Avis et Critiques de spectacles par Musa | BilletReduc.com

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Musa

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Théâtre contemporain: Le Maniement des larmes

-Le retour de Nicolas Lambert !
9/10

Peut-on faire du théâtre de tout ? Nicolas Lambert en fait la démonstration éclatante avec, puisés dans l'actualité récente des scandales politico-industriels hexagonaux, des sujets véridiques, des personnages existants ou ayant existé, et des dialogues authentiques à la virgule près. Acteur de son métier, Nicolas Lambert a naturellement choisi une scène de théâtre pour transmettre les résultats de son investigation. Pas de propagande ici, mais un théâtre extrêmement informé qui stimule la réflexion et réveille l'esprit critique. L'acteur met de côté tout commentaire et explication de texte et laisse la parole aux protagonistes qu'il incarne tour à tour avec un impressionnant réalisme. Le comique de l'absurde naît des dialogues échangés, tandis que la mise en scène associant une création lumière pertinente et une musique originale jouée en direct crée, selon l'univers où nous sommes plongés, une ambiance d'excitation médiatique ou une atmosphère mystérieuse et inquiétante. Le rouge armement vient aujourd'hui parachever une trilogie débutée avec un bleu pétrole et poursuivie avec un blanc nucléaire. Parce qu'il n'a pas froid aux yeux, Nicolas Lambert enchaîne les trois spectacles !
# écrit le 22/11/16


Théâtre contemporain: Cockpit Cuisine

-Poésie et grand spectacle
8/10

Apparaissant accompagné de deux déménageurs au milieu d'un dépôt-vente de meubles d'Emmaüs, un homme nous apprend qu'il se trouve en réalité dans le salon d'un aïeul dont il est l'heureux héritier. Avec énergie et force détails, le narrateur nous raconte l'histoire de sa vie tandis que ses comparses - muets, eux - s'affairent dans le bric-à-brac environnant. Les scènes visuelles créées par l'agencement des éléments du décor, transformé par l'effet grossissant d'une caméra portative, et restitué aux yeux des spectateurs à travers des postes de télévision, illustrent de manière parfaitement synchrone les mots du narrateur. On est ébloui par ces effets spéciaux réalisés en direct, tous différents, tous plus originaux et surprenants les uns que les autres, s'enchaînant sans le moindre temps mort grâce à la parfaite maîtrise des acteurs-techniciens. L'enthousiasme atteint son point culminant à la fin du spectacle avec une exploration de la canalisation d'un évier riche en rebondissements et le prélude à un voyage pour la lune, en hommage à Méliès. Alors que les spectacles de marionnettes et théâtre d'objets semblent aujourd'hui s'adresser de plus en plus à un public adulte, celui-ci séduira aussi les enfants qui, en dépit d'un texte volontairement logorrhéique et difficile à suivre (même pour les adultes, d'ailleurs !), apprécieront, je n'en doute pas, ce mariage réussi d'un univers poétique et du grand spectacle !
# écrit le 29/01/15


Théâtre classique: The Tempest

-Tempête revivifiante
8/10

Rôdée aux tragicomédies shakespeariennes - elle a déjà présenté il y a un an dans ce même théâtre "Much ado about nothing" - la compagnie réussit une fois de plus le tour de force de combler aussi bien les lecteurs scrupuleux de Shakespeare que les amateurs de spectacles revigorants. Pour les premiers : la pièce est dite dans le texte par des acteurs anglais authentiques. Pour les seconds : le texte ayant été condensé, sans que rien toutefois ne soit perdu de son essence, le spectacle mené tambour battant ne présente pas la moindre seconde de temps mort. Les scènes ne sont d'ailleurs jamais interrompues, ni par un noir, ni par une pause, les acteurs changeant de personnage en un quart de seconde, leur talent aidant, grâce à l'ajout d'un élément vestimentaire ou d'un accessoire : le jeu des acteurs, sincère et dépourvu de tout artifice, fait ainsi alterner sur scène un Prospéro digne et d'une grande présence, veillant sur une Miranda candide et spontanée, autour de qui gravite un(e) Ariel tout en souplesse et agilité, tandis que Caliban dégage une réelle brutalité contrastant avec l'attitude débonnaire des deux clowns lunaires et attachants qui l'accompagnent. L'atmosphère féérique de la pièce est créée par une utilisation subtile d'instruments musicaux ou sonores (clarinette, percussions, ...). Le dénuement du plateau stimule l'imagination du spectateur ; seul un banc démontable fera de sa planche une échelle pour Ariel, de ses pieds des fardeaux pour Ferdinand ; un large disque vertical en fond de scène, habillé par une superbe lumière aux couleurs changeantes, symbolise le passage du temps jusqu'à ce que l'obscurité, tombant progressivement sur la scène et dans la salle, marque la fin des aventures de nos héros.
# écrit le 13/12/13


