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🎭 Théâtre

Affiche de Ici sont les dragons : Deuxième époque

Ici sont les dragons : Deuxième époque

Théâtre du Soleil - Grande salle - La Cartoucherie
Un grand spectacle populaire inspiré par des faits réels, en plusieurs époques. Une création collective du Théâtre du Soleil en harmonie avec Hélène Cixous, dirigée par Ariane Mnouchkine ARMA VIRUMQUE CANO "Je chante les armes et les hommes (1) 1917, 1918, 1938, 1939, 2001, 2022, 1940, 1945... Il y a des dates qui ne s'effacent pas, il y a des siècles qui ne passent pas, qui n'en finissent pas de faire trembler le monde, de troubler les générations, ne sommes-nous pas toujours dans les années 20, bientôt dans les années 30. Quelles années 30 ? Celles du deuxième millénaire. Des chiffres qui rougeoient comme des bûchers il y a des noms de villes ou de lieux qui sont comme des monuments, Munich, Yalta, Dunkerque, Stalingrad, Nuremberg, Pearl Harbour, Austerlitz, Auschwitz, résonnent comme des monuments de la mémoire des mortels. Les mortels ! Il y a ceux qui meurent, ces populations, ces nations, ces êtres, ces acteurs, ces personnages, qui nous ressemblent, auxquels nous ressemblons, que nous, mortels, sommes peut-être. Et il y a ceux qui donnent la mort, ces mortels qui infligent et qui tuent. Ceux qui volent, et tuent la mort. – Vous dites " Munich " ? – Vous dites Hitler, Mussolini, l'Angleterre, vous dites la paix – la guerre, ou Chamberlain, ce que Shakespeare appelle coward, la Tchécoslovaquie, le monde. Ce que fait notre théâtre, cet art de mettre au présent ses forces de vie, c'est donner corps, souffle, voix, lieu, aux événements qui palpitent encore derrière ces noms, aux batailles des armes et des âmes. Vous dites lâcheté et simultanément espoir, résistance et ignorance, léthargie et coups de théâtre ou de tonnerre. Munich, une antonomase (2) de l'état d'esprit de toute une époque, d'une tendance à la mort, et plus qu'une antonomase. Munich c'est-à-dire l'Occasion manquée par l'Angleterre d'affirmer sa grandeur de nation, victorieuse hier du plus grand des empereurs. C'est comme si un jour de 1938 Waterloo coulait dans les tréfonds de Munich : quelques mots, quelques syllabes, et c'est la poésie cruelle dont la Guerre fait entendre les accents : sur la petite scène, l'opéra de l'humanité. Une métaphore sournoise : pendant " la Nuit des Longs Couteaux " il paraît que Hitler, l'auteur au secret d'un massacre sauvage, assiste à Bayreuth à une représentation de Parsifal. Puissance surhumaine des mots porteurs de meurtre et de trahison ! Nous qui assistons au " spectacle ", nous sommes médusés par la formidable portée du Théâtre. (...)

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-56%

dès 16,50€

Affiche de Iphigénie

Iphigénie

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Iphigénie, c'est plusieurs horizons qui se chevauchent. Un drame familial, une légende et sa malédiction, un univers désolé et immobile, une quête d'identité. Racine laisse au spectateur l'absence, le manque de modèle absolu et hégémonique. Par ce texte, il fabrique des situations ouvertes qui tendent rarement vers un espoir. Toutefois, au milieu du désastre, se dresse un pouvoir : celui des femmes. Clytemnestre, par sa révolte face aux oscillations de son époux et roi, puis par sa remise en question de l'existence même des dieux. Eriphile, dans sa quête féroce d'identité, de vérité et de justice. Iphigénie, par sa profonde résignation et sa dignité face à son propre sacrifice. Ces trois figures archétypales refusent de collaborer avec un système où le pouvoir engendre le mensonge, la trahison, la manipulation. La résonance que ce texte peut avoir dans notre société est aussi à un tout autre endroit : travailler Iphigénie dans un monde saturé d'informations et d'images, qui oblige aux certitudes et à la radicalité, c'est rendre compte et célébrer l'incertitude, le flottement, la suspension dans le temps. Ce qui m'intéresse chez Racine, et tout particulièrement dans cette pièce, c'est aussi la question de la croyance. Il intériorise la foi : les personnages interrogent leur âme, leurs émotions propres, leurs sensations. Le regard est alors tourné vers l'humain et non vers le ciel et tous convoquent leur voix du dedans. Clément Séclin
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10/10 (21 avis)

