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Après avoir assisté au concert de Fabrice Eulry, on n'écoute plus brassens, la marseillaise ou chopin de la même façon. Sous le jeu surprenant du pianiste.
Les copains d'abord se transforme en boogie-woogie déchaîné, l'hymne national prend des couleurs rock'n roll, chopin devient l'ancêtre du ragtime...entre détournements pianistiques et compositions originales, Fabrice Eulry fait son one man show en mettant en scène la musique soustoutes ses formes, et s'affichant comme le premier virtuose ne se prenant pas complètement au sérieux. A ses acrobaties musicales répondent des acrobties scéniques. Des mimiques accompagnent et prolongent son jeu. Il ausculte son piano, écoute ses pulsations, pianote sur sa cravate, joue du piano debout et prolonge ses percussions sur le crâne des spectacteurs. Il transmet une joie de vivre communicative : le public tombe sur le charme, s'esclaffe et pianote follement lui aussi.
Artistes :
Fabrice Eulry
Quelques critiques de spectateurs :
avec 31 critiques
-QUE DU BONHEUR -
Nous avions découvert Fabrice EULRY à MARSEILLE en 1999. Dés que nous avons appris qu'il y revenait au début de cet été, nous nous sommes précipités pour le redécouvrir et passer une merveilleuse soirée. Nous avons eu le privilège de discuter avec lui et nous gardons le souvenir d'un gentleman calme, souriant, reposant. Sa personnalité en rajoute à son talent incomparable.
écrit le 14/08/2004
par : CHARDON
(1 critique
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-Allez-y... -
Rien à dire d'autre... c'est extraodianire...
Dans la foulée, il daut aller au Quatuor, et retourner aux deux, et on est comblé
écrit le 24/09/2003
par : Jérôme
(2 critiques
, a vu cet évènement avec BilletReduc.com
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-Royal, Impérial !!! -
Dionxu rend un véritable hommage à Fabrice Eulry, et comme je partage son opinion !!
Fabrice Eulry est un Grand, un Maître incontesté du piano. Son spectacle est à l'égal de son talent : immense, incommensurable et généreux ! Il joue avec son coeur, de toute son âme, avec ses tripes, c'est indéniable !
C'est la première fois, que j'éprouve un tel désir de retourner voir un spectacle !!
Parce que pendant presque 2 heures Fabrice Eulry m'a transportée sur une autre planète !
Je me sentais légère en sortant de son spectacle, tellement je me sentais transportée de joie, de plaisir et bonheur tout à la fois !
Ah, il est bien vrai que la "musique adoucit les moeurs" et quand elle est jouée par Fabrice Eulry, cette expression prend tout son sens !!
Fabrice, reviens-nous vite à Paris !!
écrit le 13/07/2003
par : fragar
(12 critiques
, a vu cet évènement avec BilletReduc.com
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-Le génie et la folie, un régal !!! -
Absolument fantastique, le mot génial n'est pas exagéré, une ambiance formidable ! Attention à être placée en face du pianiste et non à l'arrière du piano, il faut le voir lui !!! 2 h de pur bonheur, intense... Le sien aussi est visible et palpable, allez y, ne manquez pas ce spectacle !
seul pt bémol pour la salle de Bobino, sièges peu confortables et entracte au fond, sans fermer les rideaux qui séparent le bar où les gens fument et la salle, résultat, 2ème partie du spectacle enfumée, dur pour les allergiques et Bobino en infraction...
écrit le 13/07/2003
par : KIKOU
(30 critiques
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-L'homme aux 60 doigts d'or. Si, Si.... -
on pourrait rajoutter: pas Do do, la la lère....et toutes les variations sur la gamme. Comme Fabrice le fait pendant deux heures bien réelles à Bobino.
Au conservatoire, tout bon pianiste en puissance apprend religieusement le solfège grâce auquel il ancrera des bases solides pour le futur interprête qu'il sera. De même il ingurgite un nombre incalculable de choses pour lesquelles il fera plus tard le tri une fois son initiation terminée, et, tout comme pour le bac si chéri de nos chères têtes blondes, la sortie ne lui donnera qu'une diastase, une peau d'âne, une clef qui n'ouvre qu'une porte et qui ne s'adapte qu'à une seule serrure. Seule la valeur personnelle primera alors et il tracera son chemin en fonction de ses capacités réelles ( et quelquefois d'un p'tit coup de chance).