Comédie: Le plaisir de l'amour

-Les raffinements du libertinage
9/10

Robert Poudérou est un auteur à découvrir, ne serait-ce que pour ce texte, remarquablement bien écrit, fortement inspiré du style et plus encore de l'esprit, polisson et ironique, chers au dix-huitième siècle. Le spectacle est d'autant plus recommandable qu'il est admirablement porté par une troupe à la hauteur de l'enjeu. Les personnages sont pittoresques et chaque comédien incarne le sien avec couleur et finesse : l'actrice interprétant la femme expérimentée, séductrice et manipulatrice, au centre de la pièce, est impressionante par son charisme et son jeu expressif ; elle parvient, de plus, à créer une relation de complicité avec le public, en multipliant les apartés ; la domestique, naturelle et spontanée, offre une parfaite symétrie avec sa maîtresse ; le jeune amoureux, autant passionné que novice, fait preuve d'une réelle sincérité et nous touche d'autant plus par sa maladresse que ses interventions sont dirigées aussi bien vers ses partenaires que vers le public ; le docteur, enfin, affiche la distinction qui convient à sa fonction tout en nous faisant rire aux moments opportuns par un remarquable sens de la comédie. On écoutera avec plaisir les aphorismes sur l'amour distillés en voix off avant l'entrée en scène des comédiens ; on prêtera en revanche moins d'attention aux musiques de scène qui me semblent peu appropriées à l'atmosphère de la pièce ; mais cet unique point négatif ne remet évidemment pas en cause la grande qualité de l'ensemble du spectacle.
# écrit le 21/03/12


Comédie: La Ronde

-Justesse et simplicité
9/10

Tout l'esprit de la pièce de Schnitzler est merveilleusement restitué dans ce spectacle : la sensualité s'exprime à travers l'enlacement des corps, dès la belle et mystérieuse chorégraphie qui débute et donne sa tonalité au spectacle ; deux thèmes essentiels de la pièce sont intelligemment illustrés par la mise en scène : la répétition, par la succession quasiment à l'identique des après-scènes d'amour sur un même canapé placé opportunément au centre du plateau ; le caractère fugitif des rencontres, par l'arrivée impromptue et le départ des amants par les couloirs latéraux à la salle. Le texte, enfin, est soutenu par de jeunes acteurs formant un groupe cohérent et dont le jeu est souvent remarquable par son naturel.
# écrit le 16/03/12


Concert Lyrique: Mendelssohn : Lieder - Concert conté

-Le concert de lieder comme vous ne l'avez jamais entendu !
9/10

Dominique Hoff a plus d'une corde à son arc : chanteuse, conteuse, musicienne, comédienne, elle déploie tous ses talents, et plus particulièrement les deux premiers, dans un spectacle qui réinvente le concert de lieder ! Original, ce spectacle l'est en effet : le texte du lied est conté avant d'être chanté, et la continuité est si parfaite que le conte, non seulement ne crée pas de rupture, mais nous aide au contraire à pénétrer dans l'univers créé à la fois par le chant de Dominique et le piano de Manon Soavi, à l'unisson de sa partenaire. Rare, le spectacle l'est également, car si les grands classiques, tels que le Voyage d'Hiver, ne sont pas oubliés, une place tout aussi importante est réservée à un répertoire de qualité trop souvent absent des salles de concert. Enfin, le Regard du Cygne, auquel Dominique est fidèle depuis plusieurs années, offre au public et aux artistes une intimité et une sérénité en harmonie parfaite avec le spectacle.
# écrit le 12/08/10


