En langue des signes et en langue française, un théâtre tout en gestes, mouvements, déplacements, situations, à la lisière du cinéma, ou du kabuki !
Mettre en scène Beckett, aujourd'hui, c'est rendre compte de la modernité, de l'originalité de cet homme et de son influence fondatrice dans l'histoire du théâtre du XXème siècle, mais ...sans oublier le XXIème. (Que devient le Revox de La dernière bande en 2007 ?)
Une question se pose alors : comment réussir à oublier tout ce qu'on sait du théâtre de Beckett ?
Nous avons choisi de témoigner de sa vie et de sa mélancolie.
Le spectacle dresse le portrait d'un personnage qui pourrait ressembler à Samuel Beckett, de l'enfance à la mort et qui ne se séparerait jamais de Dante.
L'homme alors enfermé dans un univers de contraintes, trouve quelques signes dont le metteur en scène s'empare pour créer du jeu :
Dans " Actes sans paroles1 ", l'acte de l'enfance, le personnage réfléchit 33 fois, et il y a trente-trois chants dans le Purgatoire de Dante...
La réflexion comme première proposition de jeu, Dante comme outil poétique et la langue des signes comme moyen d'expression. v
Ainsi dans cette première partie, la langue des signes et la musique de Pierre-Jules Billon et Yvan Roussel, résonnent entre elles. Une musique pensée comme le rêve de Dante vu par un enfant.
Mais chez Beckett, le Purgatoire ne s'ouvre pas sur le Paradis :
Nous sommes au XXè siècle, celui de l'après Auschwitz.
Nous sommes dans l'acte 2, celui de la maturité... Une question émerge :
Déjà morts, encore vivant ?