🎭 Théâtre

Affiche de Ici sont les dragons : Deuxième époque

Ici sont les dragons : Deuxième époque

Théâtre du Soleil - Grande salle - La Cartoucherie
Un grand spectacle populaire inspiré par des faits réels, en plusieurs époques. Une création collective du Théâtre du Soleil en harmonie avec Hélène Cixous, dirigée par Ariane Mnouchkine Arma Virumque Cano " How the malice of the wicked was reinforced by the weakness of the virtuous" En 1918, à la fin de la première guerre mondiale, on eut la conviction profonde et l'espoir presque universel que la paix allait régner dans le monde. Cette aspiration de tous les peuples aurait pu être exaucée par le bon sens, la prudence et la stabilité des justes convictions. Les alliés victorieux étaient, à l'époque, tout-puissants, du moins face aux ennemis extérieurs. Ils devaient cependant affronter de graves difficultés intérieures et résoudre bien des énigmes dont ils ignoraient la réponse. En une décennie, le contingent des jeunes hommes atteignant l'âge du service militaire en Allemagne serait le double de celui de la France. La Russie, dévastée et secouée de convulsions, prenait une forme nouvelle et terrifiante. Le démembrement hâtif de l'empire austro-hongrois avait laissé un vide chaotique. Vide dans lequel s'avançait à grands pas un fou au génie féroce, le caporal Hitler. Alors que trois ou quatre gouvernements puissants, agissant de concert, avaient demandé à leurs peuples les plus effroyables sacrifices, alors que ces peuples les avaient librement consentis pour la cause commune et que les buts tant désirés avaient été atteints, il aurait semblé raisonnable de maintenir cette union concertée, pour que soient préservés les fruits essentiels de la victoire. " Mais la mauvaiseté des méchants se trouvant renforcée par la faiblesse des vertueux, les vainqueurs vécurent d'expédients, au jour le jour, d'une élection à l'autre, jusqu'à ce que soit abandonnée l'ultime sauvegarde d'une paix durable. Les crimes des vaincus trouvèrent ainsi, non leurs excuses, mais leur origine et leur explication dans les folies des vainqueurs. Ainsi parlait Winston Churchill. Nous pourrions oser dire que tel fut notre scénario de départ !

Nouveau !

-56%

dès 16,50€

Affiche de 1. 2. 3. Tchekhov !

1. 2. 3. Tchekhov !

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Bienvenue dans l'univers des comédies brèves d'Anton Tchekhov, où le comique se moque du tragique, où personne ne s'écoute vraiment, et où la vie ressemble à une mauvaise pièce de théâtre qu'on serait condamné à jouer jusqu'au bout... Excessif, grotesque, touchant, insupportable – terriblement humain. Trois effondrements spectaculaires... Le chant du cygne Un vieux comédien ivre se réveille au milieu de la nuit dans son théâtre. Il comprend : sa vie entière n'a été qu'une comédie ratée. Tragédien malgré lui Un fonctionnaire, transformé en esclave domestique, croule sous les demandes de son entourage. Martyr du quotidien, il est bien décidé à en finir... Duel Deux hommes se détestent jusqu'au duel. Mais savent-ils seulement pourquoi ils se battent ? L'honneur ? L'ennui ? Une farce métaphysique où deux visions du monde s'affrontent.

Nouveau !

-36%

dès 16,50€

Affiche de Oncle Vania

Oncle Vania

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Une enchanteresse est à l'origine de toutes les envies d'échapper aux amertumes de la vie. Le vieux professeur représente la sécurité de la norme, un conformisme qui tarit la source vive de nos décisions et de nos rêves. Un père angoissé, un oncle spolié de ses ambitions, un médecin brisé par les affres du monde. La jeune femme, coeur de cette pièce, porte les rêves condamnés, victime de la dépossession orchestrée en dehors d'elle. Un maître du domaine voué au seul travail. Deux vies sacrifiées. Projet Tchekhov La Mouette et Oncle Vania présentent la même structure en quatre actes non découpés en scènes. Nous proposons de permettre aux spectateurs d'établir des juxtapositions entre ces deux oeuvres, jouées en miroir. Les liens Père/ fille – Mère/ fils. Kostia et Sonia côte à côte dans leurs relations avec leur parentèle. Il se sent négligé et rejeté par sa mère, qui ne reconnaît pas son talent Elle, n'est prise en compte par personne. Les rêves brisés de Nina trouvent leur reflets dans ceux de Vania. Les illusions volent en éclat. Les relations amoureuses sont contrariées dans un enchevêtrement semblable entre les deux oeuvres. L'aliénation de l'héritage, la perte d'un bien fondateur de la famille est l'élément déclencheur de la dramaturgie. Les thèmes récurrents dans l'oeuvre d'Anton Tchekhov. Cette vie n'a été que mascarade, rien n'a eu lieu en dehors de nos illusions... Au fond, une question se pose : " Pourquoi les enfants doivent-ils porter la charge de la dette des manquements des parents ? "

Nouveau !