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dès 16,50€

Affiche de Combustions

Combustions

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Rédigés sous le sceau de l'impérative nécessité, les mots écrits sous emprise passionnelle tremblent et grondent et déploient des harmoniques d'exception. Valeurs, civilité, bon goût, décence, moralité, sagesse, ce qui fait société disparait au profit de la démesure amoureuse. Ces mots ne sont pas fabriqués pour le métier, ils sont destinés à être lus non pas par le plus grand nombre mais par un.e seul.e. Souvent "non manifeste sed quasi in occulto", ils constituent un corpus de médecine d'urgence. Ce sont des mots qui témoignent de l'ouragan des sentiments, ils appartiennent au domaine de l'intrigue, de l'exaltation, de la menace et de la supplication. La puissance intellectuelle est à son comble. Styles et talents sont mobilisés à 200% au service d'une cause personnelle. C'est une littérature du point de fusion, une littérature de l'incandescence, le pronostic vital semble engagé dans chaque syllabe. Le spectacle est composé comme un tour de chant. Chaque lettre est accompagnée de sa chanson populaire ou d'un extrait de chanson dont le refrain peut, à tout moment, être repris en choeur par le public. Les Souffleurs désamorcent la nature volcanique de cette littérature en chantant l'amour sous toutes ses formes. À chaque lettre, sa ritournelle. Car il s'agit bien d'amour de l'amour dans ce spectacle. Nous nous moquons de nous-même, tendrement. Car l'Homme est ainsi fait : fou, il a inventé l'amour pour se brûler lui-même et chanter la passion, la douleur et la joie. Amoureux de l'amour nous sommes et serons toujours. Et ce que nous pouvons – la passion de l'un.e pour l'autre – cette merveilleuse puissance irrationnelle dont l'être humain est capable, la machine, l'Intelligence Artificielle par exemple, en sera toujours privée ! L'amour est une maladie qui nous guérit. L'amour est un antidote, Combustions le prouve.

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-36%

dès 16,50€

Affiche de Au-delà de toute mesure

Au-delà de toute mesure

Offre limitée
Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
Marie et Giovanni travaillent comme gardienne et gardien dans un musée à Venise. Le temps est suspendu et dehors l'eau monte. C'est l'acqua alta. Chaque jour, Violaine, une visiteuse inconnue vient admirer les toiles de la Renaissance italienne. Dans le musée imaginaire d'Elsa Agnès, le trivial côtoie le sublime, l'humour se mêle à la poésie. On passe sans transition de la salle de repos et de la machine à sandwichs triangulaires aux images de Narcisse, Bacchus ou encore de la Madeleine repentante du Caravage. Toutes les passions humaines défilent sur les tableaux faisant écho aux pulsions endormies, aux imaginaires affamés, de ces trois solitaires. Giovanni emprunte les habits des figures peintes et parfois tous se mettent à ressembler aux toiles qui les environnent, comme si elles déteignaient sur eux. Le jeu de miroirs entre ces regards qui se croisent et s'échangent, l'émotion suscitée par les tableaux du Caravage ou de Bellini, suffiront-ils à réenclencher chez eux un mouvement salvateur, un sursaut ? Sans cesse ils s'approchent du bord de la falaise, de ces moments où tout peut chavirer, se demandant comment expier le chaos qui les habite. Est-il possible de trouver sa juste mesure ?
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8/10 (1 avis)

