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Affiche de Petits crimes conjugaux

Petits crimes conjugaux

Carré Rondelet Théâtre
A la suite d'un accident, Gilles est devenu amnésique. Il lui faut donc tout réapprendre, redécouvrir sa vie et reconstituer son passé avec son épouse depuis quinze ans, Lisa. Celle-ci lui raconte leur intimité, son charme fou, leur complicité. Petit à petit se dessine un couple ayant traversé des hauts et des bas et qui cherche à se reconstruire. Mais chacun doute peu à peu de l'autre et le marivaudage prend l'allure d'un affrontement sans merci. Entre badinage, cruautés réciproques et coups de théâtre, ce huis clos, prestement mené et pourtant de plus en plus étouffant interroge d'abord la vie de couple... Jusqu'où l'amour peut-il aller pour rester vivant ? Survivra-t-il à l'inexcusable ? Un suspens sans concession qui tient les spectateurs en haleine jusqu'au dernier instant...

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Affiche de Capra (Une chèvre)

Capra (Une chèvre)

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Il peut arriver (pas longtemps) qu'on baisse les bras, qu'on se demande comment le théâtre peut bien encore résister ou enchanter librement. Alors on se met au travail et ça revient vite, presque à chaque fois. Ici, le théâtre est donc le personnage principal, celui qu'on fabrique ou celui qu'on va voir, en tant qu'art et en tant que lieu, qui bataille à sa façon avec le monde. Pour le faire parler et en jouer, Jeanne Candel et son équipe convoquent l'enfance (la sienne, la leur, la nôtre) et la mythologie (Dionysos). Une enfance où l'imaginaire déborde et où le Dieu foutraque du désordre plus ou moins organisé, jouisseur insaisissable, est toujours un peu le même et toujours un peu autre. Un théâtre où tout, en paroles et en musiques, se fait, se défait, est à refaire, résiste et enchante. Après des études de lettres modernes, Jeanne Candel entre au CNSAD. Jusqu'en 2011, elle collabore régulièrement avec Arpàd Schilling en Hongrie et en France dans différents laboratoires. C'est dans cet esprit de recherche qu'elle crée en 2009 la compagnie la vie brève. Elle met en scène : Robert Plankett (Artdanthé, 2010) ; Le Crocodile trompeur / Didon et Énée, co-mis en scène avec Samuel Achache, d'après l'opéra de Henry Purcell et d'autres matériaux (Théâtre des Bouffes du Nord, 2013 et repris en 2021) ; Le Goût du faux et autres chansons (Festival d'Automne à Paris, 2014) Orfeo / Je suis mort en Arcadie, co-mis en scène avec Samuel Achache, d'après Monteverdi (comédie de Valence, 2017) ; Demi-Véronique, ballet théâtral d'après la cinquième symphonie de Gustav Mahler co-créé et joué avec Caroline Darchen et Lionel Dray (Comédie de Valence, 2018) ; Tarquin, drame lyrique composé par Florent Hubert sur un livret de Aram Kebabjian (création au Nouveau théâtre de Montreuil – CDN, 2019). Au théâtre de l'Aquarium, qu'elle codirige avec Marion Bois et Élaine Méric, elle crée 2023, BAÙBO – de l'art de n'être pas mort d'après Buxtehude, Musil, Schütz et d'autres matériaux puis en 2024, Fusées. En 2016, elle met en scène Brùndibar de Hans Krása à l'Opéra de Lyon, et en 2020, Hippolyte et Aricie de Jean-Philippe Rameau, sous la direction musicale de Raphaël Pichon avec l'ensemble Pygmalion (Opéra Comique) ; Le Viol de Lucrèce de Benjamin Britten, sous la direction de Léo Warynski (Opéra de Paris / Théâtre des Bouffes du Nord, 2021). En 2022, elle conçoit avec Lionel González et Thibault Perriard La Nuit sera blanche d'après La Douce de Fédor Dostoïevski dans lequel elle joue. Elle se passionne pour les créations in situ : Nous brûlons, une histoire cubiste, spectacle itinérant dans les recoins du village de Villeréal (2010) ; Some kind of monster, une création sur un terrain de tennis (Villeréal, 2012) ; Dieu et sa maman, une performance dans une église déconsacrée de Valence, remplie de canoë-kayak, créée et jouée avec Lionel Dray (Festival Ambivalences, 2015) ; TRAP, une performance dans les dessous du théâtre de la Comédie de Valence et dans les archives départementales de la ville (2017).

