Le jour de Pâques, jour de résurrection, un couple décide de transgresser les normes et s'adonne à un rituel sadomasochiste, incarnant volontairement le rôle de victime et de bourreau.
Dans les abysses de leur nostalgie, de leur amour, ils deviendront matricide, parricide et se suicideront.
Ce jeu extrême n'est-il pas là pour dénoncer, décrypter, l'insupportable pouvoir fasciste ordinaire pour transcender la soumission des peuples violés, torturés, sacrifiés, enfermés, pour ne pas avoir à être le soldat à qui on donne l'ordre de tuer.
Trois personnages : Homme, Femme, Fille - fille qui sera le vague témoin du suicide du narrateur. Cette pièce est une tragédie grecque, une ode à la différence.
Quelle est la place du "différent" dans une société qui fait de la normalité une sorte de théologie ? La mort est-elle habitude à la répression, conduit-elle à une vie de résignation et de culpabilité. Orgia enseigne en quelque sorte à faire un bon usage de la mort. Pier Paolo Pasolini