A l'origine de Rayahzone , il y a le souffle de la musique soufie, simple dans son économie - voix, claquements de mains et percussions - et complexe dans son architecture rythmique Constitutive de l'identité musulmane, elle en a de tout temps accompagné les avant-gardes.
De cette ivresse spirituelle et sonore, Ali et Hedi Thabet, nés en Belgique d'un père tunisien et d'une mère belge, ont gardé des sons, des rythmes. Formés tous deux à l'école du cirque, ils collaborent notamment avec Mathurin Bolze, Sidi Larbi Cherkaoui... et trouvent leur épanouissement artistique entre danse, jeu et cirque. Comment intégrer la musique soufie, musique de tradition, au sein de la scène contemporaine ?
Dans cette création, Ali et Hedi ont imaginé une dramaturgie mettant en scène trois personnages correspondant chacun à une entité : la mort, la folie et la raison. Tel le vent, la musique les agite et les met en mouvement. Elle est interprétée sur scène par quatre chanteurs et musiciens professionnels, qu'accompagne le pianiste Sofyann Ben Youssef, dans des improvisations presque jazzistiques autour d'une structure thématique. Rayahzone se veut pont tendu entre le corporel et l'immatériel, entre la sensualité et la spiritualité.
Artistes :
Ali Thabet, Hedi Thabet, Nicolas Vladyslav, Mehdi Ayechi, Sofyann Ben Youssef, Mourad Brahim, Walid Soltan, Nidhal Yahyaoui