Roy Ayers a passé toutes ses vies musicales à brouiller les pistes, abattre les cloisons et élargir les esprits.
Roy Ayers
Un peu réductrice que cette étiquette de " parrain de l'acid jazz "...
Derrière son vibraphone ou son microphone, Roy Ayers a passé toutes
ses vies musicales à brouiller les pistes, abattre les cloisons et
élargir les esprits. Sans doute les effets du soleil de sa
Californie natale où après avoir fait ses classes sur la scène
purement jazz aux côtés de géants (Phineas Newborn, Herbie Mann,
Hampton Hawes), il s'est ouvertement tourné vers des sonorités plus
groovy aux commandes notamment de son groupe Ubiquity. C'est dans ce
sensuel no man's land mêlant soul, jazz et funk que Roy Ayers
continue à creuser son sillon si personnel, maintes fois copié (et
même samplé !) mais jamais égalé. Une philosophie hédoniste résumée
dans son tubesque Everybody Loves The Sunshine de 1976.
1re partie
Chlorine Free
Sans chlore mais avec du groove ! Un groove jazz funk hérité des
Headhunters d'Herbie Hancock mais propulsé vers des éthers électro
et hip-hop. Pour arriver à ses fins, Chlorine Free déballe
rythmique maousse, claviers jouissivement vintage (Rhodes, Clavinet,
synthés), scratch incisif et cuivres choisis (flûtes et trombones).
Emmené par le bassiste Virgile Lorach, le groupe peut ainsi slalomer
avec aisance entre funk fusion 70's et textures bien contemporaines.
Une révélation.
Yann Clery, flûte
Pierre Faure, trombone
David Monet, clavinet, synthétiseur
Romain Clerc-Renaud, Fender Rhodes
Doc Jones, platines
Virgile Lorach, basse
Michel Escande, batterie