une percutante langue populaire montmartroise. véritable chant profond de la pauvreté, de la misère, et de l'exclusion, d'une modernité alarmante.
jehan-rictus les soliloques
adaptation théâtrale de serge dekramer des soliloques du pauvre
mise en scène et choègraphie michèle lazès
musique katiaryna zakryzheuskaya
lumières bogdan palie
dans ces poèmes, o combien visionnaires de j rictus, le pauvre, pétri d'émotion, chancelant, truculent, révolté, désarmé, incarne l'homme mythe, le christ raté en humanité, jésus se promenant sur les trottoirs de la misère, comme encore aujourd'hui. ce pauvre, nous fait traverser le miroir de l'âme, ironiquement dressé devant rictus, en pleine rue, où la mort , éternelle fiancée et fille de la commune, de rouge et noir vêtue, lui prend la main tout au long de cette traversée, pour l'asseoir sur le banc public du désespoir et le conduire sur l'autre rive, dans un des poèmes les plus bucoliques, sourire au lèvre, épuisé de n'avoir pas vécu