Théâtre contemporain à Montpellier
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Petits crimes conjugaux
Carré Rondelet Théâtre
A la suite d'un accident, Gilles est devenu amnésique. Il lui faut donc tout réapprendre, redécouvrir sa vie et reconstituer son passé avec son épouse depuis quinze ans, Lisa. Celle-ci lui raconte leur intimité, son charme fou, leur complicité. Petit à petit se dessine un couple ayant traversé des hauts et des bas et qui cherche à se reconstruire. Mais chacun doute peu à peu de l'autre et le marivaudage prend l'allure d'un affrontement sans merci. Entre badinage, cruautés réciproques et coups de théâtre, ce huis clos, prestement mené et pourtant de plus en plus étouffant interroge d'abord la vie de couple... Jusqu'où l'amour peut-il aller pour rester vivant ? Survivra-t-il à l'inexcusable ? Un suspens sans concession qui tient les spectateurs en haleine jusqu'au dernier instant...
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dès 16,50€
L'Ascension d'Arturo Ui d'après Bertolt Brecht
Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Il faut imaginer Bertolt Brecht en 1941, lorsqu'il écrit cette pièce, très vite, en fuite après l'incendie du Reichstag, en exil en Finlande, en transit vers les États-Unis. La forme et les mots lui manquent pour dire l'indicible. Il s'invente une langue et une trame, des tableaux et chroniques, comme un feuilleton moitié drame shakespearien, moitié nouveaux films de genre mafieux. On y suit l'ascension d'un petit chef bouffon et ignoble, magnat entre autres du chou-fleur, qui corrompt, tue, ment, trafique, et écrase tout sur son passage. Qui passe, d'épisode en épisode, de caïd minable à dictateur. On y rit beaucoup, ça aide à mieux comprendre ce qu'on ne dit pas. Alors oui, Arturo Ui c'est un peu Hitler, à moins que ce ne soit l'inverse. Robert Cantarella propose ici une nouvelle version de cette pièce emblématique librement traduite par le poète Stéphane Bouquet. Formé aux Beaux-Arts de Marseille, puis avec Antoine Vitez au Théâtre National de Chaillot, Robert Cantarella a fondé plusieurs compagnies dont la Compagnie R&C, avec la volonté de faire découvrir de nouvelles écritures théâtrales et redécouvrir des pièces du répertoire, notamment : Jean-Luc Lagarce, Noëlle Renaude, Stéphane Bouquet, Alban Lefranc, Christophe Honoré, Liliane Giraudon, Philippe Minyana... Il a été directeur du Centre Dramatique National de Dijon, puis co-directeur du 104 à Paris, il est également performeur dans Faire le Gilles à partir des cours de Gilles Deleuze. En 2024 il publie Les Carrossiers aux éditions Al Dante. En 2025, il réalise un film sur Liliane Giraudon et un texte de Stéphane Bouquet : 6h plus tard. Depuis 1993 il est responsable du Master théâtre à la Manufacture de Lausanne.
