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Blik, c'est une recherche de l'expression authentique de ces chansons,
souvent véritables poésies, dont le propos est tour à tour engagé,
sombre, drôle ou empli d'espoir.
C'est un désir, un besoin de faire
exister ces musiques marquées par l'histoire et l'exil. C'est une
mémoire nécessaire, et surtout vivante. C'est le désir de réunir autour
de ce patrimoine, celui des cultures juives et slaves, un public
hétéroclite, de toucher l'identité et les racines de chacun.
La voix tout d'abord, qui d'emblée porte la mélodie, mais pas
uniquement. Telle la voix du conteur, celle de la chanteuse emmène le
récit à travers une réelle interprétation, construite autour du phrasé
et du timbre, pour faire vivre le texte à la croisée de la musique et de
l'histoire racontée dans la chanson.
Souvent méconnue des musiques juives, la guitare fut surtout associée
aux musiques des Balkans et aux musiques tsiganes. L'intégrer dans la
musique des klezmorim permet de souligner les liens artistiques qui se
tissèrent entre les Roms et les habitants d'Europe centrale. Les
ressemblances des langues, les similitudes musicales une même approche
de la musique orale, des mélodies apprises d'oreille, un rapport commun
à l'improvisation disent aussi la proximité des Hommes et des peuples...
Le oud, qui évoque dès les premiers sons la Méditerranée, la Grèce et la
Turquie, peut sembler bien loin de l'univers glacé des steppes
sibériennes. Et pourtant, le oud, " balalaïka douce " ayant, comme la
balalaïka russe, des cordes nylons permettant à l'instrumentiste une
grande précision mélodique au service de la musicalité, révèle lui aussi
les rencontres auxquelles participèrent ces deux formes de luth, entre
Orient et Occident, entre musiques sépharades et musiques européennes.
L'accordéon devint un instrument typique de la musique klezmer à partir
du XIXème siècle. Celui dont joue Thierry Bretonnet est un accordéon
chromatique à basses libres, offrant la même tessiture qu'un piano, doté
donc d'une immense palette harmonique. C'est également un instrument
mélodique. Une double richesse expressive incitant à parcourir les
registres musicaux.
La place que la contrebasse a conquise dans la musique klezmer vient
probablement de Transylvanie, où elle a peu à peu remplacé les
violoncelles. Pilier rythmique, discrète et massive, c'est
l'instrument-racine, qui donne son assise à la musique, la relie à la
terre tout en lui donnant son relief. Elle joue à la fois de la rondeur,
de la chaleur du son et de son rôle de percussion.
Grâce à cette formation musicale, Blik possède donc un grand terrain
d'exploration. Servi également par un important travail d'improvisation,
nourrissant une grande qualité d'écoute entre chaque musicien, une
richesse rythmique due aux multiples propositions des uns et des autres
afin de trouver un son propre et original, tout en s'appuyant sur
l'authentique tradition klezmer (notamment par le travail autour des
rythmes des danses traditionnelles – Nigun, Freylekh, Bulgar, Terkish,
Sirba, Sher, Taksim, Doina...). Une tradition que l'on retrouve fortement
dans les morceaux instrumentaux, mais qui ne se ferme jamais, bien au
contraire, aux apports d'autres musiques, d'autres influences,
principalement le jazz, le classique et le tango.
Artistes :
Noëmi Waysfeld au chant, Florent Labodinière à la guitare et au oud, Thierry Bretonnet à l’accordéon et Antoine Rozenbaum à la contrebasse
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Pour Tout public
Concert
Langue :
russe
Durée : 70 minutes soit
01h10
Dans la même salle :
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