A travers Célestine défile toute une série de personnages campant la noirceur humaine et sociétale qu'Octave Mirbeau décrit si férocement dans ses contes cruels. En contrepoint, ces ritournelles bretonnantes de chorégraphies qui entrainent le spectateur dans cette course sépulcrale. Merci aux deux interprètes - l'une comédienne, l'autre danseuse -, c'est fort, ça fait mal que cette évocation d'un XIXe siècle meublé de terreur et d'injustice.
Est-ce vraiment de ma faute ce qui m'arrive ? Peut-être !
Célestine, une femme de chambre nouvellement engagée dans une propriété bourgeoise en Normandie, se révèle, aux côtés de Marianne et Louise, également femmes de chambre, par ses revendications d'une absolue modernité. Sur un fond de précarité, de lutte des classes et de quête incessante d'amour, toutes trois sont entraînées entre chants bretons et Offenbach. Lors d'une nuit de confessions, elles se livrent à un jeu dangereux.
L'espace de jeu est restreint de manière à souligner l'atmosphère oppressante du spectacle. Une intimité se crée ainsi entre les actrices et les spectateurs. Toutefois cet espace s'ouvre et s'élargit aux chorégraphies, laissant ainsi aux corps la possibilité d'une renaissance.
La musique, le chant et la danse, telles des clairières lumineuses au sein d'une forêt étouffante, oasis de poésie, contrastent avec la noirceur du propos et donnent aux spectateurs l'échappatoire nécessaire pour poursuivre le voyage.
La création lumière du plasticien Dominik Doulain apporte à la dramaturgie un visuel centré sur la présence sensible des corps et des visages, par des cadrages resserrés et lumineux sur une scène plutôt sombre.
La religion omniprésente s'incarne aussi par le crucifix central et la précarité des conditions de vie des personnages est suggérée par la sobriété du décor aux couleurs unies.
Le Saviez-vous ?
Patricia Piazza Georget a recu le prix de la meilleure comédienne 1er rôle, pour son interprétation de Célestine dans Le Journal d'une femme de chambre, décerné par Les P'tits Molières.
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Pour tout public
Langue : français
L'espace de jeu est restreint de manière à souligner l'atmosphère oppressante du spectacle. Une intimité se crée ainsi entre les actrices et les spectateurs. Toutefois cet espace s'ouvre et s'élargit aux chorégraphies, laissant ainsi aux corps la possibilité d'une renaissance.
La musique, le chant et la danse, telles des clairières lumineuses au sein d'une forêt étouffante, oasis de poésie, contrastent avec la noirceur du propos et donnent aux spectateurs l'échappatoire nécessaire pour poursuivre le voyage.
La création lumière du plasticien Dominik Doulain apporte à la dramaturgie un visuel centré sur la présence sensible des corps et des visages, par des cadrages resserrés et lumineux sur une scène plutôt sombre.
La religion omniprésente s'incarne aussi par le crucifix central et la précarité des conditions de vie des personnages est suggérée par la sobriété du décor aux couleurs unies.
Le Saviez-vous ?
Patricia Piazza Georget a recu le prix de la meilleure comédienne 1er rôle, pour son interprétation de Célestine dans Le Journal d'une femme de chambre, décerné par Les P'tits Molières.
La distribution du spectacle ✨
Auteur(s) :
Octave Mirbeau
Mise en scène :
Patricia Piazza-Georget
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