A une époque où l'on veut du festif, de l'apaisement, de l'espoir en barres, on écoute le quatrième album de Bertrand Louis.
Un opus inconfortable, construit comme un thriller dont le sombre héros va inéluctablement commettre l'irréparable. Ce nouvel album fait l'effet d'un coup de poing. C'est trouble, c'est noir, couleur d'" abîme " et d'" ennui ".
La majeure partie du disque a été enregistrée à Bruxelles par Rudy Coclet (l'ingé son d'Arno).
On y entend les batteries lourdes d'Amaury Blanchard, les guitares tranchantes de Geoffrey Burton (le guitariste d'Arno) et l'utilisation originale des sons de piano préparé façon John Cage.
Les textes mélangent comme à l'habitude, citations littéraires, slogans publicitaires, mais avec cette fois un côté plus cru et plus radical.
On notera également la mise en musique d'un poème de Houellebecq "Hypermarché novembre" qui clôture l'album d'une manière admirablement glauque.
Elsa Kopf est une chanteuse, auteur compositeur, qui apprivoise à travers
sa voix et ses textes la douceur de la folk et l'efficacité de la pop,
qu'elle s'amuse à revisiter sans cesse avec grâce et légèreté, mélancolie
et finesse...
Née d un père allemand professeur de langues et d une mère parolière pour
des grands noms de la chanson française (Zazie, Maxime Le Forestier,
Calogero, Cookie Dingler), Elsa Kopf a grandi entourée de chansons et
de musique.
C'est donc tout naturellement qu'elle fredonne et invente des chansons
depuis son plus jeune age.