-57%

dès 10,95€

Affiche de Ici sont les dragons : Intégrales

Ici sont les dragons : Intégrales

Théâtre du Soleil - Grande salle - La Cartoucherie
Un grand spectacle populaire inspiré par des faits réels, en plusieurs époques Une création collective du Théâtre du Soleil en harmonie avec Hélène Cixous, dirigée par Ariane Mnouchkine Arma Vir umque Cano "Je chante les armes et les hommes (1) 1917, 1918, 1938, 1939, 2001, 2022, 1940, 1945... Il y a des dates qui ne s'effacent pas, il y a des siècles qui ne passent pas, qui n'en finissent pas de faire trembler le monde, de troubler les générations, ne sommes-nous pas toujours dans les années 20, bientôt dans les années 30. Quelles années 30 ? Celles du deuxième millénaire. Des chiffres qui rougeoient comme des bûchers il y a des noms de villes ou de lieux qui sont comme des monuments, Munich, Yalta, Dunkerque, Stalingrad, Nuremberg, Pearl Harbour, Austerlitz, Auschwitz, résonnent comme des monuments de la mémoire des mortels. Les mortels ! Il y a ceux qui meurent, ces populations, ces nations, ces êtres, ces acteurs, ces personnages, qui nous ressemblent, auxquels nous ressemblons, que nous, mortels, sommes peut-être. Et il y a ceux qui donnent la mort, ces mortels qui infligent et qui tuent. Ceux qui volent, et tuent la mort. – Vous dites " Munich " ? – Vous dites Hitler, Mussolini, l'Angleterre, vous dites la paix – la guerre, ou Chamberlain, ce que Shakespeare appelle coward, la Tchécoslovaquie, le monde. Ce que fait notre théâtre, cet art de mettre au présent ses forces de vie, c'est donner corps, souffle, voix, lieu, aux événements qui palpitent encore derrière ces noms, aux batailles des armes et des âmes Vous dites lâcheté et simultanément espoir, résistance et ignorance, léthargie et coups de théâtre ou de tonnerre. Munich, une antonomase (2) de l'état d'esprit de toute une époque, d'une tendance à la mort, et plus qu'une antonomase. Munich c'est-à-dire l'Occasion manquée par l'Angleterre d'affirmer sa grandeur de nation, victorieuse hier du plus grand des empereurs. C'est comme si un jour de 1938 Waterloo coulait dans les tréfonds de Munich : quelques mots, quelques syllabes, et c'est la poésie cruelle dont la Guerre fait entendre les accents : sur la petite scène, l'opéra de l'humanité. Une métaphore sournoise : pendant " la Nuit des Longs Couteaux " il paraît que Hitler, l'auteur au secret d'un massacre sauvage, assiste à Bayreuth à une représentation de Parsifal. Puissance surhumaine des mots porteurs de meurtre et de trahison ! Nous qui assistons au " spectacle ", nous sommes médusés par la formidable portée du Théâtre. (...)

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-33%

dès 43€

Affiche de Emma Picard

Emma Picard

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Le roman Un faux pas dans la vie d'Emma Picard est le troisième roman d'une tétralogie consacrée à l'histoire de familles françaises en Algérie (C'était notre terre, Les Vieux Fous, Un faux pas dans la vie d'Emma Picard, Attaquer la terre et le soleil — pour ce dernier roman, Mathieu Belezi a reçu le prix Le Monde 2022 et le prix du Livre Inter 2023). Dans les années 1860, pour échapper à la misère en France, Emma Picard, paysanne, veuve et mère de quatre fils, accepte de partir en Algérie cultiver vingt hectares de terre que lui octroie le gouvernement français. Après quatre années de labeur infructueux, de deuils et de catastrophes naturelles, elle s'assied près de Léon, le plus jeune de ses fils, blessé, et fait le récit — lyrique et poignant — de son combat permanent pour la survie. Le récit qu'Emma fait de sa vie et de ses épreuves est parsemé de questions par lesquelles elle tente vainement d'impliquer Léon dans un impossible dialogue et qui nous ramènent constamment à la situation douloureuse d'une mère qui veille son enfant souffrant. Dans ce monologue, livré d'un trait comme en un expir, Emma Picard se raconte et dresse le portrait d'une femme de condition modeste au XIXème siècle. Qui es-tu Emma Picard ? Colon par nécessité, Emma Picard est avant tout une paysanne. Son récit témoigne d'un rapport viscéral — sensible et poétique — à la nature, mais aussi au travail de la terre, qu'elle mène avec une détermination sans faille jusqu'à l'entêtement tragique. Dès le début du récit, puis sous la forme d'un leitmotiv lancinant, Emma Picard se désole de sa propre naïveté, estimant s'être fait berner par les fonctionnaires du gouvernement français. Les phases d'espoir et de découragement successives au fil des épreuves endurées la laissent aussi peu à peu en proie au doute et à la colère face à la religion. La tragédie universelle des sans-voix Le texte de Mathieu Belezi s'inscrit dans la grande tradition d'une littérature qui donne une voix à celles et ceux dont on ne parle jamais et qui n'ont jamais la parole. En ce sens, il apporte un éclairage singulier sur l'histoire de la colonisation de l'Algérie. Femme, veuve, pauvre, à la merci des puissants, tentant désespérément de survivre dans des circonstances hostiles, Emma Picard est une héroïne tragique, emblématique de tous les laissés-pour-compte, qui nous interpelle par la dimension universelle d'une tragédie personnelle livrée dans l'intimité d'un soliloque bouleversant. A son arrivée en Algérie, Emma Picard est conduite sur ses terres par Mékika, un algérien qui choisit de rester avec elle et ses fils pour travailler à la ferme. Loin d'occulter le drame de la colonisation qui est omniprésent dans le récit, la relation qui se tisse entre Emma, ses fils et Mékika nous parle de solidarité dans la lutte pour la survie et de la fraternité des travailleurs de la terre. Du roman à la scène Tout en préservant les propriétés stylistiques du long monologue d'Emma Picard — que Mathieu Belezi décrit comme un lamento — nous nous sommes efforcés d'en restituer la bouleversante humanité. Du fait de la situation d'Emma lorsqu'elle entreprend son récit (anéantie, assise sur une chaise), la mise en espace est nécessairement sobre. C'est donc essentiellement par les nuances et les subtilités de l'interprétation que l'on pourra amener le spectateur au plus près des émotions du personnage et que l'on fera entendre la beauté du texte.
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10/10 (81 avis)