-36%

dès 16,50€

Affiche de Notre-Dame de Paris

Notre-Dame de Paris

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Cette adaptation de Notre-Dame de Paris se déroule dans un monde sans époque précise, mais que tout le monde reconnaît. La cathédrale n'est plus un monument figé, elle devient un corps de métal, un bastion vertical, un théâtre de pierre où s'écrase tout ce que l'humanité a d'irrécupérable : la misère, la solitude, le désir, le pouvoir. Il n'y a pas de reconstitution historique ici. Pas de folklore, pas de dentelles, pas de "Gitane romantique". Seulement des hommes et des femmes jetés dans une société qui les dévore. Esmeralda n'est pas une muse. Elle est une survivante. Quasimodo n'est pas une âme pure. Il est un silence. Frollo n'est pas un monstre. Il est un homme brisé. Phoebus n'est pas un héros. Il est un vide. Clopin n'est pas un roi. Il est un misérable. Chaque personnage lutte pour exister dans un monde où la beauté, la morale, la justice ne sont plus que des masques. La pièce se resserre sur six figures principales (Esmeralda, Frollo, Phoebus, Quasimodo, Clopin, Gringoire), épurées à l'os, et traverse leur chute inexorable. L'amour devient une punition. La religion, une pulsion refoulée. La justice, un théâtre d'exécution. Le texte puise dans le souffle d'Hugo, sa rage, ses visions, ses violences, mais est entièrement réécrit. C'est une langue lyrique et brutale, traversée par des métaphores et des silences étouffants. Le style s'inspire du théâtre européen contemporain : ruptures de ton, irruptions de réalisme, adresses au public, silences incarnés, cadrages sonores ou lumineux violents, dans la lignée d'un théâtre à la Ostermeier. Au coeur du spectacle, le désir est politique. Aimer, ici, c'est mettre son corps en jeu dans une société qui nie les pauvres, méprise les femmes, ridiculise les déviants. Ce n'est pas une Esmeralda érotisée que l'on verra, mais une jeune mendiante, coupable d'avoir dansé, livrée aux caprices d'un prêtre en crise, d'un soldat glacial, et d'un peuple aveugle. La cathédrale devient alors le lieu d'un sacrifice païen, où la beauté est pendue, et le silence sonne la fin. Pour un public sensible au théâtre contemporain, pour ceux qui aiment les classiques reconfigurés avec radicalité, pour les amoureux du texte, et ceux qui n'ont jamais vu Quasimodo autrement que dans un dessin animé.
Icone d'applaudissement

10/10 (2 avis)

-36%

dès 16,50€

Affiche de Chimère

Chimère

Théâtre du Soleil - Petite salle - La Cartoucherie
"Tout démarre là : dans un ventre." Enfin quand ça démarre. Stella et Neven n'arrivent pas à avoir d'enfant. Nous les suivrons au cours de leur parcours PMA, les protocoles, les espoirs qui vacillent, les médecins, les Bonnes Fées pas si bonnes que ça, mais malgré tout ça, le désir de créer, "d'amener un petit bébé sur la terre qu'on va aimer plus que tout". Et la Terre, comment elle a été créée la Terre ? Est-ce que ce ne serait pas de la science-fiction de pouvoir fabriquer un bébé ? Davantage qu'un spectacle sur la PMA, Chimère est une épopée intime sur la création de la vie. C'est un conte saupoudré d'humour noir, moderne, et universel. Après Lalalangue et Le Grand Jour, Frédérique Voruz poursuit son exploration des récits personnels, où la scène reste l'endroit de la transposition, où l'humour est maître et permet de tout dire, de tout guérir. Délaissant cette fois La Mère, c'est de son parcours vers la maternité qu'elle parle aujourd'hui, portant un regard incisif sur ce qu'est le désir de devenir parent, sur ce que provoque un vide qui rechigne à être comblé, et sur les questions que cela ouvre.

