Seul en scène à Seine-Saint-Denis (93)

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Affiche de Noé Lovie dans Le chevalier aux mille visages

Noé Lovie dans Le chevalier aux mille visages

Le Colombier
Dans un moyen-âge fantastique où les objets prennent vie et les animaux parlent, un jeune homme est visité par un ange qui l'envoie au-devant d'une aventure initiatique : devenir chevalier. Il se rend au Château-fort, mais la tâche s'avère plus complexe que prévue. Il est mis sur la voie par un Bouffon ambigu, qui le moque autant qu'il le guide. Les épreuves s'accumulent, l'obligeant à chercher de l'aide chez les spectateurs, qui, au fur et à mesure, se joignent à sa quête. Finalement, alors qu'il est sur le point d'abandonner, écrasé par l'adversité et terrifié par son double maléfique, sa véritable force lui est révélée : celle du collectif. Le point de départ du spectacle est l'envie de construire, en direct, au présent, un récit commun entre un artiste au plateau et des spectateurs majoritairement enfants. La recherche s'est amorcée lors d'ateliers et de résidences en école maternelle et primaire autour d'un enjeu, celui de mettre en scène une expérience sensible et immersive : en jouant non seulement "pour" mais aussi "avec" les plus jeunes, tout en tenant les promesses d'une épopée théâtrale qui les embarque et leur propose des clés pour oser grandir et affronter leurs peurs. Un seul en scène empruntant aux codes du clown bouffon et du mime cartoon, racontant le parcours initiatique d'un aspirant chevalier jusqu'à sa victoire finale contre un double maléfique. Si son point de départ est d'imaginer qu'un chevalier est un être solitaire et tout-puissant, il comprendra au fil de ses rencontres qu'il devra accepter l'aide des autres et collaborer pour parvenir au terme de son initiation.

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Affiche de Cuir noir coeur queer

Cuir noir coeur queer

Le Colombier
Très tôt, Massandje a développé des stratégies d'ajustement : gestes, voix, vêtements, coiffures... Ces éléments sont devenus des outils d'expression autant que de camouflage. Ils constituent aujourd'hui la matière première de son travail. Les cheveux occupent une place centrale dans cette écriture. Ils sont à la fois mémoire, matière et langage. Ils prolongent le corps et deviennent un espace de narration autonome. Oxygènes, son alter ego, émerge de cet espace de tension. Massandje incarne un déplacement : la possibilité d'exister autrement, en dehors des assignations fixes, en dehors des formes attendues. Massandje ouvre un espace de fiction où l'on peut expérimenter d'autres manières d'être. Le son est un autre pilier de la pièce. Massandje travaille à partir d'esthétique techno, house et afro-diasporiques, pensées comme des musiques de résistance et de transformation. Le son agit comme une pulsation qui structure le plateau et accompagne les gestes. Sa pratique repose sur l'écriture au plateau et l'improvisation. Le spectacle se construit dans le mouvement et reste ouvert à chaque représentation, dans un dialogue avec l'instant. Le langage est travaillé comme une matière sonore : Massandje le fragmente, le répète, le déplace. Il devient une extension du corps en jeu. Sur scène, certains éléments matériels tels que cheveux, fils, matières, deviennent partenaires de jeu. Ils prolongent le corps et participent à la construction d'un espace vivant, entre mémoire, fiction et réinvention.

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Affiche de Miss griff mess' pour les nuages et les malades mentaux

Miss griff mess' pour les nuages et les malades mentaux

Le Colombier
En face des spectateurs, Miss Griff n'a qu'un prie-dieu en place de chaire ; et c'est pour la "poignée de monde qui doit arrêter la marche du monde" qu'il lui vient d'inventer une liturgie de sa veine – sauf que cela s'avère périlleux : D'une part, elle craint que l'assemblée en face d'elle soit pour majorité composée de mécréants de toute confession, auxquels se rajoute le mal croyant de toute conviction. Sans compter ceux qu'elle pressent "par trop privés d'accès au minimum symbolique, fermé à toute métaphysique". D'autre part, difficile de célébrer la bonne nouvelle d'une rédemption espérée de plus haut – non pas qu'il n'y aurait pas de haut – mais depuis que les hommes sont devenus capables de détruire la création. Et comme si cela ne suffisait pas : voici que l'homme qu'elle aime – dont le cerveau déraille et la vie se déglingue – qui la poursuit et hante les coulisses de ce cérémonial. Et lui, il dit : "Je suis possédé du diable". Pour lui – un de ces hommes sacrifiés par la conjoncture – on attend plutôt la venue des ambulances. Écartelée entre ce qui tourmente sa vie intime et son obligation publique, la Miss risque fort de déraper. Il semblerait que la scène devienne un piège – mais comme l'existence – où elle a "involontairement décidé" de tomber. "Dieu merci", entre elle et les spectateurs, il y a un très providentiel médiateur : Pierre, le régisseur, qui s'occupe à même la scène de recadrer comme d'éclairer tous ses débordements et étranges métamorphoses physiques. Dès lors, faisant appel à la grâce autant qu'au forceps, c'est à travers le récit d'une "Passion", dans tous les sens du terme, que les deux en viendront à transmuter en "rituel" une interpellation qui relève d'un effort pour penser au-delà du pensable. Pour le cas où il y aurait une autre "Bonne Nouvelle" : Parce qu'il a dit "Je suis l'obscurité du monde". Et qu'il semble à la Miss, "en le voyant qui sombre, qu'en lui s'est justement retranchée la lumière". Alors "à Temps Extraordinaires", Mess' Extraordinaire. Spécialiste de se prendre les pieds dans tous les " rituels " de prise de parole, la Miss les bouleverse tous, mais en même temps les interroge et fait valoir leurs fondements. En premier lieu c'est la convention théâtrale que Miss Griff bouscule tout en s'en servant. Mais ici en l'occurrence, et tandis que chacune des parties (rigoureusement suivies) de sa Mess' peut "partir en cacahuètes", c'est aussi le plus "théâtral" des rituels religieux qu'on connaisse qu'elle offre à reconsidération, puisqu'ici c'est précisément sur un "drame" – de taille gigantesque – que s'appuie et se déroule toute sa construction. Si ses dérapages prêtent à sourire ou a contrario à grincer, on souhaite ici avant tout qu'ils prêtent à "penser".

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Affiche de Michael Hirsch dans Y'a de la joie !

Michael Hirsch dans Y'a de la joie !

Salle Philippe Noiret - Espace des Arts
Avant ça, j'avais essayé le bonheur avec un grand B : celui d'Instagram, des citations inspirantes et des méthodes de développement personnel. Résultat : j'ai coché toutes les cases... sauf celle du bonheur Alors j'ai tenté de comprendre. J'ai lu, testé, et fait des rencontres... étonnantes ! Et je vous embarque dans cette quête drôle, sensible, et surtout joyeuse ! Après "Pourquoi ?", "Je pionce donc je suis" et "Le Montespan", Michaël Hirsch revient avec un nouveau spectacle.
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10/10 (95 avis)

dès 31,50€

Rien à l’affiche ici pour l’instant… mais ça arrive vite 👀