Réflexion à Montpellier
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Monde Nouveau
Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Ici, le plateau fait monde. Ce monde tourne encore, c'est comme ça. Et il y a les gens, qui tournent avec ou qui le font tourner. Qui parlent et dansent comme convenu. Qui carburent à la nouveauté d'hier et à celle d'après. Comment dire non ?L'individuel quitte le groupe, s'embrouille dans la virtualité et se débrouille avec, il faut bien. Enfin, il ne faudrait pas, mais comment faire quand les systèmes et machineries diverses nous enferment et se reproduisent entre eux ? La pièce expose cette oppression néo-tout, les gestes répétitifs déshumanisés, les corps conformes et perdus, la fièvre de vaincre et consommer... et peut-être aussi la possibilité d'une brèche, quelque chose ou quelqu'un·e, comme un grain de sable, qui chercherait à gripper les rouages infernaux. Et ça tombe bien, parce qu'il s'agit essentiellement de cela : continuer à chercher encore, même quand on pense avoir trouvé un passage, parce que le monde le rebouchera très vite, à nouveau. Depuis 2006, Nathalie Garraud (metteuse en scène) et Olivier Saccomano (auteur) développent un travail de troupe où chaque membre, selon sa discipline (mise en scène, écriture, jeu, costume, son, lumière) s'engage dans des cycles de création au long cours, alternant des pièces d'études à partir d'un texte existant et des pièces originales, sur un motif donné : Les Suppliantes (2006-2009) sur la forme tragique, C'est bien, c'est mal (2010-2013) sur la jeunesse, Spectres de l'Europe (2014-2016) sur la figure de l'étranger. Cette recherche a donné naissance à plusieurs pièces : Notre jeunesse (2013), Othello variation pour trois acteurs (2014), Soudain la nuit (2015), publiées aux éditions Les Solitaires Intempestifs. Depuis 2018, Nathalie Garraud et Olivier Saccomano codirigent le Théâtre des 13 vents CDN Montpellier où ils créent : La Beauté du geste (Les Solitaires Intempestifs), Un Hamlet de moins et Institut Ophélie diptyque (Les éditions Théâtrales), Monde nouveau et Monde grand – vie et mort d'Antonio Gramsci avec la 85ème promotion de l'ENSATT Lyon.
-31%
dès 18,50€
L'épicier
La Chocolaterie
Dans un monde mené par l'idéologie capitaliste et fondé sur l'accumulation du profit, il y a certaines règles à respecter pour qu'un commerce puisse prospérer. Pourtant, un homme ne répond à aucune de ces règles... l'épicier.
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dès 16,50€
Reprenons
Théâtre du Hangar - Compagnie Jacques Bioules
Il y a quinze ans, Adrien Béal et Arthur Igual ont fabriqué, ensemble, leur première "écriture de plateau" : une pièce en grande partie improvisée chaque soir, intitulée Il est trop tôt pour prendre des décisions définitives. Sans aucune trace audio ou vidéo, qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Poursuivant sa recherche autour du temps, celui qui passe et qui se répète, le temps du monde et celui de la représentation, Adrien Béal a proposé à Arthur Igual de s'y remettre, des années après... Ils interrogent précisément le mot "répétition", qui dit au théâtre aussi bien le travail de préparation en amont du spectacle que celui consistant à refaire, soir après soir et en public, ce qui a été répété. Avec nous, ils font dialoguer les deux sens du mot et cherchent joyeusement à comprendre comment une action qui consiste à répéter ce qui a déjà eu lieu (il y a longtemps ou la veille) peut anticiper un avenir incertain. Adrien Béal a étudié le théâtre à l'université Paris III. De 2004 à 2015, il travaille comme comédien au sein de la compagnie Entrées de Jeu, spécialisée dans le théâtre forum. En 2007, il crée la Cie Théâtre Déplié, avec laquelle il met en scène des textes de Michel Vinaver, Roland Schimmelpfennig