Nouveau !

-25%

dès 16,50€

Affiche de Antigone

Antigone

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Nous sommes à l'heure des morts. Premier matin après la guerre, dont on perçoit encore l'écho lointain. Et il faut réparer, reconstruire ce que la haine et la peur ont délié et défait. Et dans cette nécessité que tous éprouvent, d'une cérémonie qui fasse se rencontrer dans le mystère les vivants et les morts, il n'y a d'aucune part, individuellement, collectivement, de volonté mauvaise. Mais comme dans nos rêves où les temps, les lieux se mélangent, nous sommes devenus incapables de démêler dans la polyphonie des voix celles du passé, du présent et de l'avenir. Les personnages rassemblés ici se regardent souvent sans se voir et se parlent sans se comprendre: est-ce parce que la mort dicte sa loi muette et incommensurable? Elle est le point aveugle autour duquel la Cité de Thèbes gravite, dans le cercle enchanté de sa malédiction. Un doute souverain... Antigone seule sait. Elle est son destin. "Je suis faite pour l'amour non pour la haine". Créon le roi croit savoir. Il est l'archétype du pouvoir aux prises avec ses démons: l'incertaine légitimité de son autorité et l'obsession du Féminin. "Moi vivant ce n'est pas une femme qui fera la loi"... Que le féminin constitue en soi une menace pour un pouvoir autoritaire nombreux sont les dirigeants qui ne s'y sont pas trompés. Est-ce de lui que vient le trouble ? Parce qu'il est homme d'un temps révolu où le roi était dieu, et la Cité encore dans les limbes ? Une fête. Ce qu'il reste d'une célébration collective après l'orage dans ce qu'il reste d'une ville après la guerre. Ou ce qu'une mémoire en a sauvé à l'aube, dans le demi sommeil. "S'il te faut aimer à tout prix aime les morts"... Il y aurait une rivalité entre les vivants et les morts ? Une confusion en tout cas. Écho de l'anomalie première qui fit d'Œdipe l'amant de sa mère et d'Antigone la soeur de son père ? Pas de réponse bien-sûr. La question vient de trop loin . "Tombeau ma chambre nuptiale"... Choeurs pour Antigone, Michel Vinaver. Six séquences qui jalonnent l'action et la commentent, la questionnent. Propos épars et pourtant cohérents, signifiants, discussions collectives comme au café, sur une place. Les voix du monde. Et peu à peu musique de la parole quotidienne. Fragments, collages, ombres, limbes... Que la figure exemplaire d'Antigone soit aussi celle qui se détache des autres par la clarté et l'exactitude de sa parole sans appel, et que cette parole finisse par être étouffée... image la plus actuelle de notre tragique humanité. Matthieu Marie

Nouveau !

-36%

dès 16,50€

Affiche de Villa Dolorosa

Villa Dolorosa

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Trois soeurs, trois anniversaires, une villa qui s'effrite. En transposant Tchekhov dans notre époque, Rebekka Kricheldorf signe une oeuvre aussi drôle que désespérée. Dans ce salon bourgeois où le temps semble suspendu, nous découvrons des êtres cultivés jusqu'à la paralysie, conscients de leur condition mais incapables de s'en extraire. Le spectateur devient complice de ces rituels où l'on parle sans agir, où les velléités de changement se heurtent à l'attrait secret de l'immobilisme. Quand des éléments extérieurs viennent perturber cet équilibre fragile, l'ambivalence des personnages éclate au grand jour. Des parents cultivés et russophiles ont donné à leurs enfants, outre le goût de l'art, des prénoms tchekhoviens. Irina, l'éternelle étudiante qui traîne en pyjama, est la cadette, entre Olga, enseignante et rationnelle, et Macha, la benjamine, qui s'échappe quotidiennement d'un mariage tiède en traversant la rue pour rejoindre la maison familiale, ses soeurs et son frère Andreï, qui n'en finit pas de peaufiner son futur livre. Projet plus que jamais relégué au second plan car il est tombé amoureux. L'arrivée de Janine, la copine, si elle provoque une série de décalages, apporte un souffle neuf, un sens certain des réalités. Et puis il y a Georg, ami d'Andreï, visiteur assidu de cette villa où il trouve l'air et la fantaisie dont le prive son existence engluée entre une femme suicidaire et une carrière dont la banalité le désole. Année après année, rien ne change, les anniversaires sont invariablement gâchés. La famille s'agrandit, le temps coule, les mots resurgissent, comme les maux, triviaux et métaphysiques. Car on parle, et beaucoup, entre les murs de la Villa Dolorosa – figurés dans une sorte d'opulence dépouillée. On se dit tout, sans filtre et sans tabou, entre les membres de la famille Freudenbach (ruisseau de joie, littéralement). Tout. Avec une franchise exubérante et mélancolique, une férocité terrible parfois. Avec surtout un amour qui, pour cruel qu'il soit, déborde de partout.

