Plubel est une pièce pour quatre danseuses, où la choralité se fait outil pour rendre visible ce qui a été caché.
Dans une chorégraphie de groupe où les mouvements se font rythme et mélodie, et en puisant dans de multiples références (depuis les vestales antiques, jusqu'aux choristes afro-américaines en passant par les sorcières médiévales ou encore les mannequins sur leur catwalk), Plubel questionne à la fois la composition chorégraphique et ces figures féminines soit surexposées soit cachées.
De la masse, du groupe, chacune s'extrait individuellement et laisse apparaître son entité propre, comme une possible tentative d'émancipation.
Nous avons passé la majeure partie de notre adolescence en justaucorps, dévoilant certaines parties de notre corps alors que d'autres devaient rester invisibles. Des femmes sans poitrine, un corps que l'on devait maintenir fermement non sexué, caché. Nous faisions des mouvements d'ensemble, avec l'intention que ce soit parfait, ce travail que l'on nomme celui du "corps de ballet" par lequel nous devions toutes passer : celles qui sont derrières et qui mettent en valeur la soliste.
Que voyait-on de nous ? Nos mouvements d'ensemble, parfaitement exécutés ? Ou au contraire les instants où cet ensemble se défaisait, cet instant de l'erreur, du décalage ? Dans une chorégraphie censément de groupe, comment à un moment se crée un solo accidentel, puis quatre soli? Qu'est-ce qui fait que l'une de nous émerge, devient individu, et non plus part ie ntégrante de ce groupe. Jusqu'où la notion de "corps de ballet" nous porte-telle ?
Pour un public adulte à partir de 14 ans
Langue : français
De la masse, du groupe, chacune s'extrait individuellement et laisse apparaître son entité propre, comme une possible tentative d'émancipation.
Nous avons passé la majeure partie de notre adolescence en justaucorps, dévoilant certaines parties de notre corps alors que d'autres devaient rester invisibles. Des femmes sans poitrine, un corps que l'on devait maintenir fermement non sexué, caché. Nous faisions des mouvements d'ensemble, avec l'intention que ce soit parfait, ce travail que l'on nomme celui du "corps de ballet" par lequel nous devions toutes passer : celles qui sont derrières et qui mettent en valeur la soliste.
Que voyait-on de nous ? Nos mouvements d'ensemble, parfaitement exécutés ? Ou au contraire les instants où cet ensemble se défaisait, cet instant de l'erreur, du décalage ? Dans une chorégraphie censément de groupe, comment à un moment se crée un solo accidentel, puis quatre soli? Qu'est-ce qui fait que l'une de nous émerge, devient individu, et non plus part ie ntégrante de ce groupe. Jusqu'où la notion de "corps de ballet" nous porte-telle ?
La distribution du spectacle ✨
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