et Henrik Ibsen. À partir de 2011, les mises en scène de textes alternent avec la création de spectacles écrits au cours des répétitions avec les acteur·ice·s. En 2014, il met en scène Les Voisins de Michel Vinaver, et Le Pas de Bême (création de plateau jouée près de 200 fois). À partir de cette pièce, le Théâtre Déplié initie un nouveau cycle de création avec un même groupe de six acteur·ice·s engagé·e·s sur la durée. Ce travail donne lieu à la création de Perdu connaissance en 2018, des Pièces manquantes (puzzle théâtral) et de Toute la vérité en 2021. En 2022, Adrien Béal met en scène Combats de Nicolas Doutey, pour l'itinérance et interprétée par des acteur·ice·s issu·e·s du programme Ier Acte. Il met en scène en 2025 Dialogue avec ce qui se passe de Nicolas Doutey. Depuis janvier 2024, Adrien Béal est directeur du Studio Théâtre de Vitry. Arthur Igual est formé au Conservatoire national supérieur d'art dramatique (CNSAD) dans les classes d'Andrzej Seweryn, Dominique Valadié, Daniel Mesguich, Michel Fau, Muriel Mayette, Philippe Adrien et Árpád Schilling, il collabore de façon régulière et centrale avec Sylvain Creuzevault. Il participe à de nombreuses créations du metteur en scène, parmi lesquelles Baal, Notre terreur, Le Capital et son Singe, Angelus Novus, Les Démons, Le Grand Inquisiteur, Les Frères Karamazov, L'Esthétique de la résistance, Edelweiss [France fascisme], Banquet Capital, Walter Benjamin et Pétrole. Il a également travaillé avec Guillermo Pisani, Macha Makeïeff, Adrien Béal, Roger Vontobel, Laurent Laffargue, David Géry, Frédéric Bélier-Garcia, Árpád Schilling, Muriel Mayette-Holtz et Daniel Mesguich. Au cinéma, il joue notamment dans Un amour impossible (Catherine Corsini), L'Homme fidèle (Louis Garrel), Mal de pierres (Nicole Garcia), Falcon Lake (Charlotte Le Bon) et Pour la France (Rachid Hami).
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dès 18,50€
Nourrir l'humanité c'est un métier
Parc Courty (Mairie)
Places assises dans les gradins des arènes, en extérieur. Dès 8H petit déjeuner musical offert, animations et expositions.
dès 11,75€
Et le reste c'est de la sauce sur les cailloux
Théâtre du Hangar - Compagnie Jacques Bioules
Alice et Sacha travaillent au plateau une nouvelle création. Ils se prennent joyeusement la tête et s'interrogent sur leur singularité, leur radicalité peut-être. Ils tombent sur un film documentant le travail des cinéastes inclassables Jean-Marie Straub et Danièle Huillet qu'ils ne connaissaient pas et que, finalement, pas grand monde ne connaît. Et alors ? Ils les incarnent et dialoguent avec eux. Ici, on parle d'art non conforme et de marxisme comme on se disputerait à propos du temps de cuisson d'un gratin. On parle au théâtre avec gourmandise d'un cinéma très " personnel ". On se chamaille à propos d'un bout de bobine ou d'un détail que personne ne verra. On nous invite à ne pas céder aux facilités, et c'est délicieux. Une conversation entre deux formes et deux couples, soucieux de faire, de résister, de vivre et d'aimer. La compagnie Courir à la Catastrophe est née en 2018 suite à notre rencontre pendant notre formation à l'ENSATT. C'est l'idée de courir pour ne pas s'enraciner, courir le monde, courir les rues, courir à perdre haleine, courir sur le haricot, courir comme un dératé, courir après son ombre ou vers sa propre mort...Se dépasser, se déborder, se chercher, se tromper, tomber, amoureux, dans le panneau, dans le fossé, à la renverse. Au risque, qui court, toujours, d'aller à la catastrophe. Nous avons le désir profond, à travers notre théâtre, de transmettre une autre idée de ce que pourrait être la force, la réussite, la beauté en tentant, autant que possible, de s'avouer : fragiles, ignorant·e·s, faibles, humain·e·s. Les projets de la Cie se créent et se