Nouveau !

-36%

dès 16,50€

Affiche de Ici sont les dragons : Intégrales

Ici sont les dragons : Intégrales

Théâtre du Soleil - Grande salle - La Cartoucherie
Un grand spectacle populaire inspiré par des faits réels, en plusieurs époques Une création collective du Théâtre du Soleil en harmonie avec Hélène Cixous, dirigée par Ariane Mnouchkine "How the malice of the wicked was reinforced by the weakness of the virtuous" En 1918, à la fin de la première guerre mondiale, on eut la conviction profonde et l'espoir presque universel que la paix allait régner dans le monde. Cette aspiration de tous les peuples aurait pu être exaucée par le bon sens, la prudence et la stabilité des justes convictions. Les alliés victorieux étaient, à l'époque, tout-puissants, du moins face aux ennemis extérieurs. Ils devaient cependant affronter de graves difficultés intérieures et résoudre bien des énigmes dont ils ignoraient la réponse. En une décennie, le contingent des jeunes hommes atteignant l'âge du service militaire en Allemagne serait le double de celui de la France. La Russie, dévastée et secouée de convulsions, prenait une forme nouvelle et terrifiante. Le démembrement hâtif de l'empire austro-hongrois avait laissé un vide chaotique. Vide dans lequel s'avançait à grands pas un fou au génie féroce, le caporal Hitler. Alors que trois ou quatre gouvernements puissants, agissant de concert, avaient demandé à leurs peuples les plus effroyables sacrifices, alors que ces peuples les avaient librement consentis pour la cause commune et que les buts tant désirés avaient été atteints, il aurait semblé raisonnable de maintenir cette union concertée, pour que soient préservés les fruits essentiels de la victoire. " Mais la mauvaiseté des méchants se trouvant renforcée par la faiblesse des vertueux, les vainqueurs vécurent d'expédients, au jour le jour, d'une élection à l'autre, jusqu'à ce que soit abandonnée l'ultime sauvegarde d'une paix durable. Les crimes des vaincus trouvèrent ainsi, non leurs excuses, mais leur origine et leur explication dans les folies des vainqueurs. Ainsi parlait Winston Churchill. Nous pourrions oser dire que tel fut notre scénario de départ !
Icone d'applaudissement

8/10 (1 avis)

-49%

dès 32,50€

Affiche de Amok

Amok

Théâtre Elizabeth Czerczuk
Ce spectacle chorégraphié, avec une formation musicale en live et une vingtaine d'artistes sur scène, explore l'aliénation psychique dans un décor renversé où s'effacent les frontières. Pourquoi fallait-il qu'il se retourne ? Au T.E.C., AMOK – Sois toujours mort en Eurydice renouvelle le mythe d'Orphée et Eurydice pour en faire un récit bouleversant d'amour et de mort. Les célèbres sonnets de Rilke y diffusent leur souffle mystérieux, déposant des mots énigmatiques sur des scènes à la limite du fantastique, à moins qu'elles ne soient hallucinées, creusant encore les profondeurs du mythe. Une dramaturgie du corps, dansée et musicale, propre au T.E.C. puise dans des références majeures de l'art théâtral pour un spectacle étourdissant mais rigoureux, infiniment généreux de sensations. Cosmopolite, immersive, contemporaine, cette création d'Elizabeth Czerczuk nous saisit autrement qu'une suite de répliques en langue française. "Où est sa mort ? Vas-tu composer ce récit, avant que ta chanson ne se perde, engloutie ? Où sombre-t-elle, hors de moi ?... Presque une enfant..." – Rainer Maria Rilke
Icone d'applaudissement

