Une excellente surprise, du début à la fin. Ne nous laissons pas avoir par l'apparente simplicité de la mise en scène et par l'accueil clownesque du public par les acteurs. Ici, tout est théâtre et invite à réfléchir sur ce qui fait l'essence du théâtre, de l'homme et, en un sens, de la vie. Le crâne, c'est celui du public, c'est celui d'Hamlet, c'est celui d'un personnage qui donne sa vie pour quelque chose de plus grand. Ce qui est accessoire, c'est le sens, puisque rien ne fait vraiment sens a priori, avant que toutes les pièces du puzzle ne se mettent en place. Regarder cette (longue) pièce, ce n'est pas seulement se divertir, c'est aussi faire l'expérience de l'Histoire de l'Occupation, et de tout le théâtre lui-même, c'est réfléchir sur l'actualité et la regarder d'un oeil nouveau, c'est penser que l'on va rire pour finir en larmes. Ce n'est pas parfait, c'est humble et parfois maladroit, mais c'est, surtout, à voir.
Inspiré du Théâtre ambulant Chopalovitch, l'histoire d'une troupe de théâtre qui, dans une ville sous l'occupation, débarque pour jouer un cabaret.
Mais les habitants de cette ville sont dépassés par une réalité qui les maintient dans un état de terreur. Entre crimes et humiliations, dans ce contexte, quelle place pour le théâtre ?
"Nous tentons de donner à voir comment, l'espace d'une représentation, l'imaginaire et la création peuvent, potentiellement, nous donner les armes pour affronter le "déluge", même avec une épée en bois. Nous essayons de plonger le spectateur dans notre fiction afin que celle-ci devienne sa réalité le temps d'un soir. Une réalité parallèle dans laquelle l'acte de venir au théâtre et celui de créer seraient clandestins et soumis à un contrôle permanent. Ainsi notre cabaret sera un espace de résistance et de vie furieuse, un endroit iconoclaste, où tout est possible pour raconter notre théâtre et notre temps ; pour être provocateurs, poétiques, assoiffés, impertinents, guerriers, délicats, méchants et purs ; pour faire remuer nos corps dans tous les sens et sans complexe ; pour chanter, danser, faire des acrobaties, produire mille grimaces excessives et nous vêtir de misérables et royales parures, pour poser les questions qui nous agitent, qui nous mettent en mouvement dans un dialogue permanent avec le public."
Igor Mendjisky / Les Sans Cou
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Pour tout public
Langue : français
"Nous tentons de donner à voir comment, l'espace d'une représentation, l'imaginaire et la création peuvent, potentiellement, nous donner les armes pour affronter le "déluge", même avec une épée en bois. Nous essayons de plonger le spectateur dans notre fiction afin que celle-ci devienne sa réalité le temps d'un soir. Une réalité parallèle dans laquelle l'acte de venir au théâtre et celui de créer seraient clandestins et soumis à un contrôle permanent. Ainsi notre cabaret sera un espace de résistance et de vie furieuse, un endroit iconoclaste, où tout est possible pour raconter notre théâtre et notre temps ; pour être provocateurs, poétiques, assoiffés, impertinents, guerriers, délicats, méchants et purs ; pour faire remuer nos corps dans tous les sens et sans complexe ; pour chanter, danser, faire des acrobaties, produire mille grimaces excessives et nous vêtir de misérables et royales parures, pour poser les questions qui nous agitent, qui nous mettent en mouvement dans un dialogue permanent avec le public."
Igor Mendjisky / Les Sans Cou
La distribution du spectacle ✨
Mise en scène :
Solène Castets
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