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Affiche de Et le reste c'est de la sauce sur les cailloux

Et le reste c'est de la sauce sur les cailloux

Théâtre du Hangar - Compagnie Jacques Bioules
Alice et Sacha travaillent au plateau une nouvelle création. Ils se prennent joyeusement la tête et s'interrogent sur leur singularité, leur radicalité peut-être. Ils tombent sur un film documentant le travail des cinéastes inclassables Jean-Marie Straub et Danièle Huillet qu'ils ne connaissaient pas et que, finalement, pas grand monde ne connaît. Et alors ? Ils les incarnent et dialoguent avec eux. Ici, on parle d'art non conforme et de marxisme comme on se disputerait à propos du temps de cuisson d'un gratin. On parle au théâtre avec gourmandise d'un cinéma très " personnel ". On se chamaille à propos d'un bout de bobine ou d'un détail que personne ne verra. On nous invite à ne pas céder aux facilités, et c'est délicieux. Une conversation entre deux formes et deux couples, soucieux de faire, de résister, de vivre et d'aimer. La compagnie Courir à la Catastrophe est née en 2018 suite à notre rencontre pendant notre formation à l'ENSATT. C'est l'idée de courir pour ne pas s'enraciner, courir le monde, courir les rues, courir à perdre haleine, courir sur le haricot, courir comme un dératé, courir après son ombre ou vers sa propre mort...Se dépasser, se déborder, se chercher, se tromper, tomber, amoureux, dans le panneau, dans le fossé, à la renverse. Au risque, qui court, toujours, d'aller à la catastrophe. Nous avons le désir profond, à travers notre théâtre, de transmettre une autre idée de ce que pourrait être la force, la réussite, la beauté en tentant, autant que possible, de s'avouer : fragiles, ignorant·e·s, faibles, humain·e·s. Les projets de la Cie se créent et se nourrissent à partir de matières autres que théâtrales. L'un est une écriture de plateau, 5 4 3 2 1 J'EXISTE (même si je sais pas comment faire), et le second, En réalités, est une adaptation de La Misère du Monde de Pierre Bourdieu qui a remporté les prix du public et du jury du Prix Théâtre 13/Jeune metteur en scène, ainsi que le Prix du Jury Célest'1 2019 section Grands Formats. S'ensuit Œuvrer son cri, spectacle qui s'inspire d'occupations de théâtre et qui questionne la place que notre engagement politique prend dans notre façon de créer des oeuvres. Enfin, La Brande retrace l'histoire du mouvement de la psychothérapie institutionnelle, modèle de soin de plus en plus menacé. Ils créent en 2026 aux Célestins – Théâtre de Lyon, Et le reste c'est de la sauce sur les cailloux, un duo sur l'oeuvre des cinéastes Danièle Huillet et Jean-Marie Straub.

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Affiche de Nourrir l'humanité c'est un métier

Nourrir l'humanité c'est un métier

Parc Courty (Mairie)
Places assises dans les gradins des arènes, en extérieur. Dès 8H petit déjeuner musical offert, animations et expositions.

