Biopics et spectacles historiques

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Affiche de Fusées

Fusées

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Ici, sans la moindre technologie de pointe, avec quelques objets et astuces de jeu, deux grands garçons et une " intelligence artificielle " en chair et en os nous invitent dans l'espace intersidéral où ils sont manifestement coincés. Probablement en orbite. Ils nous racontent la conquête spatiale, ses espoirs et ses déboires, des origines de l'univers à nos jours, et assistent de loin à l'agonie de la planète. Comme si on y était. La pièce est à la fois hilarante et menaçante, avec cet art unique de nous maintenir en équilibre. Entre un piano et un petit castelet façon guignol, on reproduit bruits et sons à la bouche, on mime l'astéroïde, l'apesanteur et les décollages, comme on jouerait dans sa chambre. On est là, parmi les galaxies et les bricolages scéniques un peu magiques, comme des enfants, à qui la pièce est destinée, mais qui bien sûr embarque tout le monde. Fondée par Jeanne Candel en 2009 à Paris, la vie brève est un " ensemble " où acteur·ice·s, musicien·ne·s, metteur·euse·s en scène, scénographes, costumier·e·s, technicien·ne·s, se retrouvent régulièrement pour des périodes de recherche et de création. Si le parcours de formation est à l'origine des premières rencontres et du noyau initial, la vie brève ne cesse d'évoluer depuis sa création, se métamorphose, se reformule selon les nécessités des spectacles qu'elle propose. L'écriture collective est ce qui façonne les créations de la vie brève. Les acteur·ice·s et/ou musicien·ne·s et chanteur·euse·s sont placés au centre et sont considérés comme des créateur·ice·s, des auteur·ice·s et non pas seulement comme des interprètes. Cette écriture polyphonique décloisonne les fonctions et les techniques des personnes qui font les spectacles de la compagnie. la vie brève s'intéresse particulièrement au rapport entre la musique et le théâtre. La compagnie fait de " l'opéra avec les moyens du théâtre " et met la musique sur scène et en scène : " live " (la plupart des interprètes sont musicien·ne·s, issu·e·s de formation jazz ou classique) ou enregistrée, la musique est présente dans tous nos spectacles. Les questions essentielles posées lors des répétitions sont : comment la musique et le théâtre " tressent l'action " simultanément ; comment théâtre et musique jouent ensemble, se jouent l'un de l'autre, s'opposent, fusionnent et ouvrent une profondeur de champ ? Cela conduit à expérimenter des processus de recherches très variés, des formes libérées de tout dogme, car ancrées dans l'empirisme du plateau et de son bricolage. Les créations sont composées de matériaux très variés, qui rendent les cadres de représentation élastiques : matières et références picturales, cinématographiques, scientifiques ou philosophiques, sont autant de supports de jeu, convoqués à l'improvisation et à l'écriture de plateau. À partir de juillet 2019, la vie brève dirige le Théâtre de l'Aquarium qui devient une maison de création pour la musique et le théâtre entremêlés.
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8/10 (2 avis)

