Des actrices et acteurs ( trop jeunes et sans maturité vocale) avec des voix chevrotantes ( à peine audibles à trente mètres...) ou qui n'ont pas de voix (sauf Thésée et Oenone) ...qui ne peuvent s'empêcher à chaque vers de pousser le trémolo comme dans un bon vieux mélodrame du début du cinéma parlant... qui ne savent vraiment pas quoi faire de leurs mains durant toute la pièce... qui se contorsionnent comme des adolescents sans assise et sans aucune confiance... un décor bloquant toute profondeur d'une banalité de mur de hall de gare... un éclairage banal... une Phèdre qui surjoue constamment et qui confond à chaque scène petites pulsions d'entre-cuisses avec l'Amour à mort d'une héroïne tragique... on rigole d'ailleurs souvent dans le public !! et c'est un comble pour LA pièce incarnant le mieux LA Passion (revoir au moins la version de Patrice Chéreau avec Dominique Blanc) ... Bref une mise en scène ratée – deux heures d'ennui – dirigée par Brigitte Jacques-Wajeman qui a semble-t-il perdu le feu sacré et qui nous livre une Phèdre bien surgelée...
Un premier, un unique regard et, tel un alien, l'amour s'introduit dans les corps, s'en empare et les déchire comme le monstre qui tuera Hippolyte.
Écrite en 1677, Phèdre est la dernière tragédie profane de Racine, la plus célèbre, la plus mystérieuse. Une nouvelle fois il choisit un sujet de la mythologie antique. Il y explore l'événement absolu qu'est le surgissement de l'amour et les métamorphoses psychiques et physiques qu'il opère. L'amour, monstre naissant et dévorateur.
Thésée, roi d'Athènes et de Trézène, héros de la Grèce, pourfendeur de monstres, a disparu. Dans le palais déserté, Phèdre, épouse de Thésée, se meurt d'un mal mystérieux. OEnone, sa nourrice, la voyant s'éteindre, veut connaître la raison et lui extorque l'aveu de sa passion pour Hippolyte, le fils de Thésée. Epuisée par un combat de plusieurs années contre cet amour adultère et incestueux, Phèdre aspire à mourir. Hippolyte, quant à lui, aime Aricie, la seule femme interdite par son père. Cet amour l'obsède. On annonce soudain la mort de Thésée...
Dans une salle du palais de Trézène qui s'ouvre sur une forêt mystérieuse, dans le vertige des alexandrins, Brigitte Jaques-Wajeman (Polyeucte) met en scène ce que Racine ose montrer, la jouissance dans laquelle les corps sont emportés, les effets meurtriers du désir quand il est empêché, quand il ne peut être assouvi, quand l'objet des fantasmes est interdit.
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Pour tout public
à partir de 16 ans
Langue : français
Thésée, roi d'Athènes et de Trézène, héros de la Grèce, pourfendeur de monstres, a disparu. Dans le palais déserté, Phèdre, épouse de Thésée, se meurt d'un mal mystérieux. OEnone, sa nourrice, la voyant s'éteindre, veut connaître la raison et lui extorque l'aveu de sa passion pour Hippolyte, le fils de Thésée. Epuisée par un combat de plusieurs années contre cet amour adultère et incestueux, Phèdre aspire à mourir. Hippolyte, quant à lui, aime Aricie, la seule femme interdite par son père. Cet amour l'obsède. On annonce soudain la mort de Thésée...
Dans une salle du palais de Trézène qui s'ouvre sur une forêt mystérieuse, dans le vertige des alexandrins, Brigitte Jaques-Wajeman (Polyeucte) met en scène ce que Racine ose montrer, la jouissance dans laquelle les corps sont emportés, les effets meurtriers du désir quand il est empêché, quand il ne peut être assouvi, quand l'objet des fantasmes est interdit.
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