Ils sont pléthore les champions du doigté, les déchiffreurs géniaux, les inspirés grimaceux, les solitaires du clavier, les compositeurs autosatisfaits qui rentrent en transe dès qu'une spectatrice souffreteuse leur balance une oeillade torride, et trop souvent, la recherche de nouveaux talents se solde hélas par une succession continuelle de concerts insipides d'où on ressort fatigué d'avoir entendu pour la x-ieme fois la même ritournelle d'inspiration néo-classique qui n'enchante les oreilles que des bobos récalcitrants qui ne connaissent rien d'autre de la musique que celle de l'oreille des autres.
Puis de temps en temps, un nouveau , une nouvelle, un jeune couple, quelqu'un propose quelque chose de réellement nouveau, ou quelquefois, le talent latent éclot, explose.
Ce que j'ai vu, écouté, entendu hier est de ceux-là: du génie à l'état pûr, un bonheur indescriptible qui vous habite durant les deux heures d'une interprétation de rêve au travers des doigts magiques de Fabrice Eulry, un fondu qui aurait été en d'autres temps, enchaîné pour parjure, mais, pour reprendre une métaphore cinématographique, nous offre des "fondus-enchaînés" musicaux d'une qualité absolument ahurrissante.
Il met sa technique irréprochable au service d'un bonheur de jouer - terme à prendre dans son acception plénière-, rarement atteint dans nos salles depuis belle lurette!
Un Frégoli de la partoche, un illusionniste du rythme, un orchestre à lui tout seul, un clown aux multiples facettes, un dompteur des chausses-trappes de l'harmonie, un tapéziste de haut vol de l'impro, un Roi de la Modulation, tous les métiers du cirque devraient y passer avec lui, et ce, dans tous les bons sens du terme:
" Messieurs-Dames, Place à l'Artiste", A majuscule, s'il vous plaît!
Assis, vous écouterez, en riant aux éclats, vingt Marseillaises à se faire retourner Leconte de Lisle dans sa tombe, puis des Boogies hallucinants, ensuite, une longue ballade où "y'a d'la joie" se décline à toutes les sauces rythmées, des variations sur "tea for two" à hurler de rire, y incluant un concerto pour la main gauche que Ravel doit encore guetter sous terre, en passant par une imitation de Glenn Gould embrassant à sa manière le clavier de l'illustre Bach dans un recroquevillement autistique de belle facture, image fugace mais ô combien réelle que Fabrice nous rappelle si élégament, pour en arriver aux "copains d'abord", revus et corrigés à la sauce "Eulryienne". Du Grand Art, du vrai, de l'éblouissant, de l'unique. En un mot, du tordant. On en reveut, il en redonne, il suggère, on fonce, il tangotte, on a envie de se lever pour virevolter, mais, non, ce tango, c'est du Chopin, ou encore du Listz, ou du Gainsbourg, voire du "Creedence Clearwater Revival" cuisiné à la sauce Eulry, mais quel délice!
La seconde partie est tout aussi monumentale, avec un retour à ses sources type ragtime prononcé, boogie, blues, tamtam, clarinette+piano seul, un enchevêtrement de notes à vous sortir un bourdon rymskykorsakovien qui n'a lui, rien à voir avec le 32 pieds ouvert de Notre-Dame, une explosion, un feu d'artifice, ponctué de douceurs ( les petits Doisneau) exquises à déguster, pour en finir avec quelques rappels d'antologie, et on laisse Fabrice, vidés nous aussi mais moins que lui qui a dû perdre 3 kilos de sueur dans l'affaire, car il sue comme il donne: avec l'abondance de la gentillesse du talent et du rythme. Celui qui ne donne pas le blues....
A ne rater sous aucun prétexte, allez essayer de rentrer dans un des 10 cerveaux de Fabrice, et serrez lui la main: il a 60 doigts pour jouer pareillement, mais il fait semblant de n'en avoir que 10. Encore une supercherie musicale. L'image qu'il me restera de cet enchantement est celle que Léonard de Vinci nous donnait de l'Homme universel: 4 bras, 4 jambes, une tête, le tout dans un cercle, celui qui a fait la communication de "Manpower".
Fabrice Eulry est cet Homme-là dans sa musique, tout simplement. Léonard, rends-lui sa tête et mets-lui le sourire de ta Joconde, il le mérite. Et toi, Fabrice, tu sais, il y a des gens qui viennent te voir et qui t'envient, car le don n'est pas attribué à tout le monde. Veinard!
Denis alias Dionxu.
écrit le 12/07/2003
par : dionxu
(178 critiques
, a vu cet évènement avec BilletReduc.com
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Chanson Française
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