Les contes d'Ahmed Hafiz nous invitent à regarder autour de nous, maintenant.
Contes de l'ordinaire et de l'extraordinaire entre légendes urbaines et récits du quotidien.
Un mélange déjanté, d'humour décalé et d'autodérision.
Ses personnages sont drôles, tendres et pathétiques, aux prises avec l'adversité, l'injustice, l'absurde et le dérisoire.
Avec humour, naïveté et tendresse, ils essaient de trouver une solution à leurs problèmes.
C'est drôle et tellement vrai.
Dans Viva l'Azouza (Vive la vieille), avec le personnage de Momo qui doit emmener sa mère à l'hôpital, il n'hésite pas à dénoncer avec drôlerie le tourisme de masse, l'intégrisme, la répression policière et les folles superstitions.
On reste suspendus à ses lèvres, tout comme à écouter sa nouvelle version de Cendrillon, où la jeune fille rêve à présent d'une robe Gucci et des chaussures de Céline Dion pour se rendre à une surprise-partie.
Le comédien est pourtant un autodidacte, révélé sur le tas et sur le tard (il y a à peine trois ans).
Hafiz conteur comédien né sous le soleil de Tunisie, mention spéciale du jury au Festival du Conte de Chiny 2005.