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Affiche de La parabole du seum

La parabole du seum

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Face aux diverses catastrophes, politiques et climatiques, aux discriminations en tous genres, la dernière création de Rébecca Chaillon nous invite, à sa façon féroce et drôle, à résister. Résister par les marges aux normes qui écrasent tout. Des marges où nous sommes nombreux·euses : pas assez comme ci, trop comme ça, racisé·e·s, précaires, gros·se·s, gays, lesbiennes... ou sans étiquette. Une parabole c'est à la fois une figure de style, un récit qui parle à chacun, qui donne à penser et contient une sorte d'enseignement partagé. C'est aussi le nom de ces objets ronds et blancs qui recouvrent massivement les toits un peu partout, mais plus encore dans le 93, un département dit " sensible ". En argot, le mot " seum " est utilisé pour désigner colère, frustration et amertume. On s'en échappe ici momentanément par la science-fiction, l'exubérance et la générosité des corps libres, les rituels païens, l'astronomie et les stars... Metteuse en scène, autrice, performeuse, membre du collectif RER Q et scorpion ascendant taureau, Rébecca Chaillon milite comme elle respire, adore faire des débats et jouer nue. Son travail se situe entre théâtre, performance, poésie et explore les rapports de dominations. Elle aime raconter les désirs et les violences qui agissent sur les corps avec beaucoup d'amour, d'humour, et de nourriture. Fondée en 2006, La Compagnie Dans Le Ventre est une plateforme d'exploration artistique autour des identités minorisées dans notre société. Abordant des thématiques à la fois intimes, politiques et universelles, son travail prend des formes diverses comme L'Estomac dans la peau (2011), solo sur le désir et l'appétit ; Où la chèvre est attachée, il faut qu'elle broute (2018), pièce qui explore les discriminations à travers le football féminin ; Carte noire nommée désir (2021), spectacle performatif sur la construction du désir chez les femmes noires ou Plutôt vomir que faillir (2022), qui nous plonge dans l'adolescence pour questionner un monde fait par et pour des adultes. Sa dernière création, La Gouineraie (2025), qu'elle co-signe avec Sandra Calderan, déconstruit le mythe de la famille traditionnelle en milieu rural. Autrice et metteuse en scène, Céline Champinot est associée au Théâtre Dijon Bourgogne-CDN (2016- 2021), où elle crée sa trilogie Biblico-pop : VIVIPARES – posthume (2016), LA BIBLE, vaste entreprise de colonisation d'une planète habitable (2018) et Les Apôtres aux Coeurs Brisés – Cavern Club Band (2021). En 2019, elle reçoit le prix Nouveau Talent Théâtre de la SACD et met en scène une adaptation de La Mouette d'Anton Tchekhov pour les lycées en 2020. Artiste associée au Théâtre des 13 vents, elle y démarre un nouveau cycle de création, L'Amour et l'Occident, avec une première pièce pour l'itinérance et les plateaux, Juliette et Roméo sont morts (2024) puis une seconde : Le Mauvais sort (2025). Également associée au Studio Théâtre de Vitry, elle y met en scène Les Acteurs de bonne foi de Ma­ri­vaux avec des amateur·ice·s (2025), pièce qu'elle recréera en 2028 avec la compagnie de La Bulle Bleue à Montpellier. Elle est par ailleurs, depuis plusieurs années, la collaboratrice à la mise en scène de Rébecca Chaillon.