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dès 18,50€

Affiche de L'Ascension d'Arturo Ui d'après Bertolt Brecht

L'Ascension d'Arturo Ui d'après Bertolt Brecht

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Il faut imaginer Bertolt Brecht en 1941, lorsqu'il écrit cette pièce, très vite, en fuite après l'incendie du Reichstag, en exil en Finlande, en transit vers les États-Unis. La forme et les mots lui manquent pour dire l'indicible. Il s'invente une langue et une trame, des tableaux et chroniques, comme un feuilleton moitié drame shakespearien, moitié nouveaux films de genre mafieux. On y suit l'ascension d'un petit chef bouffon et ignoble, magnat entre autres du chou-fleur, qui corrompt, tue, ment, trafique, et écrase tout sur son passage. Qui passe, d'épisode en épisode, de caïd minable à dictateur. On y rit beaucoup, ça aide à mieux comprendre ce qu'on ne dit pas. Alors oui, Arturo Ui c'est un peu Hitler, à moins que ce ne soit l'inverse. Robert Cantarella propose ici une nouvelle version de cette pièce emblématique librement traduite par le poète Stéphane Bouquet. Formé aux Beaux-Arts de Marseille, puis avec Antoine Vitez au Théâtre National de Chaillot, Robert Cantarella a fondé plusieurs compagnies dont la Compagnie R&C, avec la volonté de faire découvrir de nouvelles écritures théâtrales et redécouvrir des pièces du répertoire, notamment : Jean-Luc Lagarce, Noëlle Renaude, Stéphane Bouquet, Alban Lefranc, Christophe Honoré, Liliane Giraudon, Philippe Minyana... Il a été directeur du Centre Dramatique National de Dijon, puis co-directeur du 104 à Paris, il est également performeur dans Faire le Gilles à partir des cours de Gilles Deleuze. En 2024 il publie Les Carrossiers aux éditions Al Dante. En 2025, il réalise un film sur Liliane Giraudon et un texte de Stéphane Bouquet : 6h plus tard. Depuis 1993 il est responsable du Master théâtre à la Manufacture de Lausanne.

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dès 18,50€

Affiche de Pétrole

Pétrole

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Sylvain Creuzevault s'empare ici du dernier roman explosif, inachevé et fragmentaire de Pasolini, écrit juste avant sa mort, publié longtemps après. Dans un magma d'informations et de notes virulentes, on y suit les déboires d'un homme tiraillé entre ses hautes fonctions publiques dans une société d'hydrocarbures, autrefois fasciste, et ses aspirations privées à une sexualité hors des normes. Le tout dans la très grande tension (politique, sociale, artistique) du monde d'alors qui bascule à-tout-va dans un néo-libéralisme dégoûtant, qui ressemble à bien des égards au nôtre, celui des années de plomb, entre 1970 et 1980, en Italie, comme ailleurs. L'expression " à bras le corps " semble appropriée, tant les acteur·ice·s font sonner la langue enragée de Pasolini et bataillent avec elle... Tout un roman poussé à bout, dans un poème visuel prophétique et polémique, qui bouscule le théâtre et nos représentations. Sylvain Creuzevault commence la mise en scène en 2003, avec le Groupe d'ores et déjà dont il est cofondateur. Il se fait notamment connaître avec Notre terreur en 2009 à La Colline, qui traite du Comité de salut public de 1793. Suivent deux spectacles autour de Marx (Le Capital et son Singe en 2014, Banquet Capital en 2018) et en 2016 Angelus Novus AntiFaust. Artiste associé à l'Odéon-Théâtre de l'Europe depuis 2016 avec sa compagnie Le Singe, il y consacre un cycle à Dostoïevski en créant de 2018 à 2021 Les Démons, Le Grand Inquisiteur et Les Frères Karamazov. En 2023, il crée Edelweiss [France Fascisme], qui est le pendant de L'Esthétique de la résistance de Peter Weiss, présentée quelques mois plus tôt au Théâtre national de Strasbourg.

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dès 18,50€

Affiche de Le 20 ème siècle pour les nuls

Le 20 ème siècle pour les nuls

Kawa Théâtre
Et toujours quelqu'un pour dire : "Ça va passer." Spoiler : ça ne passe jamais. Rémi Sébastien vous raconte 100 ans de chaos mondial comme si c'était un dîner de famille qui aurait mal tourné. C'est pédagogique. C'est drôle. Et normalement, personne ne déclare la guerre dans la salle.

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dès 16,50€

Affiche de La Dame de Pique

La Dame de Pique

Le Point Comédie
Une Murder Party immersive avec dress code année 20 pour celles et ceux qui le souhaitent et une enquête palpitante pour tout le monde !