nourrissent à partir de matières autres que théâtrales. L'un est une écriture de plateau, 5 4 3 2 1 J'EXISTE (même si je sais pas comment faire), et le second, En réalités, est une adaptation de La Misère du Monde de Pierre Bourdieu qui a remporté les prix du public et du jury du Prix Théâtre 13/Jeune metteur en scène, ainsi que le Prix du Jury Célest'1 2019 section Grands Formats. S'ensuit Œuvrer son cri, spectacle qui s'inspire d'occupations de théâtre et qui questionne la place que notre engagement politique prend dans notre façon de créer des oeuvres. Enfin, La Brande retrace l'histoire du mouvement de la psychothérapie institutionnelle, modèle de soin de plus en plus menacé. Ils créent en 2026 aux Célestins – Théâtre de Lyon, Et le reste c'est de la sauce sur les cailloux, un duo sur l'oeuvre des cinéastes Danièle Huillet et Jean-Marie Straub.
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dès 18,50€
Faire le beau
Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Bérangère Vantusso, Nicolas Doutey, les acteurs et actrices de la Jeune troupe du Théâtre Olympia – CDN de Tours, nous convient à un drôle de défilé. Entre costumes et paravents, la pièce interroge le geste plus ou moins anodin de se vêtir chaque jour, comme-ci ou comme ça. Pour appartenir à un groupe, un genre, une fonction, un style, ou pour s'en démarquer. Mais aussi pour en jouer. Pour explorer les rapports singuliers, intimes ou conventionnels que nous entretenons avec ce que nous portons. Ce qu'on en dit et ce que ça dit de nous. Est-ce l'habit qui fait le moine ou bien l'inverse ? Ici, on s'habille, se déshabille, on se change sans cesse, au gré d'une épopée visuelle qui reproduit, pour ainsi dire, la danse iconoclaste de nos identités textiles... Le vêtement y est le personnage principal, au gré de l'Histoire et des histoires, petites ou grandes, que l'on vit vêtu. Formée au CDN de Nancy, Bérangère Vantusso découvre la marionnette en 1998, à la Sorbonne nouvelle. Elle reconnait d'emblée dans cet art le point crucial de son questionnement quant à l'incarnation et à la prise de parole scéniques. En 1999, elle crée la Compagnie trois-6ix-trente, croisant marionnettes, acteurs et compositions sonores. Elle met notamment en scène Violet de Jon Fosse, Les Aveugles de Maeterlinck, Le Rêve d'Anna d'Eddy Pallaro. Elle est membre de l'Ensemble artistique du CDN de Sartrouville, du Théâtre du Nord à Lille et du Centre dramatique national de Tours. En 2015, elle est lauréate du programme Hors les murs de l'Institut français et part au Japon pour rencontrer les maîtres du Théâtre national de Bunraku. Elle a créé L'Institut Benjamenta d'après Robert Walser au 70e Festival d'Avignon. De janvier 2017 à décembre 2023, elle dirige le Studio-Théâtre de Vitry. La création de Longueur d'ondes – histoire d'une radio libre (2018) marque le début de la collaboration avec le peintre Paul Cox. Ensemble, ils entament un travail théâtral où le trio acteurs, texte et images peintes trouve un équilibre entre formalisme et émotion, au service d'un récit historique, celui de la lutte des ouvriers sidérurgistes de Longwy en 1979. En 2019, Bérangère créé Alors Carcasse de Mariette Navarro au Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières. En 2021, elle collabore avec la compagnie de L'Oiseau Mouche pour la création de Bouger les lignes – histoires de cartes, une pièce destinée au jeune public créée au 75 e Festival d'Avignon écrite par Nicolas Doutey. En 2024, elle crée Rhinocéros au Théâtre de la Manufacture – CDN de Nancy, où elle est artiste associée depuis 2021, et met en scène des jeunes comédien·ne·s de l'ERACM dans Petit bon Dieu, un spectacle jeune public teinté d'humour noir. Bérangère Vantusso dirige le Centre dramatique national de Tours – Théâtre Olympia depuis janvier 2024.
