Abraham sacrifiant Centre Culturel Luthérien Cloitre des Billettes Affiche

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Salle
où cet événement eut lieu :
Centre Culturel Luthérien Cloitre des Billettes, 75004 Paris


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Un ange annonce à Abraham qu'il doit sacrifier son fils Isaac...

Abraham sacrifiant et le théâtre français en 1550.
Lorsque Théodore de Bèze écrivait son " Abraham sacrifiant ", le théâtre français était à un tournant important de son histoire. Depuis le Moyen-âge étaient représentés des Mystères, des Passions ou des Miracles, donnés devant les églises, que complétait un répertoire de farces, plus ou moins grossières.

Les mystères étaient extrêmement longs, certains, comprenant plus de 30000 vers, occupaient parfois plus d'une vingtaine de soirées. Un édit royal les interdit en 1549.

Fin lettré, professeur de grec, Théodore de Bèze disposait cependant d'un autre modèle : la tragédie des anciens grecs. Une traduction en vers français de l' " Electre " de Sophocle avait été représentée en 1539, et, quelques années plus tard " La jeune fille d'Andros " de Terence avait été également donnée en traduction française.

On ne s'étonnera pas si " Abraham sacrifiant ", la première tragédie française, a été conçue, dans sa structure, mais aussi dans sa durée (1100 à 1300 vers), à l'imitation des tragédies grecques. Par la suite les tragédies qu'on représentera en France jusqu'au début du XVIIème siècle s'allongeront progressivement (les Juives de Garnier comptent plus de 2600 vers), mais conserveront la structure d'alternance des scènes dramatiques et des scènes de choeur, qui sera abolie par Rotrou et Corneille au profit de la tragédie classique.

Pour la première tragédie française, Théodore de Bèze choisit naturellement un sujet dans l'ancien Testament. Mais " Abraham sacrifiant " n'est pas seulement une création esthétique, imitée des anciens, c'est, dans des termes souvent couverts, une oeuvre de propagande calviniste, qui sera publiée à plusieurs reprises durant la 2ème partie du XVIème siècle, pour pouvoir circuler sous le manteau en France, où elle était naturellement interdite. L'obéissance aveugle d'Abraham aux commandements de Dieu, le personnage de Satan, personnifié par un ecclésiastique catholique sont les éléments les plus visibles de cette fonction de propagande.

" Abraham sacrifiant " n'a guère été représenté au théâtre, sauf sans doute à Genève. Par contre des représentations ont été régulièrement données dans les temples protestants depuis le XVIème siècle jusqu'à nos jours.

Théodore De Beze (1519-1605)
Issu d'une famille noble, Théodore de Bèze fit ses études à Orléans et à Bourges, menant joyeuse vie et écrivant même des poèmes libertins qu'il reniera ultérieurement. Initié aux idées de la Réforme par l'humaniste allemand Melchior Wolmar, il se convertit en 1548, après une grave maladie.
Il s'enfuit à Genève l'année suivante et est condamné à mort en France. Calvin lui trouve un poste de professeur de grec à Lausanne et en 1550 il écrit " Abraham sacrifiant", créé la même année par des élèves du collège, à l'occasion de la fête de fin d'année scolaire.

En 1558, Théodore de Bèze se fixe à Genève, où il seconde Calvin, puis, en 1564, I lui succède à la tête de l'Eglise Réformée. Il voyage beaucoup, prêchant la Réforme dans toute la France, participant activement aux guerres de Religion.
Il termina la traduction en vers français des Psaumes, commencée par Clément Marot, et écrivit de nombreux pamphlets dirigés contre l'église catholique.

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Pour Tout public

Lecture / Poésie / Contes

Langue : Français
Durée : 75 minutes soit 01h15





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