-36%

dès 16,50€

Affiche de Rhinéros

Rhinéros

Théâtre La Camillienne
Une vaste comédie absolument dramatique qui n'a vraiment, mais alors vraiment rien à voir avec nous. En quelques mots : Bérenger, un garçon normal a priori, rejoint son ami Jean à la terrasse d'un café aprés une nuit bien arrosée. Soudain passe un rhinocéros. Et il ne s'agit que du premier. Un chef d'oeuvre du théâtre de l'absurde que nous avons urgemment envie de partager avec vous.

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dès 15€

Affiche de Concert cathartique - Méditation des sens

Concert cathartique - Méditation des sens

Théâtre Elizabeth Czerczuk
Pour ce concert cathartique intitulé Méditation des sens, Elizabeth Czerczuk a trouvé son inspiration dans les poèmes de Jacques Roubaud tels que Quelque chose noir et La forme d'une ville change plus vite, hélas, que le coeur des hommes. Ces oeuvres témoignent d'expériences cathartiques profondes vécues par le poète. Un tel mélange d'émotions donne une oeuvre sensuellement nostalgique, à l'image d'une réécriture démystificatrice du mythe d'Orphée. Magnifiquement accompagné d'une performance chorégraphiée, ce spectacle promet un réveil des sens et des émotions intimes.
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9/10 (5 avis)

-59%

dès 8,95€

Affiche de Amok

Amok

Théâtre Elizabeth Czerczuk
Ce spectacle chorégraphié, avec une formation musicale en live et une vingtaine d'artistes sur scène, explore l'aliénation psychique dans un décor renversé où s'effacent les frontières. Pourquoi fallait-il qu'il se retourne ? Au T.E.C., AMOK – Sois toujours mort en Eurydice renouvelle le mythe d'Orphée et Eurydice pour en faire un récit bouleversant d'amour et de mort. Les célèbres sonnets de Rilke y diffusent leur souffle mystérieux, déposant des mots énigmatiques sur des scènes à la limite du fantastique, à moins qu'elles ne soient hallucinées, creusant encore les profondeurs du mythe. Une dramaturgie du corps, dansée et musicale, propre au T.E.C. puise dans des références majeures de l'art théâtral pour un spectacle étourdissant mais rigoureux, infiniment généreux de sensations. Cosmopolite, immersive, contemporaine, cette création d'Elizabeth Czerczuk nous saisit autrement qu'une suite de répliques en langue française. "Où est sa mort ? Vas-tu composer ce récit, avant que ta chanson ne se perde, engloutie ? Où sombre-t-elle, hors de moi ?... Presque une enfant..." – Rainer Maria Rilke
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10/10 (17 avis)