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Affiche de Fusées

Fusées

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Ici, sans la moindre technologie de pointe, avec quelques objets et astuces de jeu, deux grands garçons et une " intelligence artificielle " en chair et en os nous invitent dans l'espace intersidéral où ils sont manifestement coincés. Probablement en orbite. Ils nous racontent la conquête spatiale, ses espoirs et ses déboires, des origines de l'univers à nos jours, et assistent de loin à l'agonie de la planète. Comme si on y était. La pièce est à la fois hilarante et menaçante, avec cet art unique de nous maintenir en équilibre. Entre un piano et un petit castelet façon guignol, on reproduit bruits et sons à la bouche, on mime l'astéroïde, l'apesanteur et les décollages, comme on jouerait dans sa chambre. On est là, parmi les galaxies et les bricolages scéniques un peu magiques, comme des enfants, à qui la pièce est destinée, mais qui bien sûr embarque tout le monde. Fondée par Jeanne Candel en 2009 à Paris, la vie brève est un " ensemble " où acteur·ice·s, musicien·ne·s, metteur·euse·s en scène, scénographes, costumier·e·s, technicien·ne·s, se retrouvent régulièrement pour des périodes de recherche et de création. Si le parcours de formation est à l'origine des premières rencontres et du noyau initial, la vie brève ne cesse d'évoluer depuis sa création, se métamorphose, se reformule selon les nécessités des spectacles qu'elle propose. L'écriture collective est ce qui façonne les créations de la vie brève. Les acteur·ice·s et/ou musicien·ne·s et chanteur·euse·s sont placés au centre et sont considérés comme des créateur·ice·s, des auteur·ice·s et non pas seulement comme des interprètes. Cette écriture polyphonique décloisonne les fonctions et les techniques des personnes qui font les spectacles de la compagnie. la vie brève s'intéresse particulièrement au rapport entre la musique et le théâtre. La compagnie fait de " l'opéra avec les moyens du théâtre " et met la musique sur scène et en scène : " live " (la plupart des interprètes sont musicien·ne·s, issu·e·s de formation jazz ou classique) ou enregistrée, la musique est présente dans tous nos spectacles. Les questions essentielles posées lors des répétitions sont : comment la musique et le théâtre " tressent l'action " simultanément ; comment théâtre et musique jouent ensemble, se jouent l'un de l'autre, s'opposent, fusionnent et ouvrent une profondeur de champ ? Cela conduit à expérimenter des processus de recherches très variés, des formes libérées de tout dogme, car ancrées dans l'empirisme du plateau et de son bricolage. Les créations sont composées de matériaux très variés, qui rendent les cadres de représentation élastiques : matières et références picturales, cinématographiques, scientifiques ou philosophiques, sont autant de supports de jeu, convoqués à l'improvisation et à l'écriture de plateau. À partir de juillet 2019, la vie brève dirige le Théâtre de l'Aquarium qui devient une maison de création pour la musique et le théâtre entremêlés.
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8/10 (2 avis)

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Affiche de Faire le beau

Faire le beau

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Bérangère Vantusso, Nicolas Doutey, les acteurs et actrices de la Jeune troupe du Théâtre Olympia – CDN de Tours, nous convient à un drôle de défilé. Entre costumes et paravents, la pièce interroge le geste plus ou moins anodin de se vêtir chaque jour, comme-ci ou comme ça. Pour appartenir à un groupe, un genre, une fonction, un style, ou pour s'en démarquer. Mais aussi pour en jouer. Pour explorer les rapports singuliers, intimes ou conventionnels que nous entretenons avec ce que nous portons. Ce qu'on en dit et ce que ça dit de nous. Est-ce l'habit qui fait le moine ou bien l'inverse ? Ici, on s'habille, se déshabille, on se change sans cesse, au gré d'une épopée visuelle qui reproduit, pour ainsi dire, la danse iconoclaste de nos identités textiles... Le vêtement y est le personnage principal, au gré de l'Histoire et des histoires, petites ou grandes, que l'on vit vêtu. Formée au CDN de Nancy, Bérangère Vantusso découvre la marionnette en 1998, à la Sorbonne nouvelle. Elle reconnait d'emblée dans cet art le point crucial de son questionnement quant à l'incarnation et à la prise de parole scéniques. En 1999, elle crée la Compagnie trois-6ix-trente, croisant marionnettes, acteurs et compositions sonores. Elle met notamment en scène Violet de Jon Fosse, Les Aveugles de Maeterlinck, Le Rêve d'Anna d'Eddy Pallaro. Elle est membre de l'Ensemble artistique du CDN de Sartrouville, du Théâtre du Nord à Lille et du Centre dramatique national de Tours. En 2015, elle est lauréate du programme Hors les murs de l'Institut français et part au Japon pour rencontrer les maîtres du Théâtre national de Bunraku. Elle a créé L'Institut Benjamenta d'après Robert Walser au 70e Festival d'Avignon. De janvier 2017 à décembre 2023, elle dirige le Studio-Théâtre de Vitry. La création de Longueur d'ondes – histoire d'une radio libre (2018) marque le début de la collaboration avec le peintre Paul Cox. Ensemble, ils entament un travail théâtral où le trio acteurs, texte et images peintes trouve un équilibre entre formalisme et émotion, au service d'un récit historique, celui de la lutte des ouvriers sidérurgistes de Longwy en 1979. En 2019, Bérangère créé Alors Carcasse de Mariette Navarro au Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières. En 2021, elle collabore avec la compagnie de L'Oiseau Mouche pour la création de Bouger les lignes – histoires de cartes, une pièce destinée au jeune public créée au 75 e Festival d'Avignon écrite par Nicolas Doutey. En 2024, elle crée Rhinocéros au Théâtre de la Manufacture – CDN de Nancy, où elle est artiste associée depuis 2021, et met en scène des jeunes comédien·ne·s de l'ERACM dans Petit bon Dieu, un spectacle jeune public teinté d'humour noir. Bérangère Vantusso dirige le Centre dramatique national de Tours – Théâtre Olympia depuis janvier 2024.