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dès 22€

Affiche de Rhinocéros

Rhinocéros

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Bérangère Vantusso, Nicolas Doutey, les acteurs et actrices de la Jeune troupe du Théâtre Olympia – CDN de Tours, nous convient à un drôle de défilé. Entre costumes et paravents, la pièce interroge le geste plus ou moins anodin de se vêtir chaque jour, comme-ci ou comme ça. Pour appartenir à un groupe, un genre, une fonction, un style, ou pour s'en démarquer. Mais aussi pour en jouer. Pour explorer les rapports singuliers, intimes ou conventionnels que nous entretenons avec ce que nous portons. Ce qu'on en dit et ce que ça dit de nous. Est-ce l'habit qui fait le moine ou bien l'inverse ? Ici, on s'habille, se déshabille, on se change sans cesse, au gré d'une épopée visuelle qui reproduit, pour ainsi dire, la danse iconoclaste de nos identités textiles... Le vêtement y est le personnage principal, au gré de l'Histoire et des histoires, petites ou grandes, que l'on vit vêtu. Formée au CDN de Nancy, Bérangère Vantusso découvre la marionnette en 1998, à la Sorbonne nouvelle. Elle reconnait d'emblée dans cet art le point crucial de son questionnement quant à l'incarnation et à la prise de parole scéniques. En 1999, elle crée la Compagnie trois-6ix-trente, croisant marionnettes, acteurs et compositions sonores. Elle met notamment en scène Violet de Jon Fosse, Les Aveugles de Maeterlinck, Le Rêve d'Anna d'Eddy Pallaro. Elle est membre de l'Ensemble artistique du CDN de Sartrouville, du Théâtre du Nord à Lille et du Centre dramatique national de Tours. En 2015, elle est lauréate du programme Hors les murs de l'Institut français et part au Japon pour rencontrer les maîtres du Théâtre national de Bunraku. Elle a créé L'Institut Benjamenta d'après Robert Walser au 70e Festival d'Avignon. De janvier 2017 à décembre 2023, elle dirige le Studio-Théâtre de Vitry. La création de Longueur d'ondes – histoire d'une radio libre (2018) marque le début de la collaboration avec le peintre Paul Cox. Ensemble, ils entament un travail théâtral où le trio acteurs, texte et images peintes trouve un équilibre entre formalisme et émotion, au service d'un récit historique, celui de la lutte des ouvriers sidérurgistes de Longwy en 1979. En 2019, Bérangère créé Alors Carcasse de Mariette Navarro au Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières. En 2021, elle collabore avec la compagnie de L'Oiseau Mouche pour la création de Bouger les lignes – histoires de cartes, une pièce destinée au jeune public créée au 75 e Festival d'Avignon écrite par Nicolas Doutey. En 2024, elle crée Rhinocéros au Théâtre de la Manufacture – CDN de Nancy, où elle est artiste associée depuis 2021, et met en scène des jeunes comédien·ne·s de l'ERACM dans Petit bon Dieu, un spectacle jeune public teinté d'humour noir. Bérangère Vantusso dirige le Centre dramatique national de Tours – Théâtre Olympia depuis janvier 2024.

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Affiche de Al Sirah Al Hilaliyyah dans L'Épopée des Banu Hilal

Al Sirah Al Hilaliyyah dans L'Épopée des Banu Hilal

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Bashar Murkus et Khulood Basel revisitent un récit transmis oralement depuis le XIVe siècle, chanté et joué au fil du temps par mille poètes populaires, dans toute la péninsule arabique. L'épopée légendaire des Banu Hilal, dont il reste peu de traces, est souvent qualifiée d'Iliade arabe. Ils nous invitent à célébrer ensemble la vie extraordinaire d'Abu Zayd al-Hilali, un garçon exilé durant son enfance en raison de sa couleur de peau, qui s'élève au fil des siècles du statut de réfugié démuni à celui de mythe. Dans cette cérémonie visuelle, musicale et théâtrale, sept interprètes à l'énergie et l'humour débordants se demandent aussi, sans nostalgie ni pitié, ce qu'aurait bien pu devenir le théâtre arabe sans l'influence coloniale. Depuis 2011, Bashar Murkus, dramaturge et metteur en scène, et Khulood Basel, productrice créative et dramaturge, travaillent ensemble en alliant une vision artistique et une approche politique indépendante. Le duo crée des oeuvres théâtrales originales en s'engageant dans des voies de recherche théâtrale à long terme, animé par le désir de soulever des questions sur des thèmes humains et politiques importants pour le public en Palestine et dans le monde. Khulood Basel et Bashar Murkus dirigent le Khashabi Theatre à Haïfa, qu'ils ont cofondé avec un groupe de créateurs de théâtre palestiniens. Le Khashabi Theatre est un théâtre palestinien indépendant qui oeuvre en faveur d'une société qui pratique librement l'art et la création comme un droit naturel, et qui s'efforce de renouveler son identité culturelle en plaçant la culture indépendante au premier plan. C'est un espace qui défie les tabous sociétaux, politiques et artistiques et forme un état renouvelé de l'art qui dépend de la coopération et du soutien mutuel.

