Un sentiment de vie Théâtre des Bouffes du Nord

8/10 (3 avis)
Théâtre
Un sentiment de vie Théâtre des Bouffes du Nord
8/10 (3 avis)
Théâtre

Comment préserver tout ce qui, dans les grands moments comme dans les gestes dérisoires, nous procure un sentiment de vie ?

Pour tout public Langue : français

La distribution du spectacle ✨

Artiste(s) :
Auteur(s) :
Metteur(s) en scène :

Un sentiment de vie, les avis spectateurs

Voir tous les avis
8/10 (3 avis)

Connecte-toi pour donner ton avis !

8/10
😍 33%
🤗 67%
😐 0%
🙁 0%
  • 7/10

    Fort mais pas totalement accessible

    Les mises en scène les plus sobres sont parfois les plus fortes. Valérie Dréville seule sur ce plateau nu est impressionnante. On est souvent ému par ce texte fort. Toutefois, le texte de Claudine Galea comprend de nombreux passages truffés de références littéraires qui contribuent à le rendre en partie inaccessible.

    Publié
  • 10/10

    Un sommet

    Du grand théâtre. Sur la scène nue et épurée des Bouffes, Valérie Deville s'avance, menue, et déroule. Le pari n'est pas gagné, sa posture est statique, le corps n'est pas athlétique, presque avachi, l'acteur n'apparaît pas tout de suite. Et pourtant..., comme une Pythie se contorsionnant au milieu de fumées ou de mystères entourant l'oracle, sa voix prend, captive, monte en puissance, fascine, mord le public. Car tout le monde s'entend soi-même ou résonne. Elle, c'est voix ventriloque de plusieurs histoires, de plusieurs personnages, pas lointains loin de là , la voix du père, de la mère, de la fille, et, au-delà, de pays respectifs. Le coup de force de ce texte, de cette oraison polyphonique fondamentalement pacificatrice (un flot de mémoire à la Duras , mais avec un solide appétit de vivre) est de faire joindre les histoires à l'Histoire, et de relever nos histoires, très banales dit-on, au même degré de dignité que la grande Histoire. Tous nos gestes deviennent la Geste sous une telle diction, et Valérie Dréville magnifie ce qu'écrit Claudine Galéa, quintessence de ce portrait de soi à la française, de Sarraute à Ernaux, sur le mode propulsant et provocateur de la représentation théâtrale. Petit à petit, le puzzle prend corps, bribes après anecdotes, bout d'airs de Sinatra après flashs à l'hosto, et c'est notre monde qui apparaît, ce " je" fait de nous traversé, et en constant dialogue avec des générations d'histoires. Le "je" est provisoirement et jovialement dépassé dans une rencontre de la fourmilière généalogique, des faits et gestes à double ou triple sens, aux destins en tiroirs, ici ouverts dans une émancipation réparatrice. Mais sans psychanalyste, juste dans la virtuosité d'un texte à l'image de notre complexité et faisant remonter les scories, les césures, les syntaxes, tordues dans tous les sens, et par l'empoignade d'une actrice extraordinaire. Bluffant, bravo à ce brio viscéral.

    Publié
  • 6/10

    Drôle de sentiment

    Cette exploration de la prise de conscience de la vie à travers l'accompagnement d'un père suscite des interrogations profondes. La prestation de la comédienne, inéluctable dans son intensité, est accentuée par une mise en scène sobre qui la laisse seule face au public. Les propos, bien que questionnant, me semblent un peu flous pour engendrer une réflexion véritablement approfondie. En somme, un spectacle qui retient l'intérêt sans toutefois atteindre des sommets de révélation. .

    Publié

Le lieu

Théâtre (~ 500 places) 37 bis boulevard de la Chapelle, 75010 Paris Réserver un parking

Les spectacles dans la même salle

Tu pourrais aimer aussi !