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Affiche de Révolte d'un Barbare

Révolte d'un Barbare

Carré Rondelet Théâtre
Sa révolte : l'irruption d'un magma jusque-là prisonnier par tout ce qui empêche, comprime, étouffe. Cette métamorphose en mouvement, inspirée par le parcours du comédien, danseur et acrobate Yohan Plante, conduit d'un univers sectaire vers la découverte de soi et d'une authentique spiritualité. Portée par une écriture onirique, parfois burlesque, elle actualise quelques questions essentielles : comment vivre dignement aujourd'hui ? Qui sont les véritables barbares dans nos sociétés ?
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10/10 (10 avis)

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Affiche de Pétrole

Pétrole

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Sylvain Creuzevault s'empare ici du dernier roman explosif, inachevé et fragmentaire de Pasolini, écrit juste avant sa mort, publié longtemps après. Dans un magma d'informations et de notes virulentes, on y suit les déboires d'un homme tiraillé entre ses hautes fonctions publiques dans une société d'hydrocarbures, autrefois fasciste, et ses aspirations privées à une sexualité hors des normes. Le tout dans la très grande tension (politique, sociale, artistique) du monde d'alors qui bascule à-tout-va dans un néo-libéralisme dégoûtant, qui ressemble à bien des égards au nôtre, celui des années de plomb, entre 1970 et 1980, en Italie, comme ailleurs. L'expression " à bras le corps " semble appropriée, tant les acteur·ice·s font sonner la langue enragée de Pasolini et bataillent avec elle... Tout un roman poussé à bout, dans un poème visuel prophétique et polémique, qui bouscule le théâtre et nos représentations. Sylvain Creuzevault commence la mise en scène en 2003, avec le Groupe d'ores et déjà dont il est cofondateur. Il se fait notamment connaître avec Notre terreur en 2009 à La Colline, qui traite du Comité de salut public de 1793. Suivent deux spectacles autour de Marx (Le Capital et son Singe en 2014, Banquet Capital en 2018) et en 2016 Angelus Novus AntiFaust. Artiste associé à l'Odéon-Théâtre de l'Europe depuis 2016 avec sa compagnie Le Singe, il y consacre un cycle à Dostoïevski en créant de 2018 à 2021 Les Démons, Le Grand Inquisiteur et Les Frères Karamazov. En 2023, il crée Edelweiss [France Fascisme], qui est le pendant de L'Esthétique de la résistance de Peter Weiss, présentée quelques mois plus tôt au Théâtre national de Strasbourg.

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Affiche de La princesse qui voulait devenir une grenouille (et vice versa)

La princesse qui voulait devenir une grenouille (et vice versa)

La Comédie du Mas
Et si c'est une grenouille fille ? En princesse charmante ? Et si c'est un crapaud fille ? Une princesse moche ? Comment savoir ? La meilleure des solutions n'est-elle pas d'essayer ? Alors... Essayons ! Par la compagnie Bao
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8/10 (5 avis)

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Rien à l’affiche ici pour l’instant… mais ça arrive vite 👀