10/10 (18 avis)

dès 12,95€

Affiche de Ici sont les dragons : Première époque

Ici sont les dragons : Première époque

Théâtre du Soleil - Grande salle - La Cartoucherie
Première Époque 1917 : La Victoire était entre nos mains En coproduction avec le TNP - Villeurbanne Avec le soutien exceptionnel, à l'occasion de la célébration des 60 ans du Théâtre du Soleil, de la Région Île-de-France, du Ministère de la Culture et de la Ville de Paris Qui sont ces dragons ? "Nous qui sommes le public de l'an 2024, nous sommes datés. Quand a commencé notre Histoire ? Il y a 3000 ans, hier, par une guerre. L'Histoire-Légende aura toujours commencé par une guerre, une révolution, la fin d'un monde, le commencement d'un monde. La Guerre de Troie et la guerre mondiale. Laquelle ? La première, la seconde, la troisième ? Un empereur massacre un peuple. Un peuple se soulève, fuit. On tue un roi. Un Français ? Ou un Russe ? Ou un Grec ? Avant. Demain matin. De ton temps, Shakespeare, c'était comment ? Selon Shakespeare, nous sommes des mouches pour les dieux. As flies to wanton boys are we to the gods. Ils nous tuent pour s'amuser. Vus par le Théâtre nous sommes des pions sur l'échiquier des Dieux : des soldats et des généraux, des rois, des esclaves, des prophètes, des mères et des orphelins, des ogres et des gibiers humains, des... L'Histoire est un cauchemar qui nous dépose sur la rive d'un autre rêve. La plupart du temps millénaire, ce nouveau rêve est un cauchemar qui répète son scénario de fatalités et de résurrections. Les continents sont baignés de sangs. Il y a toujours de nouveaux personnages mythologiques, les masques changent, les férocités se modernisent. Qui sont ces dieux bouchers ? Non, ce ne sont pas seulement des " garçons espiègles ", ces hommes qui tuent pour démontrer leur violente divinité. Tous les jours nous prononçons leurs noms avec effroi et stupéfaction. Tous des Personnages hurleurs, sous leurs noms de masques, ces orateurs diaboliques s'enivrent de leurs propres paroles incendiaires. Dictateurs, chefs, tyrans totalitaires, mangeurs d'humains, cyclopes aveugles, peintres ratés, faux poètes, grands seulement par leur ambition illimitée, ils ont les armes, champions olympiques dans la pratique du Mensonge. Aujourd'hui nous les appelons l'un Poutine, ou l'autre Dragon là-bas, vous savez, Trump ? Ah, Trump oui, et celui-là ? C'est Hitler. Crois-tu vraiment, Shakespeare, qu'ils ne nous tuent que pour s'amuser. Ils veulent nous exterminer. Nous effacer de la Terre et de la mémoire. Car ces monstres sanguinaires, ce sont des hommes, c'est incroyable. C'est pour ça qu'ils nous fascinent. Ils sont incroyables et ils sont toujours là, les Grands Cruels, les Führer, Lénine, Staline, -tine, -nine, -line, -tine. Ce sont des mortels et ils veulent notre mort ! Nous ne comprenons pas pourquoi, comment, quel est le secret de leur pouvoir. Seuls, mais entourés de fascinés. Mais dans chaque pièce s'avance le miracle, là où règnent les Grands Mégalomanes se dresse un tout petit poète, un soldat de la vie, un géant par l'esprit, un fidèle au génie du droit humain, un sans peur et sans hésitation, les héros à l'humour tout-puissant, les Churchill et autres Inébranlables, et ce sont eux qui écrivent l'Histoire vraie des vainqueurs de la haine. Et dans la Voix du Théâtre, après l'asphyxie et le poison, résonnent leurs voix." - Hélène Cixous, auteure de la pièce

Nouveau !

-56%

dès 16,50€

Affiche de Concert cathartique - Méditation des sens

Concert cathartique - Méditation des sens

Théâtre Elizabeth Czerczuk
Pour ce concert cathartique intitulé Méditation des sens, Elizabeth Czerczuk a trouvé son inspiration dans les poèmes de Jacques Roubaud tels que Quelque chose noir et La forme d'une ville change plus vite, hélas, que le coeur des hommes. Ces oeuvres témoignent d'expériences cathartiques profondes vécues par le poète. Un tel mélange d'émotions donne une oeuvre sensuellement nostalgique, à l'image d'une réécriture démystificatrice du mythe d'Orphée. Magnifiquement accompagné d'une performance chorégraphiée, ce spectacle promet un réveil des sens et des émotions intimes.
Icone d'applaudissement

9/10 (5 avis)