dès 12,95€

Affiche de Ici sont les dragons : Première époque

Ici sont les dragons : Première époque

Théâtre du Soleil - Grande salle - La Cartoucherie
Première Époque 1917 : La Victoire était entre nos mains En coproduction avec le TNP - Villeurbanne Avec le soutien exceptionnel, à l'occasion de la célébration des 60 ans du Théâtre du Soleil, de la Région Île-de-France, du Ministère de la Culture et de la Ville de Paris Qui sont ces dragons ? "Nous qui sommes le public de l'an 2024, nous sommes datés. Quand a commencé notre Histoire ? Il y a 3000 ans, hier, par une guerre. L'Histoire-Légende aura toujours commencé par une guerre, une révolution, la fin d'un monde, le commencement d'un monde. La Guerre de Troie et la guerre mondiale. Laquelle ? La première, la seconde, la troisième ? Un empereur massacre un peuple. Un peuple se soulève, fuit. On tue un roi. Un Français ? Ou un Russe ? Ou un Grec ? Avant. Demain matin. De ton temps, Shakespeare, c'était comment ? Selon Shakespeare, nous sommes des mouches pour les dieux. As flies to wanton boys are we to the gods. Ils nous tuent pour s'amuser. Vus par le Théâtre nous sommes des pions sur l'échiquier des Dieux : des soldats et des généraux, des rois, des esclaves, des prophètes, des mères et des orphelins, des ogres et des gibiers humains, des... L'Histoire est un cauchemar qui nous dépose sur la rive d'un autre rêve. La plupart du temps millénaire, ce nouveau rêve est un cauchemar qui répète son scénario de fatalités et de résurrections. Les continents sont baignés de sangs. Il y a toujours de nouveaux personnages mythologiques, les masques changent, les férocités se modernisent. Qui sont ces dieux bouchers ? Non, ce ne sont pas seulement des " garçons espiègles ", ces hommes qui tuent pour démontrer leur violente divinité. Tous les jours nous prononçons leurs noms avec effroi et stupéfaction. Tous des Personnages hurleurs, sous leurs noms de masques, ces orateurs diaboliques s'enivrent de leurs propres paroles incendiaires. Dictateurs, chefs, tyrans totalitaires, mangeurs d'humains, cyclopes aveugles, peintres ratés, faux poètes, grands seulement par leur ambition illimitée, ils ont les armes, champions olympiques dans la pratique du Mensonge. Aujourd'hui nous les appelons l'un Poutine, ou l'autre Dragon là-bas, vous savez, Trump ? Ah, Trump oui, et celui-là ? C'est Hitler. Crois-tu vraiment, Shakespeare, qu'ils ne nous tuent que pour s'amuser. Ils veulent nous exterminer. Nous effacer de la Terre et de la mémoire. Car ces monstres sanguinaires, ce sont des hommes, c'est incroyable. C'est pour ça qu'ils nous fascinent. Ils sont incroyables et ils sont toujours là, les Grands Cruels, les Führer, Lénine, Staline, -tine, -nine, -line, -tine. Ce sont des mortels et ils veulent notre mort ! Nous ne comprenons pas pourquoi, comment, quel est le secret de leur pouvoir. Seuls, mais entourés de fascinés. Mais dans chaque pièce s'avance le miracle, là où règnent les Grands Mégalomanes se dresse un tout petit poète, un soldat de la vie, un géant par l'esprit, un fidèle au génie du droit humain, un sans peur et sans hésitation, les héros à l'humour tout-puissant, les Churchill et autres Inébranlables, et ce sont eux qui écrivent l'Histoire vraie des vainqueurs de la haine. Et dans la Voix du Théâtre, après l'asphyxie et le poison, résonnent leurs voix." - Hélène Cixous, auteure de la pièce

