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La grande beuverie Théâtre de l'Ile Saint-Louis Paul Rey Affiche

Séances selon les jours

17h30 21h00
Septembre
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La grande beuverie
du jeudi 27 septembre 2018
au dimanche 30 septembre 2018
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La grande beuverie

mis en scène par Robin Rafoni

Théâtre de l'Ile Saint-Louis Paul Rey, Paris

Attablés dans la plus saugrenue des tavernes, deux mystérieux compagnons de biture immergent le spectateur dans un récit on ne peut plus ubuesque.

Qu'est-ce que La grande beuverie ?

En quatrième de couverture du roman La Grande Beuverie, René Daumal nous laisse comme message fondamental : " Alors que la philosophie enseigne comment l'homme prétend penser, la beuverie montre comment il pense. " Au cours de cette épopée éthylique, le personnage, de plus en plus grisé, plonge dans un abysse sans fond et se retrouve comme un funambule sur la corde sensible de la raison.
La Grande Beuverie est la deuxième oeuvre publiée chez Gallimard en 1938, juste après le Contreciel, recueil de poème reconnu par tous les amoureux du Grand Jeu, de René Daumal. Nous défendons que cette oeuvre datant du XX, venant de tomber dans le domaine public, reste contemporaine au spectateur, tant dans les thématiques, que dans les façons par lesquelles elles sont abordées.
L'adaptation de cette oeuvre regroupe " l'avants propos pouvant servir de mode d'emploi " et la première partie : " les dialogues laborieux sur la puissance des mots et la faiblesse de la pensée ". Cette découpe permet de mettre en évidence le désarroi du personnage face aux autres figures vampiriques de la pensée. Le choix volontaire de réduire le texte à 16 pages, nous permet de mettre en avant la ligne dramatique du personnage (sans doute René Daumal lui-même) au milieu de ce grand vacarme poétique.

Pourquoi adapter ce roman au Théâtre ?
Dès la première lecture du roman de René Daumal, l'univers de cet auteur a jailli des pages. Cet univers à la fois poétique, chaotique et brumeux ; connu de tous par l'expérience de la beuverie, a engendré pour nous la nécessité de le mettre en scène et de le faire connaitre au plus grand public.
Dans cette cacophonie de pensée, il nous est apparu important de souligner et de mettre en avant le caractère humoristique et satirique de ce roman. A l'instar de l'oeuvre En attendant Godot de Beckett, c'est dans les silences que l'on entend résonner les fulgurances du texte. Pour y arriver, le type de jeu choisi par le metteur en scène est celui du témoignage d'un homme gris et celui du clown, en jouant notamment sur la corporalité.
Accompagné d'un Comédien contrepoint, tantôt musicien tantôt personnage loufoque, permet de faire résonner une discussion de sourd durant tout le spectacle et mettre ainsi en perspective la solitude des deux protagonistes. Le spectacle profite d'un accompagnement musical conçu par Charles Mathieu (reprenant les thèmes notamment de la méditation de Thaïs de Jules Massenet). La musique permet autant de confronter ce que disent les personnages avec la situation dramatique que de décrire l'état émotionnel du personnage dans son voyage intérieur. Au cours de cette descente dans les abymes, par une scénographie épurée, le spectateur sera pendant près d'une heure et quart, le témoin des mécanismes humains indicibles.

Scénographie ?

A propos du décor
Le décor est sobre et épuré. Il est composé de deux chaises, d'une table de bistrot, d'instruments de musique, de partitions éparpillées, de livres écornés et marginés de crayonnements multicolores rappelant l'époque de l'oeuvre et d'autres anachronismes.
Des cadavres de bouteilles seront semés autour de la scène. Pour renforcer l'ambiance de l'oeuvre, au deux tiers du spectacle, un kaléidoscope évoquant les fins de soirées ; présent initialement dans le décor, projettera des effets lumineux sur la scène, plongeant le spectateur dans l'atmosphère décadente de La Grande Beuverie.
Un effet olfactif sera également recherché. Ainsi, parmi le petit cimetière de bouteilles évoqué plus haut, une de celle-ci sera ouverte et véritablement rempli de vin rouge.
L'ensemble de ces éléments a pour ambition d'évoquer une certaine déchéance que l'on rencontre dans les milieux artistiques parisiens (encore aujourd'hui). Le décor a pour but de montrer au spectateur le vestige d'une taverne délabrée, où la littérature se résume à des litres et des ratures (voir A. Blondin).
Le minimalisme du décor prend, au fur et à mesure de l'avancée dramatique de la pièce, une symbolique considérable permettant de faire comprendre la pensée de René Daumal et montrer toute la richesse du texte.
Plus qu'une scène représentant une taverne à proprement parler, nous sommes à l'intérieur de l'esprit de l'auteur.

A propos de la musicalité dialectique
Il n'est pas certain qu'il s'agisse d'un dialogue tant la communication est sapée par la mauvaise foi ou la volonté de chaque personnage interprété par les deux comédiens - on ne peut pas non plus dire qu'il s'agisse d'un monologue.
Le personnage musicien ne se contente pas de relater par un simple écho musical, lui aussi est investi de personnages multiples dont certains sont effectivement musiciens mais sans l'être tous, ce qui rend les interactions imprévisibles.

Conclusion

" Je dois conclure là-dessus le grand discours que je vous avais promis sur la puissance des mots. " Ce spectacle rend hommage à l'oeuvre de René Daumal en la recontextualisant dans l'ère actuelle. L'accent est mis sur l'humour et l'empathie pour le personnage principal, cet anti-héros clownesque, mais néanmoins sublime. Le spectateur se laissera avec délectation imbiber par la plume de ce brillant auteur grâce au comédien, emporter par les nombreuses mélodies bouleversantes interprétées par le violoniste, pour un spectacle accessible à tous et savamment orchestré par un metteur en scène passionné. C'est très bien, et ça vaut le coup.


Artistes : Florent Lumbroso, Charles Mathieu
Metteur en scène : Robin Rafoni

Prochaine Séance disponible:
Jeudi 27 Sept. 2018 à 21h00



Pour Tout public

Théâtre contemporain

Langue : Français
Durée : 75 minutes soit 01h15

Lieu:
Théâtre de l'Ile Saint-Louis Paul Rey
Théâtre (~ 80 places)
39 Quai d'Anjou
75004   Paris
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Région : Paris - Ile de France - (75)




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