-59%

dès 8,95€

Affiche de Tous coupables sauf Thermos Grönn

Tous coupables sauf Thermos Grönn

Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
Thermos Grönn réussira-t-il à rejoindre le paradis fiscal promis ? Les crapules seront-elles punies pour toutes leurs bassesses ? Librement inspirée par l'affaire Carlos Ghosn, Romane Nicolas écrit dans une langue charnue, inventive, bourrée de néologismes et de surprises un conte maléfique et grotesque, une partition pour quatre acteurs et plus de trente personnages, qui rappelle Jarry par son énormité. Il y sera question de fuite au fond d'une malle, de mensonges éhontés et d'exploitation, de révolution industrielle mais aussi de thune et de veuleries en tous genres. Par l'artifice et une fantaisie débridée – ici même les Twingo, le big bang et le soleil ont la parole – c'est le procès ubuesque du grand capital qui se prépare, personnifié par le voyou suprême, Thermos Grönn ! Comment la société engendre sa propre destruction, créant des lois et un système permettant la grande crapulerie capitaliste ? La comédie proposée par Sacha Vilmar est irrésistiblement drôle, d'un rire grinçant et salvateur pour nous réveiller de notre léthargie et faire tomber les masques.

Nouveau !

-57%

dès 10,95€

Affiche de Musiques en héritage

Musiques en héritage

Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
C'est comme une veillée autour d'un feu de camp, un moment propice pour raconter des histoires. Mais avec Ludmilla Dabo, c'est sur scène que le feu crépite et ce sont des étincelles musicales qui jaillissent de la mémoire des six interprètes. Des musiciens aguerris, des comédiennes chevronnées mais aussi attention une vraie chanteuse de salle de bains. Tout le monde est invité à partager sa "compilation" personnelle, à plonger dans sa mémoire musicale ! À travers les airs d'enfance qui les ont façonnés, les rythmes entêtants transmis de génération en génération, qu'ils viennent du Sénégal, du Cameroun, de la Réunion, de Bretagne ou de la pure variété française, ces sons les racontent et les débordent, entrent en collision les uns avec les autres et sont repris collectivement pour devenir la bande originale de nos identités, de nos histoires familiales, professionnelles,amoureuses, réelles ou fantasmées. Au carrefour du théâtre et du concert, un tour de chant en forme d'enquête, jalonné de mix et de remix, comme les histoires qui se transforment à force d'être réinterprétées. Des musiques tantôt légères, tantôt graves,transmises le temps d'une soirée pour mieux poursuivre leur route au creux de nos oreilles une fois les micros coupés.

Nouveau !

-57%

dès 10,95€

Affiche de Illusions

Illusions

Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
Quatre jeunes gens viennent partager leurs interrogations sur l'amour à travers les histoires de deux couples d'octogénaires à la longévité amoureuse édifiante. Quand Dennis, sur le point de rendre l'âme, fait une magnifique déclaration à sa femme Sandra, celle-ci avoue ne brûler que pour son meilleur ami. Cette révélation va agir comme une déflagration, les fondements de l'amour qui semblaient si solides en sont bouleversés. Le vrai amour est-il ou non réciproque ? Question vertigineuse dont Viripaev se saisit dans une succession de récits drôles et tragiques, parfois anecdotiques en apparence, mais toujours essentiels. Quel bonheur de retrouver cette écriture et ses méandres obsessionnels. Une langue hypnotique que le metteur en scène Yordan Goldwaser explore depuis plusieurs années, en écoutant cette petite musique entêtante, en suivant ses motifs et ses variations. Sur scène, c'est à une véritable partie d'échecs que l'on assistera, entre quatre interprètes équilibristes qui s'amusent à troquer leur rôle pour tenter de saisir l'essence même de l'amour, vous entraînant toujours plus loin dans le tourbillon de ce monde en éclats, qui parfois s'éclaire l'espace d'un instant.

Nouveau !