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dès 18,50€
Faire le beau
Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Bérangère Vantusso, Nicolas Doutey, les acteurs et actrices de la Jeune troupe du Théâtre Olympia – CDN de Tours, nous convient à un drôle de défilé. Entre costumes et paravents, la pièce interroge le geste plus ou moins anodin de se vêtir chaque jour, comme-ci ou comme ça. Pour appartenir à un groupe, un genre, une fonction, un style, ou pour s'en démarquer. Mais aussi pour en jouer. Pour explorer les rapports singuliers, intimes ou conventionnels que nous entretenons avec ce que nous portons. Ce qu'on en dit et ce que ça dit de nous. Est-ce l'habit qui fait le moine ou bien l'inverse ? Ici, on s'habille, se déshabille, on se change sans cesse, au gré d'une épopée visuelle qui reproduit, pour ainsi dire, la danse iconoclaste de nos identités textiles... Le vêtement y est le personnage principal, au gré de l'Histoire et des histoires, petites ou grandes, que l'on vit vêtu. Formée au CDN de Nancy, Bérangère Vantusso découvre la marionnette en 1998, à la Sorbonne nouvelle. Elle reconnait d'emblée dans cet art le point crucial de son questionnement quant à l'incarnation et à la prise de parole scéniques. En 1999, elle crée la Compagnie trois-6ix-trente, croisant marionnettes, acteurs et compositions sonores. Elle met notamment en scène Violet de Jon Fosse, Les Aveugles de Maeterlinck, Le Rêve d'Anna d'Eddy Pallaro. Elle est membre de l'Ensemble artistique du CDN de Sartrouville, du Théâtre du Nord à Lille et du Centre dramatique national de Tours. En 2015, elle est lauréate du programme Hors les murs de l'Institut français et part au Japon pour rencontrer les maîtres du Théâtre national de Bunraku. Elle a créé L'Institut Benjamenta d'après Robert Walser au 70e Festival d'Avignon. De janvier 2017 à décembre 2023, elle dirige le Studio-Théâtre de Vitry. La création de Longueur d'ondes – histoire d'une radio libre (2018) marque le début de la collaboration avec le peintre Paul Cox. Ensemble, ils entament un travail théâtral où le trio acteurs, texte et images peintes trouve un équilibre entre formalisme et émotion, au service d'un récit historique, celui de la lutte des ouvriers sidérurgistes de Longwy en 1979. En 2019, Bérangère créé Alors Carcasse de Mariette Navarro au Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières. En 2021, elle collabore avec la compagnie de L'Oiseau Mouche pour la création de Bouger les lignes – histoires de cartes, une pièce destinée au jeune public créée au 75 e Festival d'Avignon écrite par Nicolas Doutey. En 2024, elle crée Rhinocéros au Théâtre de la Manufacture – CDN de Nancy, où elle est artiste associée depuis 2021, et met en scène des jeunes comédien·ne·s de l'ERACM dans Petit bon Dieu, un spectacle jeune public teinté d'humour noir. Bérangère Vantusso dirige le Centre dramatique national de Tours – Théâtre Olympia depuis janvier 2024.
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dès 18,50€
Cochons d'Inde
Opéra Comédie - Grande salle
Alain Kraft, un bourgeois de cinquante ans d'origine modeste, vient effectuer un retrait d'espèces à sa banque. Mais la nouvelle direction indienne de l'établissement lui a bloqué son compte et refuse de le laisser partir, l'accusant d'avoir enfreint la loi en s'étant enrichi et en ayant " changé de caste "...
dès 39€
Pétrole
Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Sylvain Creuzevault s'empare ici du dernier roman explosif, inachevé et fragmentaire de Pasolini, écrit juste avant sa mort, publié longtemps après. Dans un magma d'informations et de notes virulentes, on y suit les déboires d'un homme tiraillé entre ses hautes fonctions publiques dans une société d'hydrocarbures, autrefois fasciste, et ses aspirations privées à une sexualité hors des normes. Le tout dans la très grande tension (politique, sociale, artistique) du monde d'alors qui bascule à-tout-va dans un néo-libéralisme dégoûtant, qui ressemble à bien des égards au nôtre, celui des années de plomb, entre 1970 et 1980, en Italie, comme ailleurs. L'expression " à bras le corps " semble appropriée, tant les acteur·ice·s font sonner la langue enragée de Pasolini et bataillent avec elle... Tout un roman poussé à bout, dans un poème visuel prophétique et polémique, qui bouscule le théâtre et nos représentations. Sylvain Creuzevault commence la mise en scène en 2003, avec le Groupe d'ores et déjà dont il est cofondateur. Il se fait notamment connaître avec Notre terreur en 2009 à La Colline, qui traite du Comité de salut public de 1793. Suivent deux spectacles autour de Marx (Le Capital et son Singe en 2014, Banquet Capital en 2018) et en 2016 Angelus Novus AntiFaust. Artiste associé à l'Odéon-Théâtre de l'Europe depuis 2016 avec sa compagnie Le Singe, il y consacre un cycle à Dostoïevski en créant de 2018 à 2021 Les Démons, Le Grand Inquisiteur et Les Frères Karamazov. En 2023, il crée Edelweiss [France Fascisme], qui est le pendant de L'Esthétique de la résistance de Peter Weiss, présentée quelques mois plus tôt au Théâtre national de Strasbourg.