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Affiche de Faire le beau

Faire le beau

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Bérangère Vantusso, Nicolas Doutey, les acteurs et actrices de la Jeune troupe du Théâtre Olympia – CDN de Tours, nous convient à un drôle de défilé. Entre costumes et paravents, la pièce interroge le geste plus ou moins anodin de se vêtir chaque jour, comme-ci ou comme ça. Pour appartenir à un groupe, un genre, une fonction, un style, ou pour s'en démarquer. Mais aussi pour en jouer. Pour explorer les rapports singuliers, intimes ou conventionnels que nous entretenons avec ce que nous portons. Ce qu'on en dit et ce que ça dit de nous. Est-ce l'habit qui fait le moine ou bien l'inverse ? Ici, on s'habille, se déshabille, on se change sans cesse, au gré d'une épopée visuelle qui reproduit, pour ainsi dire, la danse iconoclaste de nos identités textiles... Le vêtement y est le personnage principal, au gré de l'Histoire et des histoires, petites ou grandes, que l'on vit vêtu. Formée au CDN de Nancy, Bérangère Vantusso découvre la marionnette en 1998, à la Sorbonne nouvelle. Elle reconnait d'emblée dans cet art le point crucial de son questionnement quant à l'incarnation et à la prise de parole scéniques. En 1999, elle crée la Compagnie trois-6ix-trente, croisant marionnettes, acteurs et compositions sonores. Elle met notamment en scène Violet de Jon Fosse, Les Aveugles de Maeterlinck, Le Rêve d'Anna d'Eddy Pallaro. Elle est membre de l'Ensemble artistique du CDN de Sartrouville, du Théâtre du Nord à Lille et du Centre dramatique national de Tours. En 2015, elle est lauréate du programme Hors les murs de l'Institut français et part au Japon pour rencontrer les maîtres du Théâtre national de Bunraku. Elle a créé L'Institut Benjamenta d'après Robert Walser au 70e Festival d'Avignon. De janvier 2017 à décembre 2023, elle dirige le Studio-Théâtre de Vitry. La création de Longueur d'ondes – histoire d'une radio libre (2018) marque le début de la collaboration avec le peintre Paul Cox. Ensemble, ils entament un travail théâtral où le trio acteurs, texte et images peintes trouve un équilibre entre formalisme et émotion, au service d'un récit historique, celui de la lutte des ouvriers sidérurgistes de Longwy en 1979. En 2019, Bérangère créé Alors Carcasse de Mariette Navarro au Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières. En 2021, elle collabore avec la compagnie de L'Oiseau Mouche pour la création de Bouger les lignes – histoires de cartes, une pièce destinée au jeune public créée au 75 e Festival d'Avignon écrite par Nicolas Doutey. En 2024, elle crée Rhinocéros au Théâtre de la Manufacture – CDN de Nancy, où elle est artiste associée depuis 2021, et met en scène des jeunes comédien·ne·s de l'ERACM dans Petit bon Dieu, un spectacle jeune public teinté d'humour noir. Bérangère Vantusso dirige le Centre dramatique national de Tours – Théâtre Olympia depuis janvier 2024.

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