-57%

dès 10,95€

Affiche de La Cerisaie

La Cerisaie

Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
Le rêve de jouer La Cerisaie au printemps et de s'inscrire dans le paysage, c'est le défiqu'Aurélie Van Den Daele, fidèle de la Cartoucherie, a décidé de relever en plongeant dans la dernière pièce de Tchekhov publiée en 1904. Comme l'auteur médecin, elle souhaite, l'air de rien, ausculter les âmes au scalpel, que ce soit les blessures de l'ancien moujik Lopakhine ou les larmes jamais séchées de Lioubov, cette femme endeuillée, désargentée et totalement déphasée face à ce monde qui vacille. Que nous raconte aujourd'hui cette histoire mémorielle de lutte des classes ? Pour racheter notre passé et commencer à vivre, faudra-t-il liquider la cerisaie, là est toute la question. Pour traduire sur scène ces pulsions de vie et le mouvement de ces corps éperdus qui se jettent les uns contre les autres puis s'affaissent, Aurélie Van Den Daele réunit une grande troupe de dix acteurices qui nous placent à un moment de bascule, au bord des larmes et du rire. Pouvons-nous dire adieu à cette histoire pour en construire une autre ? Cette nouvelle Cerisaie tentera de repousser les murs, pour convier le public à une grande fête, à un rite de passage, à vivre ensemble dedans et dehors.

Nouveau !

-57%

dès 10,95€

Affiche de Les Morts ne racontent pas d'histoires

Les Morts ne racontent pas d'histoires

Théâtre Traversière
À la fin de la guerre, Benjamin Hornigold, ancien corsaire au service de l'Angleterre, se retrouve abandonné par la Couronne, sans but ni revenus. Avec son équipage, il poursuit alors les attaques en mer des Caraïbes, abordant navires et officiers. Opposés à la cruauté des capitaines, ils libèrent les marins soumis à des conditions inhumaines et leur offrent de rejoindre leurs rangs. Sans le savoir, leurs actes les font basculer dans l'univers de la piraterie. Hornigold devient ainsi l'une des figures marquantes de cette époque troublée, entre quête de justice et tentation du pillage.

Nouveau !

-35%

dès 9,95€

Affiche de Eros-Hypnos, otwarta brama : processus créatif

Eros-Hypnos, otwarta brama : processus créatif

Théâtre Elizabeth Czerczuk
Entrez dans le processus créatif d'Eros-Hypnos, otwarta brama, un spectacle vertigineux imaginé sous la forme d'un diptyque. Retrouvez la première partie, Eros, ainsi que des scènes choisies d'Hypnos qui explorent la liminalité, thème de cette saison au T.E.C. La nouvelle création d'Elizabeth Czerczuk, Eros-Hypnos, otwarta brama, est un spectacle chorégraphié avec une formation musicale en live et une vingtaine d'artistes, comédiens, danseurs et musiciens sur scène. Eros-Hypnos, otwarta brama dit la démesure de l'amour, son élan et son intemporalité ; il ouvre aussi sur des régions insoupçonnées où la mort n'a pas le dernier mot, et où la vie n'est pas une négation de la mort mais un espace de métaphysique et de résilience. Ce diptyque puise dans la tradition littéraire polonaise. Les courants du romantisme et du symbolisme s'y renouvellent, dans une forme originale qui cherche ses contours au sein d'un dramaturgie du corps.
Icone d'applaudissement

8/10 (10 avis)

dès 12,95€

Affiche de Le récit de la servante Zerline

Le récit de la servante Zerline

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Une autre anonyme. La servante Zerline fait partie d'une série de portraits qu'Hermann Broch a essayé de saisir de ceux qui habitaient le temps qui a précédé l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Zerline est comme les autres personnages qu'il s'est efforcé d'épingler, " apolitique " dans la mesure où ils ne se sentent pas concernés par la politique et ne sont d'ailleurs pas en mesure de l'être. Ils flottent dans un brouillard sombre et nébuleux. Aucune de ces silhouettes n'est en quoi que ce soit " responsable " de ce qui va arriver. C'est justement cet état spirituel et moral qui a rendu possible la catastrophe qu'allait connaître le pays de Goethe. L'indifférence à la politique est en fait une perversion morale qui permet un état des choses qui semble être le nôtre aujourd'hui.

Nouveau !

-36%

dès 16,50€

Affiche de Le Prince - Il Principe

Le Prince - Il Principe

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Il Principe Au milieu de la scène vide se dresse un trône. Sur ce trône, il y a quelqu'un... Ce n'est pas le roi, mais bien son bouffon qui, en l'absence de son maître, a promptement pris sa place. Comment ? Il l'ignore. Il porte une blessure au front et ne se souvient de rien. Il se plaît dans sa position de chef, mais le doute persiste : "Comment suis-je arrivé là ?" Il trouve alors une lettre. Il se dit que c'est pour lui. La lettre lui donne l'idée qu'il vaut mieux explorer la voie de l'enfer pour bien la fuir (évidemment), plutôt que de suivre la route trop banale du paradis. Petit à petit, notre bouffon se lance dans une recherche identitaire qui se déclinera en plusieurs tableaux, entre élans tragiques, jeux télévisés et chansons médiévales. Se souviendra-t-il de son ascension au pouvoir et du prix que ses décisions ont coûté ? Trop souvent réduit à une phrase, Machiavel n'est pas un fonctionnaire cynique aux penchants autoritaires. Aujourd'hui, son analyse du pouvoir et de la nature humaine est toujours d'actualité et peut nous aider, à travers l'exemple du passé, à distinguer le prince du tyran, le tyran du prince. Giulio Serafini

Nouveau !