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dès 18,50€
Menace Chorale
Théâtre du Hangar - Compagnie Jacques Bioules
La chorale amateur d'une petite ville tranquille et ordinaire a perdu son modeste chef de choeur. Pour le remplacer à la volée, les autorités invitent une cheffe mondialement connue aux ambitions ambiguës. Sous sa baguette, une galerie de personnages, aux parcours sociaux divers, apprennent l'air de rien, avec plus ou moins de bienveillance ou de résistance, les vertus obligées de la musique identitaire et des chants patriotiques glorieux... Les désirs d'ordre, d'autorité et de puissance, de faste et de (vieille) grandeur nouvelle quand le quotidien s'appauvrit. La pièce de Gabriel Sparti interroge, avec finesse et dérision, les rouages et manipulations esthétiques en tous genres (ici la musique et le chant) qui ont toujours préparé, accompagné, voire galvanisé, les poussées nationalistes et fascistes. Gabriel Sparti est né en Suisse et entre en 2015 à l'ESACT à Liège. Il entame, dès sa sortie, la création de ses spectacles. Le premier, Heimweh / Mal du pays, sera créé en mai 2023 aux Halles de Schaerbeek, à Bruxelles. Il a parallèlement travaillé avec Françoise Bloch sur son spectacle Point de rupture, a présenté une étape d'un seul en scène à l'Espace MAGH à Bruxelles en octobre 2022. Il intervient ponctuellement à l'ESACT, en qualité d'assistant. Avec son regard discret et pénétrant à la fois, Gabriel Sparti impose un certain mystère. De nature réservée, le jeune auteur et metteur en scène fait partie de ces artistes qui préfèrent l'ombre des coulisses à la lumière du plateau. Avec Menace chorale, son deuxième spectacle, Gabriel Sparti s'impose avec une patte théâtrale singulière et des mises en scène extrêmement intelligentes.
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dès 18,50€
La parabole du seum
Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Face aux diverses catastrophes, politiques et climatiques, aux discriminations en tous genres, la dernière création de Rébecca Chaillon nous invite, à sa façon féroce et drôle, à résister. Résister par les marges aux normes qui écrasent tout. Des marges où nous sommes nombreux·euses : pas assez comme ci, trop comme ça, racisé·e·s, précaires, gros·se·s, gays, lesbiennes... ou sans étiquette. Une parabole c'est à la fois une figure de style, un récit qui parle à chacun, qui donne à penser et contient une sorte d'enseignement partagé. C'est aussi le nom de ces objets ronds et blancs qui recouvrent massivement les toits un peu partout, mais plus encore dans le 93, un département dit " sensible ". En argot, le mot " seum " est utilisé pour désigner colère, frustration et amertume. On s'en échappe ici momentanément par la science-fiction, l'exubérance et la générosité des corps libres, les rituels païens, l'astronomie et les stars... Metteuse en scène, autrice, performeuse, membre du collectif RER Q et scorpion ascendant taureau, Rébecca Chaillon milite comme elle respire, adore faire des débats et jouer nue. Son travail se situe entre théâtre, performance, poésie et explore les rapports de dominations. Elle aime raconter les désirs et les violences qui agissent sur les corps avec beaucoup d'amour, d'humour, et de nourriture. Fondée en 2006, La Compagnie Dans Le Ventre est une plateforme d'exploration artistique autour des identités minorisées dans notre société. Abordant des thématiques à la fois intimes, politiques et universelles, son travail prend des formes diverses comme L'Estomac dans la peau (2011), solo sur le désir et l'appétit ; Où la chèvre est attachée, il faut qu'elle broute (2018), pièce qui explore les discriminations à travers le football féminin ; Carte noire nommée désir (2021), spectacle performatif sur la construction du désir chez les femmes noires ou Plutôt