Anderszewski n'interprète pas les oeuvres, il les habite, explorant les ombres et les silences du piano romantique avec une rare intensité.
Dans ce récital, le pianiste polonais met en regard deux sommets du répertoire pianistique. La Sonate en do mineur D 958 de Franz Schubert, écrite en 1828, ouvre la soirée : une musique tout en tension retenue et en intériorité. En regard, Anderszewski propose une sélection de pièces pour piano de Brahms.
Pages ramassées, presque murmurées, écrites à la fin de la vie du compositeur, elles explorent une autre forme d'intériorité, privilégiant la concentration du discours, la retenue et la nuance.