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Les femmes de barbe bleue Lavoir Moderne Parisien Affiche

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Les femmes de barbe bleue
du mercredi 3 octobre 2018
au dimanche 21 octobre 2018


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Dès 10,95€/pers Frais de Réservation
inclus

Les femmes de barbe bleue

de Juste avant la compagnie , mis en scène par Lisa Guez

Lavoir Moderne Parisien, Paris

2 critiques

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AliBarnich Inscrite Il y a 1 semaine 1 critique  
Utile: Oui Non
-Pièce décoiffante
7/10

Barbe-bleue est un écrit contemporain autour de la légendaire histoire. Son héros est touchant et terrifiant. Les acteurs et actrices se donnent dans le jeu et assument les mots de Deha Loher, à voir !
# écrit Il y a 1 semaine


jeeepeee Inscrit Il y a 5 ans 3 critiques  
Utile: Oui Non
-Fascinant et virtuose
10/10

D'abord, c'est l'ennui. Ensuite c'est l'envie. Et tour à tour les sept péchés capitaux qui les perdront. Car, on se demande comment ces femmes se sont laissées séduire au prix de leur vie. Cette pièce les met en scène de façon brillante, et chacune raconte, nous explique et l'on comprend mieux que le danger fait partie du jeu de la séduction. Comme des gamins tournant autour de la maison hantée du village. Ces femmes se jettent dans la gueule du loup. Mais il n'y a pas d'avertissement dans le chant des sirènes. Ce conte pour adulte nous rappelle la complexités des rapports humains et met en exergue le désir et ses contradictions du point de vue féminin. Dans un monde où les loisirs sont partout, que l'émotion instantanée remplace les sentiments, il ne reste plus beaucoup d'occasion de se sentir vivant. Que le shoot d'adrénaline que provoque l'attirance sexuelle, la séduction, le don de soi, la possession, le besoin d'être possédée. Présenté de façon originale et avec autant d'humour que de tendresse, de sensualité que de cruauté, avec féminité, mais sans féminisme, nous voyons des portraits de femmes qui se dévoilent telles qu'en elles-mêmes, sans fard ni faux-semblant. Évoquant leur inclination pour les hommes bruts et virils, ténébreux et taiseux. . Mais prodigue et généreux pour leurs plaisirs et expert pour rendre ses femmes folles de désir. Pas des portraits de victimes, donc, mais des actrices de leur propre malheur qui essaient par delà le trépas de dénouer l'écheveau des circonstances qui ont causé leur perte, de comprendre où la situation leur a échappé. Cherchant le point de bascule où elles auraint dû, fuir, répondre, se taire, esquiver, dire non, reprendre le contrôle. Comme un exorcisme des rapports femme/homme qui nous rappelle que ce monde de séduction n'est pas si manichéen que l'on voudrait croire. La mise en scène brillante nous place au sous sol d'un manoir inquiétant, dans une pièce où il est interdit d'aller... Les comédiennes sont parfaites, elles incarnent la situation et s'écoutent, se répondent s'encouragent, comme des joueuses d'une équipe de volley (dans la forme pas dans le talent). Elles nous parlent en se parlant. Ce qui se passe dans le coeur des femmes nous est livré comme pour nous montrer que ce n'est pas très différent de ce qui se passe dans le coeur des hommes. Ce n'est pas une morale niaise des contes pour enfants pillés par Disney, c'est une leçon de vie qu'il faut en tirer, un carpe diem rock&roll "court, sans sucre, comme la vie". Cette connivence entre les comédiennes qui passe la frontière de l'avant-scène et atteint l'âme de chaque spectateur, sans que le talent ne se soit brûlé sur les feux de la rampe. Une mise en lumière qui souligne chaque moment, relève chaque situation, pour rendre à ce texte sa force et son imprégnation, les intentions. C'est l'enluminure qui caractérise les textes médiévaux et sacré. Car le sacré est partout dans cette histoire (les 7 péchés capitaux d'abord incarrné par chacun des personnages), mais le merveilleux aussi, la magie et le surnaturel. Comme les limbes dans lesquelles les âmes sont pesées (mais pèsent-il si lourd ce péché de chair ?), ce lieu coupé du monde et pourtant si proche que l'on entend la route, est une métaphore de la mort et de ce que devient l'âme. C'est ausi une métaphore de la vie et de ce que l'on en fait. Pas de paradis pour ces femmes, elles s'y ennuieraient trop.
# écrit le 23 Mai


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