Théâtre classique: L'ingénu

-Divertissement et intelligence
9/10

Une admirable adaptation du conte de Voltaire qui met parfaitement en relief le cynisme et la cruauté des gens de cour. Les acteurs sont brillants et le jeu très rythmé (trop, peut-être). On est subjugué par l'utilisation de l'espace et ébloui par de superbes idées de mise en scène : la symétrie des tableaux mettant en jeu d'un côté l'ingénu, de l'autre sa marraine ; cette dernière s'offrant à son "protecteur" en disparaissant derrière le rideau de fond de scène. On peut simplement regretter que certains aspects du conte, comme l'exceptionnel épanouissement intellectuel de l'ingénu au coeur de sa cellule, ne soient pas suffisamment explorés. Mais la durée d'un spectacle suffit difficilement à traiter dans sa totalité un texte aussi dense.
# écrit le 08/06/09 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com


Comédie: Le Misanthrope et l'Auvergnat

-Essai non transformé
5/10

Après une première scène originale et dynamique, le spectacle s'essoufle principalement car le contraste entre les deux principaux protagonistes n'est pas suffisamment marqué. Cependant, on prend plaisir à découvrir sur scène une compagnie jeune, sympathique et généreuse.
# écrit le 08/06/09 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com


Comédie satirique: Les 7 jours de Simon Labrosse

-BD cruelle
9/10

Les situations loufoques et les métiers improbables que Simon s'invente pour chercher à exister nous plongent immédiatement dans un univers de bande dessinée. Mais la comparaison s'arrête là, le texte décrit une société impitoyable, un jeune homme désespéré au bord de la folie, et disons-le tout de suite, le happy end tant attendu, surtout en ces périodes de spectacles familiaux et consensuels, n'est pas au rendez-vous. La pièce est véritablement portée par l'acteur incarnant Simon. Son dynamisme donne tout son rythme au spectacle, il est à la fois drôle et émouvant avec ses mimiques, sa voix et sa maladresse d'adolescent. Mais il est aussi excellement entouré : Nathalie et ses irrésistibles grimaces, Léo et son attitude tantôt débonnaire, tantôt agressive, les deux formant également un couple parfait lorqu'il s'agit d'interpréter les personnages de la vie de Simon.
# écrit le 22/12/08 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com


Comédie: Samuel dans l'ile

-Simplicité et intelligence
8/10

A la fin de la seconde guerre mondiale, des circonstances extraordinaires contraignent un juif et un officier allemand à vivre ensemble à huis-clos. « La solitude à plusieurs est la pire des choses », et elle l’est d’autant plus quand elle réunit deux ennemis héréditaires. La cohabitation s’annonce funeste dès le départ. Pourtant, la solidarité forcée entre les deux protagonistes fera naître tolérance, compréhension, et l’humanité finira par prendre le dessus. Pour parler d’un sujet au combien difficile et délicat, Jean-Claude Deret choisit avec bonheur la simplicité. Il crée un personnage de juif savant et philosophe qui désamorce aussitôt par un trait d’humour ou d’ironie l’effroi provoqué chez le spectateur par les commentaires abjects de son voisin. La perte irréparable de celui qui a perdu les siens est traduite avec intelligence et simplicité par le souvenir, ou l’esprit, du fils disparu de notre héros juif, qui se manifeste à travers les notes de son violon. Enfin, Jean-Claude Deret ne s’est pas contenté de composer une pièce intelligente sur un sujet difficile, il a aussi apporté un soin particulier au style, et son écriture est magnifique. Sur scène, Jean-Claude Deret incarne un personnage très attachant et joue avec une aisance et un naturel remarquables. Yvon Carpier semble un peu moins à l’aise avec un rôle d’officier allemand difficile à jouer, mais il reste cependant tout à fait crédible.
# écrit le 11/02/06



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