" C'est grâce aux interprètes qu'un répertoire continue d'exister ; encore faut-il savoir le
réinventer, le colorer à sa manière, le rendre singulier, se le réapproprier en somme. Cela n'est possible
que si les interprètes sont à leur tour créateurs et qu'en tant que tels, ils prennent la liberté
d'interpréter, au sens propre d'être un intermédiaire entre l'oeuvre et le public. Après avoir chanté
Barbara, Annick souhaitait se frotter au magnifique répertoire de Ferré hors des sentiers battus en
laissant libre cours à son expression vocale d'un naturel confondant tout en nous restituant les textes
du grand Léo dans un phrasé réconciliant avec bonheur mots et mélodies. La mélodie est un fil que
David, accordéoniste chercheur et novateur ne perd jamais sans s'interdire d'user avec liberté de son
sens du rythme et de l'harmonie qui fait ici merveille pour habiller autant qu'enrichir les musiques de
Léo Ferré ".