-31%
dès 18,50€
L'épicier
La Chocolaterie
Dans un monde mené par l'idéologie capitaliste et fondé sur l'accumulation du profit, il y a certaines règles à respecter pour qu'un commerce puisse prospérer. Pourtant, un homme ne répond à aucune de ces règles... l'épicier.
-15%
dès 16,50€
Monde Nouveau
Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Ici, le plateau fait monde. Ce monde tourne encore, c'est comme ça. Et il y a les gens, qui tournent avec ou qui le font tourner. Qui parlent et dansent comme convenu. Qui carburent à la nouveauté d'hier et à celle d'après. Comment dire non ?L'individuel quitte le groupe, s'embrouille dans la virtualité et se débrouille avec, il faut bien. Enfin, il ne faudrait pas, mais comment faire quand les systèmes et machineries diverses nous enferment et se reproduisent entre eux ? La pièce expose cette oppression néo-tout, les gestes répétitifs déshumanisés, les corps conformes et perdus, la fièvre de vaincre et consommer... et peut-être aussi la possibilité d'une brèche, quelque chose ou quelqu'un·e, comme un grain de sable, qui chercherait à gripper les rouages infernaux. Et ça tombe bien, parce qu'il s'agit essentiellement de cela : continuer à chercher encore, même quand on pense avoir trouvé un passage, parce que le monde le rebouchera très vite, à nouveau. Depuis 2006, Nathalie Garraud (metteuse en scène) et Olivier Saccomano (auteur) développent un travail de troupe où chaque membre, selon sa discipline (mise en scène, écriture, jeu, costume, son, lumière) s'engage dans des cycles de création au long cours, alternant des pièces d'études à partir d'un texte existant et des pièces originales, sur un motif donné : Les Suppliantes (2006-2009) sur la forme tragique, C'est bien, c'est mal (2010-2013) sur la jeunesse, Spectres de l'Europe (2014-2016) sur la figure de l'étranger. Cette recherche a donné naissance à plusieurs pièces : Notre jeunesse (2013), Othello variation pour trois acteurs (2014), Soudain la nuit (2015), publiées aux éditions Les Solitaires Intempestifs. Depuis 2018, Nathalie Garraud et Olivier Saccomano codirigent le Théâtre des 13 vents CDN Montpellier où ils créent : La Beauté du geste (Les Solitaires Intempestifs), Un Hamlet de moins et Institut Ophélie diptyque (Les éditions Théâtrales), Monde nouveau et Monde grand – vie et mort d'Antonio Gramsci avec la 85ème promotion de l'ENSATT Lyon.
-31%
dès 18,50€
Fusées
Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Ici, sans la moindre technologie de pointe, avec quelques objets et astuces de jeu, deux grands garçons et une " intelligence artificielle " en chair et en os nous invitent dans l'espace intersidéral où ils sont manifestement coincés. Probablement en orbite. Ils nous racontent la conquête spatiale, ses espoirs et ses déboires, des origines de l'univers à nos jours, et assistent de loin à l'agonie de la planète. Comme si on y était. La pièce est à la fois hilarante et menaçante, avec cet art unique de nous maintenir en équilibre. Entre un piano et un petit castelet façon guignol, on reproduit bruits et sons à la bouche, on mime l'astéroïde, l'apesanteur et les décollages, comme on jouerait dans sa chambre. On est là, parmi les galaxies et les bricolages scéniques un peu magiques, comme des enfants, à qui la pièce est destinée, mais qui bien sûr embarque tout le monde. Fondée par Jeanne Candel en 2009 à Paris, la vie brève est un " ensemble " où acteur·ice·s, musicien·ne·s, metteur·euse·s en scène, scénographes, costumier·e·s, technicien·ne·s, se retrouvent régulièrement pour des périodes de recherche et de création. Si le parcours de formation est à l'origine des premières rencontres et du noyau initial, la vie brève ne cesse d'évoluer depuis sa création, se métamorphose, se reformule selon les nécessités des spectacles qu'elle propose. L'écriture collective est ce qui façonne les créations de la vie brève. Les acteur·ice·s et/ou musicien·ne·s et chanteur·euse·s sont placés au centre et sont considérés comme des créateur·ice·s, des auteur·ice·s et non pas seulement comme des interprètes. Cette écriture polyphonique décloisonne les fonctions et les techniques des personnes qui font les spectacles de la compagnie. la vie brève s'intéresse particulièrement au rapport entre la musique et le théâtre. La compagnie fait de " l'opéra avec les moyens du théâtre " et met la musique sur scène et en scène : " live " (la plupart des interprètes sont musicien·ne·s, issu·e·s de formation jazz ou classique) ou enregistrée, la musique est présente dans tous nos spectacles. Les questions essentielles posées lors des répétitions sont : comment la musique et le théâtre " tressent l'action " simultanément ; comment théâtre et musique jouent ensemble, se jouent l'un de l'autre, s'opposent, fusionnent et ouvrent une profondeur de champ ? Cela conduit à expérimenter des processus de recherches très variés, des formes libérées de tout dogme, car ancrées dans l'empirisme du plateau et de son bricolage. Les créations sont composées de matériaux très variés, qui rendent les cadres de représentation élastiques : matières et références picturales, cinématographiques, scientifiques ou philosophiques, sont autant de supports de jeu, convoqués à l'improvisation et à l'écriture de plateau. À partir de juillet 2019, la vie brève dirige le Théâtre de l'Aquarium qui devient une maison de création pour la musique et le théâtre entremêlés.
