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Théâtre /Marionnettes
Dans une sorte de huis-clos ouvert sur le monde extérieur, un homme séquestre sa victime, Stan. Nous sommes face à un interrogatoire violent qui sert de prétexte au bourreau pour se faire artiste d'un crime offert à la curiosité de la société.
Parfois les rôles de bourreau et de victime s'inversent sans qu'on s'en aperçoive, l'identité des personnages est fragile. Chacun cherche à recoller les morceaux d'une histoire éclatée qui se perd entre fantasme et réalité. Cette situation est portée par une écriture forte, empreinte de répétitions, et qui, à l'image de l'identité des personnages, se cherche dans un débit incisif.
Une marionnette, Stan, est attachée sur une table. Un homme la surveille et la guide jusqu'à la rendre vivante, tantôt en dictant ses paroles, tantôt en la filmant. Tout comme lors d'un interrogatoire, l'attention est centrée sur la victime en papier. La lumière est braquée sur elle. Les autres éléments à la temporalité décalée (caméra, machine à écrire, télévision) gravitent autour de la table, théâtre de l'action.
L'association entre les esthétiques marionnettique et théâtrale ouvre des possibilités, des réponses scéniques, qui permettent d'exprimer la complexité et la richesse du texte.
En effet tout pourrait n'être qu'une fiction, un scénario écrit par le personnage de l'homme, " Monsieur ", et perpétuellement réécrit. Son but est de créer l'oeuvre parfaite, ultime, le Big Shoot.
Stan, la victime, le personnage de papier, fragile mais parfois insoumis est au centre du jeu mené par Monsieur. Ce dernier enquête sur une affaire à la solde d'une mystérieuse identité extérieure : " Les gens ". Peut-être cherche-t-il à rassembler les bribes d'une vie éclatée, à l'image de celle de chacun, surveillée par un système auquel il est lui-même soumis ?
L'espace qui l'entoure est isolé et sombre. Il n'en est pas moins organisé, rien n'est en trop mais jamais rien ne manque. Tout est là (machine à écrire, vidéo) pour saisir le moment qui permettra d'achever l'oeuvre.
Auteur : Koffi Kwahulé
Artistes :
Adrien Béal, Solène Briquet
Metteur en scène : :
Lélio Plotton
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Pour un Public adulte
Comédie dramatique
Langue :
français
Durée : 70 minutes soit
01h10
Dans la même salle :
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