparition de Géronte à qui on fait lecture du testament de Crispin qui le met en furie. On essaie de le convaincre que tout est de la faute de sa « léthargie ».
Finalement, le vieillard cacochyme mourra berné et les autres comparses tireront leur épingle du jeu sans autre forme de procès et chacun épousera sa chacune.

Dans ce théâtre où priment la gaîté, le rythme endiablé, la gestuelle acrobatique, le dialogue pétillant souvent parodique, le comique verbal agrémenté de calembours, de gauloiseries, de plaisanteries scatologiques, de réparties scabreuses, dans ce spectacle étourdissant, la psychologie des personnages n’est guère fouillée. Ceux-ci sont réduits à l’état de types. Leur nom (Géronte, Clistorel, Scrupule etc...) suffit à les camper. Isabelle était l’ingénue traditionnelle de comédie. Quant à Crispin, au début du XVIIIe siècle, il a déjà tout un passé de théâtre : Crispino était un valet de la Commedia dell’arte, bravache et fieffé coquin.

Le succès du Légataire est immédiat, le public reconnaissant dans la verve de Regnard, un peu de la franche gaieté de Molière, qui fait défaut dans la production comique plutôt médiocre des dernières années du règne de Louis XIV. Ce sont ses qualités d'auteur comique qui font de Regnard l'un des rares auteurs de son temps régulièrement représenté.






Pour Tout public

Théâtre classique

Langue : Français
Durée : 110 minutes soit 01h50





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