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dès 27€

Affiche de Requiem pour les vivants

Requiem pour les vivants

Offre limitée
Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
Chaque été, à Marseille, des jeunes s'élancent du haut des rochers pour se sentir pleinement vivants. Depuis les falaises, ils défient le vide pour quelques secondes d'adrénaline. "Quand je saute j'existe" dit l'un d'entre eux. Tout bascule après la mort de Jonas. Comment annoncer le drame à sa mère ? Comment les vivants oeuvrent collectivement pour donner une réponse à cette mort ? Éprouver par le corps toutes ces questions, ressentir le vertige. Et quand les mots ne suffisent plus, c'est par le chant et la danse que Delphine Hecquet retrace le chemin de la consolation, pour apporter une vision poétique et créatrice à l'histoire d'un traumatisme. Composer un requiem pour ceux qui restent. Sur scène, une merveilleuse troupe de huit interprètes, acteurs, danseurs et chanteurs. Ensemble, ils vont tenter de reconstituer le paysage, de raconter les gouffres qui les traversent, transformer l'absence en présence. La partition s'écrira par glissements successifs, d'un langage à l'autre. Des mots à la danse, du mouvement aux chants, pour venir nous envelopper délicatement. Une ode à la jeunesse qui apprend à dire adieu. Une prière pour les vivants, un rituel à traverser ensemble de tout son corps, de tout son coeur.
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8/10 (1 avis)

-57%

dès 10,95€

Affiche de Tous coupables sauf Thermos Grönn

Tous coupables sauf Thermos Grönn

Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
Thermos Grönn réussira-t-il à rejoindre le paradis fiscal promis ? Les crapules seront-elles punies pour toutes leurs bassesses ? Librement inspirée par l'affaire Carlos Ghosn, Romane Nicolas écrit dans une langue charnue, inventive, bourrée de néologismes et de surprises un conte maléfique et grotesque, une partition pour quatre acteurs et plus de trente personnages, qui rappelle Jarry par son énormité. Il y sera question de fuite au fond d'une malle, de mensonges éhontés et d'exploitation, de révolution industrielle mais aussi de thune et de veuleries en tous genres. Par l'artifice et une fantaisie débridée – ici même les Twingo, le big bang et le soleil ont la parole – c'est le procès ubuesque du grand capital qui se prépare, personnifié par le voyou suprême, Thermos Grönn ! Comment la société engendre sa propre destruction, créant des lois et un système permettant la grande crapulerie capitaliste ? La comédie proposée par Sacha Vilmar est irrésistiblement drôle, d'un rire grinçant et salvateur pour nous réveiller de notre léthargie et faire tomber les masques.

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dès 10,95€

Affiche de Musiques en héritage

Musiques en héritage

Offre limitée
Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
C'est comme une veillée autour d'un feu de camp, un moment propice pour raconter des histoires. Mais avec Ludmilla Dabo, c'est sur scène que le feu crépite et ce sont des étincelles musicales qui jaillissent de la mémoire des six interprètes. Des musiciens aguerris, des comédiennes chevronnées mais aussi attention une vraie chanteuse de salle de bains. Tout le monde est invité à partager sa "compilation" personnelle, à plonger dans sa mémoire musicale ! À travers les airs d'enfance qui les ont façonnés, les rythmes entêtants transmis de génération en génération, qu'ils viennent du Sénégal, du Cameroun, de la Réunion, de Bretagne ou de la pure variété française, ces sons les racontent et les débordent, entrent en collision les uns avec les autres et sont repris collectivement pour devenir la bande originale de nos identités, de nos histoires familiales, professionnelles,amoureuses, réelles ou fantasmées. Au carrefour du théâtre et du concert, un tour de chant en forme d'enquête, jalonné de mix et de remix, comme les histoires qui se transforment à force d'être réinterprétées. Des musiques tantôt légères, tantôt graves,transmises le temps d'une soirée pour mieux poursuivre leur route au creux de nos oreilles une fois les micros coupés.

