Nous avons détesté chaque minute de ce spectacle. L'idée initiale de trois voix et trois langues - qui aurait pu être très intéressante - se perd dans une mise en scène bruyante et désordonnée. Les cris, les enchevêtrements des textes nous ont laissé au bord de la nausée. Que les actrices aient pointé pendant de longues minutes leurs revolvers sur nous, l'audience, tout en hurlant n'a fait que renforcer ce sentiment de grand malaise. Si l'intention de l'auteur était (peut-être ?) d'attirer l'attention sur des sujets essentiels (la violence contre les femmes par exemple), ils ont été complètement submergés par d'autres thèmes absurdes et vulgaires (était-ce une vengeance amère de l'époque #metoo par un auteur frustré?). Et que dire des dernières 20 minutes durant lesquels des dizaines de litres d'eau sont gâchés sans créer aucun effet sur le public, à part l'énervement. Nous étions trop nombreux, les uns sur les autres, littéralement. Même pas une buvette pour noyer notre déception. Fortement déconseillé à qui n'est pas un amateur de théâtre expérimental (en était-ce seulement?)
Comment traduire les vertiges et les contradictions qui peuvent saisir l'âme humaine alors que la fin approche ?
Le spectacle s'ouvre sur trois instants de vie, très concrets, qui pourraient n'en être qu'un : l'attente anxieuse d'une réponse à un message SMS, la peur d'un conjoint qui a peut-être deviné la trahison de son épouse, un règlement de compte entre une fille et son père...
Trois êtres en implosion dans trois situations explosives. Un seul texte dit par trois femmes. Des femmes multiples, plurielles.
Le texte de David Mambouch est vif et incisif, une descente en schuss qui s'accélère.
La performeuse britannique Alwynne Pritchard, l'actrice Anne Ferret et la danseuse Laura Frigato lui donnent corps avec éclat.
La mise en scène de Philippe Vincent suit cet emballement, portée par une rythmique inspirée de la musique de Steve Reich, It's gonna rain,la gamme de Shepard ou encore eternal accelerando de Jean-Claude Risset.
La pensée des personnages s'exprime sous tension et les voix qui vous parviennent vous disent toutes la même chose : vous êtes à la fin d'un monde, la fin de leur monde.
Une oeuvre, non pas sur la fin de la civilisation, mais bien un spectacle de débordement, comme une vague, une goutte d'eau qui déborde au milieu de milliards d'autres gouttes d'eau...
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Pour un public adulte
à partir de 16 ans
Langue : français
Trois êtres en implosion dans trois situations explosives. Un seul texte dit par trois femmes. Des femmes multiples, plurielles.
Le texte de David Mambouch est vif et incisif, une descente en schuss qui s'accélère.
La performeuse britannique Alwynne Pritchard, l'actrice Anne Ferret et la danseuse Laura Frigato lui donnent corps avec éclat.
La mise en scène de Philippe Vincent suit cet emballement, portée par une rythmique inspirée de la musique de Steve Reich, It's gonna rain,la gamme de Shepard ou encore eternal accelerando de Jean-Claude Risset.
La pensée des personnages s'exprime sous tension et les voix qui vous parviennent vous disent toutes la même chose : vous êtes à la fin d'un monde, la fin de leur monde.
Une oeuvre, non pas sur la fin de la civilisation, mais bien un spectacle de débordement, comme une vague, une goutte d'eau qui déborde au milieu de milliards d'autres gouttes d'eau...
La distribution du spectacle ✨
Auteur(s) :
David Mambouch
Artiste(s) :
Compagnie Scènes Théâtre Cinéma
Mise en scène :
Philippe Vincent
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