Malgré l'interdiction du roi " Créon " d'enterrer Polynice, Antigone, fidèle à ses dieux, va braver le pouvoir du roi.
En allant recouvrir elle-même le corps de son frère qui pourri au soleil. Fou de rage et sans écouter personne, Créon la condamne à être emmurée vivante. La tragédie est en marche, Telle une tauromachie, la mort est pour les protagonistes la seule issue possible.
" ...Parce que je survole un texte célèbre, chacun croit l'entendre pour la première fois " disait Cocteau.
Quand je me suis attaqué à la mise en scène de ANTIGONE de Cocteau, ce sont ces films que j'avais vu enfant qui me son revenu en mémoire. (La Féerie qui côtoie la mort.) C'est pourquoi, j'ai voulu que mon Antigone revenant du pays des morts vienne nous raconter son histoire en traversant le miroir du temps. Pour moi, comme dans une corrida : il y a le matador : Créon, le taureau : Antigone, et le peuple qui est là, témoin de l'inéluctable. La danse de la vie et de la mort peut commencer.