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dès 10,95€

Affiche de Illusions

Illusions

Offre limitée
Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
Quatre jeunes gens viennent partager leurs interrogations sur l'amour à travers les histoires de deux couples d'octogénaires à la longévité amoureuse édifiante. Quand Dennis, sur le point de rendre l'âme, fait une magnifique déclaration à sa femme Sandra, celle-ci avoue ne brûler que pour son meilleur ami. Cette révélation va agir comme une déflagration, les fondements de l'amour qui semblaient si solides en sont bouleversés. Le vrai amour est-il ou non réciproque ? Question vertigineuse dont Viripaev se saisit dans une succession de récits drôles et tragiques, parfois anecdotiques en apparence, mais toujours essentiels. Quel bonheur de retrouver cette écriture et ses méandres obsessionnels. Une langue hypnotique que le metteur en scène Yordan Goldwaser explore depuis plusieurs années, en écoutant cette petite musique entêtante, en suivant ses motifs et ses variations. Sur scène, c'est à une véritable partie d'échecs que l'on assistera, entre quatre interprètes équilibristes qui s'amusent à troquer leur rôle pour tenter de saisir l'essence même de l'amour, vous entraînant toujours plus loin dans le tourbillon de ce monde en éclats, qui parfois s'éclaire l'espace d'un instant.

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dès 10,95€

Affiche de La Cerisaie

La Cerisaie

Offre limitée
Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
Le rêve de jouer La Cerisaie au printemps et de s'inscrire dans le paysage, c'est le défiqu'Aurélie Van Den Daele, fidèle de la Cartoucherie, a décidé de relever en plongeant dans la dernière pièce de Tchekhov publiée en 1904. Comme l'auteur médecin, elle souhaite, l'air de rien, ausculter les âmes au scalpel, que ce soit les blessures de l'ancien moujik Lopakhine ou les larmes jamais séchées de Lioubov, cette femme endeuillée, désargentée et totalement déphasée face à ce monde qui vacille. Que nous raconte aujourd'hui cette histoire mémorielle de lutte des classes ? Pour racheter notre passé et commencer à vivre, faudra-t-il liquider la cerisaie, là est toute la question. Pour traduire sur scène ces pulsions de vie et le mouvement de ces corps éperdus qui se jettent les uns contre les autres puis s'affaissent, Aurélie Van Den Daele réunit une grande troupe de dix acteurices qui nous placent à un moment de bascule, au bord des larmes et du rire. Pouvons-nous dire adieu à cette histoire pour en construire une autre ? Cette nouvelle Cerisaie tentera de repousser les murs, pour convier le public à une grande fête, à un rite de passage, à vivre ensemble dedans et dehors.

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dès 10,95€

Affiche de Doux oiseau de jeunesse

Doux oiseau de jeunesse

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
À San José, dans une chambre d'hôtel, un jeune homme ambitieux et une actrice célèbre mais déchue se retrouvent le temps d'une nuit. Il espère encore percer, elle fuit l'humiliation. Leurs deux solitudes se confrontent, entre illusions qui s'effilochent, marchandages et restes d'espoir. Tennessee Williams explore ici les fractures d'une Amérique des années 50, marquée par le racisme, le puritanisme, le pouvoir patriarcal. Le monde du cinéma hante la pièce comme un mirage féroce. Sur cette toile de fond brutale, il dessine des figures blessées, vibrantes, traversées par le désir, la honte, la rage de ne pas disparaître. Cette mise en scène s'attache à faire entendre la langue sensible et directe de Williams, à laisser vivre les corps, les tensions, les flux de paroles et les silences. Elle cherche à ouvrir un espace de jeu où les contradictions des personnages peuvent exister pleinement : entre colère et tendresse, grandeur et chute, rire et blessure. Là où la réalité rencontre la poésie. Et où, malgré tout, une forme de fraternité d'âmes peut surgir. Amérique des années 50, au bord du golfe du Mexique. Une chambre d'hôtel, un duo étrange : Chance Wayne, encore très séduisant malgré les années, revient dans sa ville natale, sans succès ni avenir, porté par un seul espoir : retrouver Angéline, son amour de jeunesse. Fille d'un politicien local, John Finley, raciste, ambitieux et brutal, elle est désormais tenue à distance, recluse par un père prêt à tout pour protéger sa réputation. Chance n'est pas seul. À ses côtés : Alexandra De Carlo, alias Princesse, star vieillissante, fuyant l'écran qui trahit ses traits et la gloire déchue. C'est au creux d'une nuit d'effondrement que Chance l'a recueillie, au pied d'un escalier, avant de l'entraîner avec lui vers le Sud, dans sa Cadillac. Lui rêve de célébrité, elle cherche l'oubli. Leur pacte est en apparence simple : il l'aide à s'effacer et à lui rendre la vie plus douce, elle lui donne les moyens de briller. Mais entre alcool, drogue et transactions financières, se noue une relation trouble, mêlant cynisme, désir et solitude. "Quand un monstre en rencontre un autre, il faut bien que l'un dévore l'autre", dira Princesse. Mais à San José, le retour de Chance déclenche une onde de choc. Le gouverneur Finley prépare un meeting. Il veut y exhiber la jeunesse blanche du Sud, enterrer les scandales : l'opération subie par sa fille — causée, dit-on, par une relation passée avec Chance — et le lynchage d'un jeune homme noir qu'il a lui-même orchestré. Finley exige la présence publique de sa fille. Devant son refus, il menace : si Chance ne quitte pas la ville, il sera mutilé. Le meeting vire à l'émeute. Pendant ce temps, à l'écran, le film d'Alexandra triomphe. Son aura, qu'elle croyait flétrie, redevient iconique. Elle retrouve assurance, vanité, pouvoir. Elle offre à Chance une issue : fuir avec elle. Mais il refuse. Chance reste. Seul, vide, en bout de course. Il a tout perdu : l'amour, la jeunesse, ses illusions. "Notre ennemi à tous, c'est le Temps", dira-t-il en dernier. Et il attend, sans fuir, que la violence du monde s'abatte sur lui.