-31%
dès 18,50€
Menace Chorale
Théâtre du Hangar - Compagnie Jacques Bioules
La chorale amateur d'une petite ville tranquille et ordinaire a perdu son modeste chef de choeur. Pour le remplacer à la volée, les autorités invitent une cheffe mondialement connue aux ambitions ambiguës. Sous sa baguette, une galerie de personnages, aux parcours sociaux divers, apprennent l'air de rien, avec plus ou moins de bienveillance ou de résistance, les vertus obligées de la musique identitaire et des chants patriotiques glorieux... Les désirs d'ordre, d'autorité et de puissance, de faste et de (vieille) grandeur nouvelle quand le quotidien s'appauvrit. La pièce de Gabriel Sparti interroge, avec finesse et dérision, les rouages et manipulations esthétiques en tous genres (ici la musique et le chant) qui ont toujours préparé, accompagné, voire galvanisé, les poussées nationalistes et fascistes. Gabriel Sparti est né en Suisse et entre en 2015 à l'ESACT à Liège. Il entame, dès sa sortie, la création de ses spectacles. Le premier, Heimweh / Mal du pays, sera créé en mai 2023 aux Halles de Schaerbeek, à Bruxelles. Il a parallèlement travaillé avec Françoise Bloch sur son spectacle Point de rupture, a présenté une étape d'un seul en scène à l'Espace MAGH à Bruxelles en octobre 2022. Il intervient ponctuellement à l'ESACT, en qualité d'assistant. Avec son regard discret et pénétrant à la fois, Gabriel Sparti impose un certain mystère. De nature réservée, le jeune auteur et metteur en scène fait partie de ces artistes qui préfèrent l'ombre des coulisses à la lumière du plateau. Avec Menace chorale, son deuxième spectacle, Gabriel Sparti s'impose avec une patte théâtrale singulière et des mises en scène extrêmement intelligentes.
-31%
dès 18,50€
Meilleurs alliés
Carré Rondelet Théâtre
Le 4 juin 1944, Churchill convoque de Gaulle à Londres pour lui faire part de l'imminence du débarquement des troupes alliées en Normandie. De Gaulle est furieux : la France libre est écartée de la plus grosse opération militaire de tous les temps qui aura lieu sur les côtes de France.
S'ouvre avec le premier ministre anglais Winston Churchill un bras de fer. Américains et anglais veulent forcer le tout nouveau chef du gouvernement à se ranger derrière eux. Ce que refuse De Gaulle.
Un face à face orageux entre deux monstres de l'histoire qui éprouvent l'un pour l'autre un mélange d'estime et d'agacement, de fascination et d'exaspération.
-10%
dès 16,50€
Docteur des Sensations
Le Point Comédie
Ici, on ne soigne pas les bobos... mais on écoute les sensations ! Avec ses instruments étonnants et beaucoup de curiosité, elle explore avec les enfants ce que l'on peut voir, entendre, toucher, sentir et ressentir. Au fil des expériences et des surprises, chacun.e devient explorateur et exploratrice puis expert.e de ses propres sensations.
-9%
dès 9,95€