vomir que faillir (2022), qui nous plonge dans l'adolescence pour questionner un monde fait par et pour des adultes. Sa dernière création, La Gouineraie (2025), qu'elle co-signe avec Sandra Calderan, déconstruit le mythe de la famille traditionnelle en milieu rural. Autrice et metteuse en scène, Céline Champinot est associée au Théâtre Dijon Bourgogne-CDN (2016- 2021), où elle crée sa trilogie Biblico-pop : VIVIPARES – posthume (2016), LA BIBLE, vaste entreprise de colonisation d'une planète habitable (2018) et Les Apôtres aux Coeurs Brisés – Cavern Club Band (2021). En 2019, elle reçoit le prix Nouveau Talent Théâtre de la SACD et met en scène une adaptation de La Mouette d'Anton Tchekhov pour les lycées en 2020. Artiste associée au Théâtre des 13 vents, elle y démarre un nouveau cycle de création, L'Amour et l'Occident, avec une première pièce pour l'itinérance et les plateaux, Juliette et Roméo sont morts (2024) puis une seconde : Le Mauvais sort (2025). Également associée au Studio Théâtre de Vitry, elle y met en scène Les Acteurs de bonne foi de Marivaux avec des amateur·ice·s (2025), pièce qu'elle recréera en 2028 avec la compagnie de La Bulle Bleue à Montpellier. Elle est par ailleurs, depuis plusieurs années, la collaboratrice à la mise en scène de Rébecca Chaillon.
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dès 18,50€
Clément Viktorovitch dans L'art de ne pas dire 2027 | Montpellier
Zénith Sud
(France Info, Clique, Quotidien), sur internet (Twitch, Youtube) et en librairie (Le Pouvoir Rhétorique, Logocratie) apparait pour la première fois sur scène dans une fiction grinçante. Il y incarne le conseiller en communication du Président de la République qui, après avoir été brutalement évincé, cherche à se venger. Son arme ? Une conférence dans laquelle il décide de dévoiler tous les secrets qu'ils ont utilisés pour conquérir le pouvoir... A travers ce spectacle, déjà 150 000 spectateur.ices ont pu s'emparer des outils de décryptage du discours et, au-delà, s'interroger sur les dégâts qu'une parole politique déloyale peut entraîner pour notre vie démocratique. Pour beaucoup, ce spectacle a été vécu comme un acte de résistance citoyenne en dehors des luttes de partis ; un moment festif pour prendre conscience de l'ampleur des manipulations, faire vibrer notre indignation, conjurer l'isolement et la résignation, faire commun. En 2027 la France vivra son élection présidentielle. Peut-être la plus importante. Peut-être celle du basculement. Pour cette dernière tournée, Clément Viktorovitch nous propose une nouvelle version de L'art de ne pas dire adaptée au grand format des zéniths et des arenas. Dans ces lieux mêmes qui, au même moment, résonneront des discours de campagne des candidats, il nous invite à vivre un "anti-meeting électoral" pour célébrer notre désir de mobilisation citoyenne. Face à la dégradation du débat public et à la toxicité des discours politiques, nous laisserons-nous faire si facilement ? Écriture : Ferdinand Barbet et Clément Viktorovitch Mise en scène : Ferdinand Barbet Musiques : Hugo Sempé Production : Gilles Mattana/Agoram production
dès 30€
La vérité n'est que mensonge
Nouveauté
La Chocolaterie
Paul, commercial célibataire, ne supporte plus les mensonges, les fake news, les photos retouchées, les personnes qui s'inventent une vie sur les réseaux sociaux... Jim, son pote journaliste, relativise en mettant l'accent sur l'utilité du mensonge. Mais lorsque Paul fait le voeu de les enlever de la surface de la planète, les 2 protagonistes se retrouvent face à des vérités dures à dire et à digérer. Où est la frontière de la vérité ? Quelle est l'importance du mensonge ? Dans un monde où seule la vérité fait foi, qu'adviendrait-il de notre monde, de nos relations sociales, professionnelles ou encore de la diplomatie mondiale ?
