"C'est la guerre. La ville est assiégée, affamée, presque détruite.
Daniel et Marina sont réfugiés chez leur professeur de littérature. C'est l'hiver, il fait froid, ils n'ont plus rien à brûler. Ou plutôt il reste les livres...
Il reste cette possibilité absurde : détruire, pour survivre, ce qui donne un sens à leur vie... Au milieu des bombes et des tirs de snipers, quel livre est encore indispensable ? Quel ouvrage sacrifier en premier... Et surtout en dernier ?
Avec la cruauté gourmande qui la caractérise, Amélie Nothomb referme sur ses personnages un piège implacable et délicieusement pervers. Usant comme toujours d'une langue forte, riche, charpentée, elle incendie avec humour ce qui fait toute sa vie : les livres.
Engagés dans une confrontation aussi charnelle qu'intellectuelle, trois acteurs au jeu vif et concret font de ce "huis clos littéraire" un spectacle drôle, cruel, émouvant, un spectacle humain... Du Théâtre.
-Lutte barbare -
Un regard sans hypocrisie sur la condition humaine. Quelles son les valeurs qui nous restent lorsque notre corps ne répond plus ?
Un professeur qui retourne sa veste, un étudiant rescapé de Fahrenheit 451 et une étudiante devenant animale pour survivre.
Un portrait au vitriol d'une lutte contre la barbarie. #
écrit le 16/03/08
-très bon -
un sujet assez simple, développé avec délice entre l'abject et le transcendant par un bon texte servi par de bons acteurs.
Un délice. #
écrit le 12/03/08