Le constat est qu'une vie est un pouvoir de se continuer, et que c'est seulement cela que mourir supprime...
Étrange titre pour un livre de deuil (Matiah, fils de l'auteur, mort à 19 ans, déjà compositeur et poète) ; on attendait plutôt " Exercices de ténèbres " ou " Prémices de lumière ", mais la force du recueil est dans son pari.
Un exercice, c'est un essai d'aboutir, ou, en tout cas, un travail de facilitation. On ne s'exerce pas à être crasseux, ou sot, ou pauvre, ou addict, car on se délabre sans efforts ; tout à l'inverse, on ne s'habitue au malaisé, on ne s'accoutume au pénible, qu'en vue du meilleur. Et tout est meilleur que rester mort.
Tout est plus noble que laisser mort. Mais que le travail du deuil soit un effort de lumière, cela reste un paradoxe, même si, tout de suite, un paradoxe encore plus fort nous est énoncé par l'auteur, quand il déclare et espère son fils (ou plutôt, dit le texte, " l'éclair d'une existence ") ...
... " béni dans le néant " (p. 6)
Soyons net : la lumière ici évoquée est à peine invoquée. On n'est pas du tout dans une lumière implorable, comme un coup de pouce surnaturel, un visa réconfortant d'introduction d'une âme dans l'autre monde.
On n'est pas même dans le regret d'une lumière manquée ; le père a l'effarante (et digne!) lucidité de ne pas présumer de ce qu'aurait pu être cet épanouissement tronqué.
Pas de noble dérivatif, pas de contrefactuel consolant (le lot de lumière de ce jeune homme eût tant mérité de se développer etc...), pas d'incongrue hypothèse sur ce qu'aurait pu devenir l'esprit de Matiah en ce monde (ce qu'il a failli devenir est mort avec lui) ; mais un constat, un diagnostic, et un programme.
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Pour tout public
de 15 ans
à 89 ans
Langue : français
Un exercice, c'est un essai d'aboutir, ou, en tout cas, un travail de facilitation. On ne s'exerce pas à être crasseux, ou sot, ou pauvre, ou addict, car on se délabre sans efforts ; tout à l'inverse, on ne s'habitue au malaisé, on ne s'accoutume au pénible, qu'en vue du meilleur. Et tout est meilleur que rester mort.
Tout est plus noble que laisser mort. Mais que le travail du deuil soit un effort de lumière, cela reste un paradoxe, même si, tout de suite, un paradoxe encore plus fort nous est énoncé par l'auteur, quand il déclare et espère son fils (ou plutôt, dit le texte, " l'éclair d'une existence ") ...
... " béni dans le néant " (p. 6)
Soyons net : la lumière ici évoquée est à peine invoquée. On n'est pas du tout dans une lumière implorable, comme un coup de pouce surnaturel, un visa réconfortant d'introduction d'une âme dans l'autre monde.
On n'est pas même dans le regret d'une lumière manquée ; le père a l'effarante (et digne!) lucidité de ne pas présumer de ce qu'aurait pu être cet épanouissement tronqué.
Pas de noble dérivatif, pas de contrefactuel consolant (le lot de lumière de ce jeune homme eût tant mérité de se développer etc...), pas d'incongrue hypothèse sur ce qu'aurait pu devenir l'esprit de Matiah en ce monde (ce qu'il a failli devenir est mort avec lui) ; mais un constat, un diagnostic, et un programme.
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