Bio et parcours
Émile Zola est l’une des grandes figures de la littérature française du XIXe siècle et le nom le plus étroitement associé au naturalisme. Mais avant de le ranger définitivement entre deux rayons de bibliothèque, rappel utile : Zola a aussi beaucoup fréquenté le théâtre, comme auteur, adaptateur et théoricien de la scène.
Son œuvre monumentale reste Les Rougon-Macquart, cycle de vingt romans publiés entre 1871 et 1893 qui suit plusieurs générations d’une même famille sous le Second Empire. L’Assommoir, Nana, Germinal, Au Bonheur des Dames, La Bête humaine ou encore Le Docteur Pascal composent cette gigantesque radiographie sociale où l’argent, le travail, la famille, les passions et les inégalités passent rarement entre les gouttes.
Le théâtre arrive très tôt dans son parcours. Après le succès du roman Thérèse Raquin, Zola l’adapte lui-même pour la scène. Le drame en quatre actes est créé au Théâtre de la Renaissance le 11 juillet 1873. Il écrit également Les Héritiers Rabourdin et Le Bouton de rose, tout en développant une réflexion théorique sur une scène plus proche du réel, qu’il exposera notamment dans Le Naturalisme au théâtre.
Ses romans ne restent pas longtemps enfermés dans leurs pages. Avec William Busnach, Zola participe notamment à des adaptations théâtrales de L’Assommoir, Nana, Pot-Bouille, Le Ventre de Paris et Germinal. Plusieurs autres œuvres, comme Au Bonheur des Dames ou La Terre, sont également portées sur scène de son vivant avec son autorisation. Autrement dit, la Zolamania version spectacle ne date clairement pas d’hier.
Zola est aussi indissociable de l’affaire Dreyfus. Le 13 janvier 1898, il publie dans L’Aurore J’accuse…!, texte dans lequel il prend publiquement la défense d’Alfred Dreyfus et attaque les mécanismes ayant conduit à sa condamnation. Cette intervention fait de lui l’une des figures emblématiques de l’intellectuel engagé en France.
Décoré de la Légion d’honneur, Zola devient chevalier en 1888 puis officier en 1893. Six ans après sa mort, ses cendres sont transférées au Panthéon le 4 juin 1908. Une manière assez française de reconnaître, après quelques solides polémiques, que l’homme avait laissé une petite trace.
Émile Zola, ses spectacles à l'affiche à Paris
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Pourquoi on aime Émile Zola ?
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Son théâtre naturaliste