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dès 16,50€

Affiche de Je voudrais parler de Duras

Je voudrais parler de Duras

Théâtre Traversière
Yann Andréa, lecteur passionné de l'oeuvre de Marguerite Duras, deviendra son compagnon durant plusieurs années. Leur relation, aussi invivable qu'exceptionnelle, défie toutes les frontières : fiction et réalité, amour et domination, lucidité et aveuglement. Dans une longue confession, il tente pour la première fois de dire "je", de parler d'eux. Sur scène, Katell Daunis et Julien Derivaz redonnent voix à cet homme effacé, dans une mise en abyme subtile et un jeu sensible. Avec pudeur, Yann Andréa dévoile son vertige intérieur. Une parole funambule, portée par une question essentielle : Peut-on aimer au point de disparaître dans une oeuvre ?

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-18%

dès 20,50€

Affiche de Songe – Mythe surgi du chaos

Songe – Mythe surgi du chaos

Théâtre Traversière
Avec Songe, la Compagnie Tamèrantong! propose une adaptation libre et foisonnante du Songe d'une nuit d'été. Christine Pellicane met en scène 34 interprètes, dont 23 enfants et jeunes de La Plaine Saint-Denis et de Paris-Belleville, aux côtés de 11 artistes professionnels. Théâtre, danse, musique live et krump s'entrelacent pour un spectacle onirique, poétique et explosif, où Shakespeare rencontre Kurosawa et l'énergie des quartiers populaires. Depuis 30 ans, TMT! fait vibrer la jeunesse sur scène et défend une culture vivante, libre et joyeusement engagée.

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-38%

dès 7,95€

Affiche de Exit

Exit

Théâtre Traversière
Entre la vie et la mort, ce spectacle explore avec finesse et humour le rôle des associations suisses d'assistance au suicide, comme Exit. Inspirée de témoignages, la pièce met en lumière les bénévoles qui accompagnent malades et handicapés vers une fin choisie, avec humanité et philosophie. Un théâtre qui aborde un sujet délicat avec tendresse et humour, pour questionner notre ultime liberté : celle de choisir sa mort.

Nouveau !

-19%

dès 16,50€

Affiche de Pourquoi les poules préfèrent être élevées en batterie

Pourquoi les poules préfèrent être élevées en batterie

Théâtre Traversière
Dans cette fausse conférence, le professeur Rouger, directeur de l'école d'agriculture ambulante, explore les droits de la poule et les conditions de vie de l'oeuf. Pourquoi les poules s'agglutinent-elles, malgré l'inconfort évident ? Mêlant informations scientifiques et propos invraisemblables, "poule mouillée" et "chair de poule", Jérôme Rouger plonge dans l'absurde et la métaphysique. Spécialiste des allocutions détournées, il livre un discours d'une irrésistible drôlerie, miroir décalé de problématiques bien réelles. Une joyeuse métaphore de la condition humaine, où l'humour devient outil de réflexion.

Nouveau !

-25%

dès 16,50€

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