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dès 14,50€
Capra (Une chèvre)
Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Il peut arriver (pas longtemps) qu'on baisse les bras, qu'on se demande comment le théâtre peut bien encore résister ou enchanter librement. Alors on se met au travail et ça revient vite, presque à chaque fois. Ici, le théâtre est donc le personnage principal, celui qu'on fabrique ou celui qu'on va voir, en tant qu'art et en tant que lieu, qui bataille à sa façon avec le monde. Pour le faire parler et en jouer, Jeanne Candel et son équipe convoquent l'enfance (la sienne, la leur, la nôtre) et la mythologie (Dionysos). Une enfance où l'imaginaire déborde et où le Dieu foutraque du désordre plus ou moins organisé, jouisseur insaisissable, est toujours un peu le même et toujours un peu autre. Un théâtre où tout, en paroles et en musiques, se fait, se défait, est à refaire, résiste et enchante. Après des études de lettres modernes, Jeanne Candel entre au CNSAD. Jusqu'en 2011, elle collabore régulièrement avec Arpàd Schilling en Hongrie et en France dans différents laboratoires. C'est dans cet esprit de recherche qu'elle crée en 2009 la compagnie la vie brève. Elle met en scène : Robert Plankett (Artdanthé, 2010) ; Le Crocodile trompeur / Didon et Énée, co-mis en scène avec Samuel Achache, d'après l'opéra de Henry Purcell et d'autres matériaux (Théâtre des Bouffes du Nord, 2013 et repris en 2021) ; Le Goût du faux et autres chansons (Festival d'Automne à Paris, 2014) Orfeo / Je suis mort en Arcadie, co-mis en scène avec Samuel Achache, d'après Monteverdi (comédie de Valence, 2017) ; Demi-Véronique, ballet théâtral d'après la cinquième symphonie de Gustav Mahler co-créé et joué avec Caroline Darchen et Lionel Dray (Comédie de Valence, 2018) ; Tarquin, drame lyrique composé par Florent Hubert sur un livret de Aram Kebabjian (création au Nouveau théâtre de Montreuil – CDN, 2019). Au théâtre de l'Aquarium, qu'elle codirige avec Marion Bois et Élaine Méric, elle crée 2023, BAÙBO – de l'art de n'être pas mort d'après Buxtehude, Musil, Schütz et d'autres matériaux puis en 2024, Fusées. En 2016, elle met en scène Brùndibar de Hans Krása à l'Opéra de Lyon, et en 2020, Hippolyte et Aricie de Jean-Philippe Rameau, sous la direction musicale de Raphaël Pichon avec l'ensemble Pygmalion (Opéra Comique) ; Le Viol de Lucrèce de Benjamin Britten, sous la direction de Léo Warynski (Opéra de Paris / Théâtre des Bouffes du Nord, 2021). En 2022, elle conçoit avec Lionel González et Thibault Perriard La Nuit sera blanche d'après La Douce de Fédor Dostoïevski dans lequel elle joue. Elle se passionne pour les créations in situ : Nous brûlons, une histoire cubiste, spectacle itinérant dans les recoins du village de Villeréal (2010) ; Some kind of monster, une création sur un terrain de tennis (Villeréal, 2012) ; Dieu et sa maman, une performance dans une église déconsacrée de Valence, remplie de canoë-kayak, créée et jouée avec Lionel Dray (Festival Ambivalences, 2015) ; TRAP, une performance dans les dessous du théâtre de la Comédie de Valence et dans les archives départementales de la ville (2017).
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dès 18,50€