-36%

dès 16,50€

Affiche de 7 minutes (Comité d'usine)

7 minutes (Comité d'usine)

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
"Nous voulons être libres, mais nous avons peur de la liberté. Choisir, décider, est une obligation autant qu'une liberté." Stefano Massini Dix femmes du comité d'usine de Picard & Roche attendent la onzième, leur porte-parole, qui depuis quatre heures négocie leur avenir avec les nouveaux patrons. À son retour, elles doivent voter au nom des deux cents ouvrières et employées qu'elles représentent. La proposition des costards-cravates est simple : si les ouvrières et employées de Picard & Roche acceptent de rogner sept petites minutes sur leur temps de pause du midi, l'usine ne fermera pas, et tous les emplois seront sauvegardés. S'engage alors un thriller social qui ouvre une double réflexion sur la valeur marchande du travail et la prise de conscience des mécanismes de domination patronale. La proposition des nouveaux repreneurs, si elle semble honorable, impose à ces femmes un choix crucial. Pour sauver l'usine, leurs collègues, et elles-mêmes. À l'euphorie de la bonne nouvelle (l'usine ne ferme pas) succède un échange où chacune prend parti selon sa personnalité, son ancienneté, ses nécessités familiales ou personnelles, et son souci du collectif. Qu'est-ce que nous sommes tous prêts à accepter pour garder notre boulot ? C'est Blanche, la porte-parole du comité d'usine, qui pose la question. C'est aux autres, par leur vote, de répondre. Et au public de se faire sa propre idée. Une seule demande, presque anodine, un " pas " vers la direction, en renonçant à moins de la moitié de leur pause, donc à seulement sept minutes. Et seulement une heure pour choisir pour les deux cents employées de l'usine. Un ultimatum. La pièce haletante de Stefano Massini nous immerge en temps réel dans les étapes tendues d'un cheminement capital. Une partition chorale sur le parcours de chacune vers une pensée commune, qui ouvre une réflexion sur la difficulté d'une démarche en collectif, sur ce que représente le fait de choisir, de se mettre d'accord, de se convaincre, de croire en la parole d'une autre. Ces femmes sont d'âges et de parcours divers, à des moments différents de leur vie ; chacune appréhende la situation à sa façon. C'est une pièce sur les limites, sur nos marges de renoncement. La pièce propose un théâtre politique, mais pas militant. Parce qu'un comité d'usine n'est pas un syndicat. L'enjeu central n'est pas ici la lutte elle-même, mais le trajet pour aller ou non vers elle. Ce cheminement de pensée, qui traverse chacune des onze ouvrières et employées de Picard & Roche, en une heure, concentre dans la tension qu'il amène tout ce à quoi il faut renoncer pour avancer ensemble : d'abord, renoncer aux évidences, et consentir à un effort pour que l'usine ne ferme pas. Jusqu'où accepter de se compromettre ? La structure dramaturgique de ce huis clos nous fait suivre une pensée en mouvement dans un temps donné. Blanche, qui a représenté ce petit groupe durant la longue négociation avec les nouveaux patrons de l'usine, incite ses collègues à prendre le temps de réfléchir à ce que représente cette pause, a priori dérisoire face aux emplois sauvegardés. Est-ce "un luxe ou un droit ?" demande-t-elle. Ces sept minutes cristallisent un rapport plus global au temps en nous conduisant à considérer ce qui est ou non essentiel. Et affirme aussi que cette même notion du temps joue toujours en faveur des patrons, qui ont les moyens d'attendre, et de faire monter la pression. C'est aussi une guerre d'usure, qui compte sur le découragement des ouvrières, sur le flétrissement de leur engagement. Olivier Mellor

Nouveau !

-36%

dès 16,50€

Rien à l’affiche ici pour l’instant… mais ça arrive vite 👀