Le voyage en Chine | Théâtre du Nord Ouest | BilletReduc.com

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Le voyage en Chine Théâtre du Nord Ouest Affiche

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Salle
où cet événement eut lieu :
Théâtre du Nord Ouest, 75009 Paris

Le voyage en Chine

dans le cadre de "L'intégrale Labiche"
Théâtre du Nord Ouest, Paris

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Un mariage secret un père récalcitrant : tout commence et s'achève par un voyage en Chine.

Pompery a deux filles, dont l'une, pendant un voyage à Naples, a été fiancée par sa tante à un officier de marine. Or, Pompery, qui est Breton et entêté, refuse absolument de donner la main de sa fille à l'officier, Henri de Kernoisan, qui, en sa qualité de Breton, est aussi entêté que lui.

Le Voyage en Chine est un opéra-comique en 3 actes d'Eugène Labiche et Delacour, musique de François Bazin, représenté pour la 1re fois à Paris sur le théâtre de l'Opéra-Comique le 9 décembre 1865.

L'entêtement breton est célèbre, mais M. Pompery dépasse de beaucoup en obstination tout ce qu'on a pu conter sur l'opiniâtreté des fils de l'Armorique.
Pompery ne cède sur rien, n'admet pas de réplique, et lutte jusqu'à l'absurde même contre la résistance des choses inertes. Un jour il a manqué se laisser cuire vif dans un bain, comme un faux monnayeur au moyen âge, parce que le robinet d'eau chaude ne pouvait pas se fermer, et qu'il préférait être ébouillanté à sortir. Il aurait eu dans sa baignoire le sort d'un homard, et se serait cardinalisé à la coction s'il n'eût été retiré à temps par un jeune homme, que depuis il appelle son sauveur.
Pour un caractère ainsi fait, jugez de l'aversion qu'il doit avoir à l'endroit de M. Henri de Kernoisan, un jeune officier de marine, qui, sans son agrément, s'est permis de se faire aimer de sa fille. Il acceptera tous les gendres qu'on voudra, pourvu que ce ne soit pas Kernoisan.
Pour contrarier les amours de sa fille et du jeune officier, il protège un cocodès137 demi-idiot et tout à fait bègue, M. Alidor de Rosenville, qui se promène vêtu des saute-en-barque les plus extravagants et des panamas les plus exotiques.
Henri de Kernoisan se présente, car il est Breton et non moins entêté que Pompery. Il ne pouvait plus mal tomber. Sa voiture a accroché celle du colérique bourgeois et lui a brisé une lanterne.
Pompery intime à l'officier l'ordre de ne jamais remettre les pieds dans ses lares, et emmène toute sa famille à Cherbourg pour soustraire sa fille aux poursuites de cet amoureux enragé. Un prétendu doué du caractère de Henri de Kernoisan ne se rebute pas pour si peu, et il arrive à Cherbourg en même temps que les Pompery. Alidor, le cocodès bègue et blond, a fait aussi le voyage de Cherbourg, et, à l'instar de Démosthènes, qui avait la même infirmité que lui, il s'exerce à déclamer le récit de Théramène avec des cailloux dans la bouche, le long de la mer retentissante.
Lorsqu'il pourra prononcer correctement " je vous aime ", il fera sa déclaration à Mlle Marie, sûr désormais de l'approbation de M. Pompery.

Les baigneurs et les baigneuses sont réunis dans la grande salle du casino. Les femmes portent des toilettes excentriques auprès desquelles paraissent sages et raisonnables les travestissements des bals masqués, et que Marcellius croque d'un crayon si vif dans les illustrations de la Vie parisienne. Les grandes cannes, les bottes, les jupes bariolées, les casaques à la zouave, à la Garibaldi, les chemisettes russes avec des soutaches, les passementeries, les jais, les brimborions d'acier, les petits chapeaux andalous, les toquets hongrois, rien n'y manque.
Au milieu de cette foule bigarrée, s'est glissé Henri de Kernoisan. On a prié Mlle Marie de chanter, et l'air se change bien vite en duo, grâce à l'aplomb du jeune officier. Le rancunier Pompery espère que quelque horrible couac viendra punir l'outrecuidance de cet effronté ; mais Henri de Kernoisan a eu la malice d'emprunter la voix de Henri de Montaubry, et, au lieu de la chute attendue, il obtient un immense succès.
La rage de Pompery redouble et il cherche à Kernoisan une querelle que celui-ci décline, malgré tout son courage. Un duel avec son futur beau-père, cela n'arrangerait pas les choses. Alidor, croyant Henri poltron, se met sur la hanche et parvient à bégayer un défi à Kernoisan, qui l'accepte avec enthousiasme.
Henri est homme à dire comme don César à propos de don Guritan : " J'ai rué cet oison "138. Mais il se contente de lui faire au bras une légère estafilade. Peu reconnaissant de cette magnanimité, Alidor, qui a des protections à Paris, fait expédier à M. de Kernoisan l'ordre de partir pour la Chine sous deux heures. Un entêtement moins bien trempé que celui de Kermoisan se découragerait. L'officier de marine envoie sa démission et frète un navire marchand que les Pomery, Alidor et M. Bonneteau vont visiter, le prenant pour un vaisseau de guerre. Ils ne sont pas forts en construction navale !

Quand il a tout ce monde à son bord, Kernoisan fait lever l'ancre et déclare le but de l'expédition, – un voyage en Chine ! – Il n'a pas le temps de remettre les visiteurs à terre et ils en seront quittes pour aller manger à Canton du potage aux nids d'hirondelles salanganes, des ailerons de requin à la sauce au ricin, des vers blancs en pasticcio et des chiens roses étouffés dans leur graisse. En attendant, il faudra se serrer le ventre, car la soute aux provisions est mal garnie.
Pompery glapit comme un geai plumé vif ; les femmes, à l'exception de Marie, se lamentent ; Bonneteau geint en phoque échoué ; Alidor devient rêveur, il pâlit, il verdit, il s'accoude aux bastingages avec des airs de poète élégiaque, le mal de mer le travaille. Si Pompery consentait à lui accorder sa fille, peut-être Kernoisan consentirait à le débarquer à la première île, mais le vieux butor tient bon et fomente une révolte parmi l'équipage.
Le complot est découvert ; c'est un cas puni de mort. On jette un bout de corde à une vergue, le noeud coulant est prêt. En consentant au mariage, Pompery rachèterait sa vie ; il hésite encore, et ce n'est que lorsqu'il commence à être un peu gêné par la cravate de chanvre qu'il se décide à donner sa fille à l'officier de marine. A Breton, Breton et demi. Tout cela, vous pensez bien, n'avait rien de sérieux : le navire a seulement couru quelques bordées au large et a bientôt ramené ses passagers au port.

C'est plutôt un amusant vaudeville qu'un véritable opéra comique, et il a fallu tout le talent de M. François Bazin139 pour tirer un si heureux parti d'un livret très spirituel, il est vrai, mais où les situations musicales n'abondent pas. Théophile Gautier






Pour Tout public

Comédie

Thématique :
Grands Auteurs Classiques

Langue : Français
Durée : 95 minutes soit 01h35





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