Deux voix parmi les plus singulières du jazz contemporain ne font pas que bousculer les lignes.
Il n'a pas fallu longtemps pour que l'association, au départ perçue comme curieuse, des deux saxophonistes Dave Liebman (considéré comme l'un des plus grands stylistes du soprano et fondateur du fameux quartet Quest, formation dominante des années 80) et Ellery Eskelin (libre-penseur révélé par le Baron Down de Joey Baron, figure phare de l'écurie suisse Hatology) devienne une évidence.
Au-delà de leur parenté esthétique, et bien que séparés par une génération, Liebman et Eskelin cultivent des liens de longue date : le premier fut le professeur du second au début des années 80. Ces deux-là se connaissent si bien que chacun sait de quelle façon stimuler et faire naître le meilleur de l'autre.
Continuant à réduire l'intervalle ténu entre free jazz et post bop, le quartet s'appuie sur la rythmique souveraine de Jim Black, l'un des plus grands batteurs américains actuels, compagnon de route d'Eskelin, et de Tony Marino à la basse, pilier des formations de Liebman. Incroyablement complémentaires, liés par une mutuelle intuition pour les harmonies spontanées et mus par le désir d'explorer le potentiel infini du format du quartet à deux saxophonesbr> Elles les transcendent...
Dave Liebman : saxophones Ellery Eskelin : saxophones Jim Black : batterie Tony Moreno : c.basse