Lerry est une très belle duchesse qui garde à l'intérieur de son château un groupe de clandestins qu'elle refuse de livrer à la police et au Ministre de l'immigration.
Motivée par l'amour charnel qu'elle éprouve pour " ses petits anges ", comme elle les appelle... Et ceci même si l'un d'entre eux est accusé d'être un dangereux terroriste.
Tout cela se passe dans un dortoir squatté - qui fut aristocratique ! - transformé en capharnaüm. Au centre, un luxueux lit à baldaquin, très détérioré.
Il s'agit du dernier texte écrit par Fernando Arrabal et qu'il a confié à Marcos Malavia pour sa première création en France. Le Château des Clandestins est un théâtre fou, brutal,
joyeusement provocateur... Il hérite de la lucidité d'un Kafka et de l'humour d'un Jarry, il s'apparente à Sade ou à Artaud. Mais Arrabal est sans doute le seul à avoir poussé la dérision aussi loin.