Bio et parcours
Éric Elmosnino est un comédien français dont la carrière s’est d’abord construite au théâtre, bien avant que son incarnation de Serge Gainsbourg ne le fasse connaître du grand public. Formé au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, il rejoint notamment l’univers de Jean-Pierre Vincent au Théâtre Nanterre-Amandiers, où il travaille sur de grands textes du répertoire.
En 1990, il interprète Octave dans Les Fourberies de Scapin de Molière, mis en scène par Jean-Pierre Vincent, aux côtés de Daniel Auteuil dans le rôle de Scapin. Le spectacle passe notamment par la Cour d’honneur du Festival d’Avignon. Il retrouve ensuite Musset avec Fantasio, Les Caprices de Marianne et On ne badine pas avec l’amour.
Éric Elmosnino poursuit un parcours particulièrement riche dans le théâtre public, travaillant sur Brecht, Shakespeare, Tchekhov, Gorki, Sarah Kane ou Max Frisch, sous la direction de metteurs en scène comme Georges Lavaudant, Alain Françon, Patrick Pineau ou Frédéric Bélier-Garcia.
En 2001, son interprétation du seul-en-scène Monsieur Armand dit Garrincha, écrit pour lui par Serge Valletti et mis en scène par Patrick Pineau, lui vaut le Prix du meilleur comédien du Syndicat de la critique. L’année suivante, il reçoit le Molière de la révélation théâtrale pour Léonce et Léna de Georg Büchner.
Les rôles ambitieux s’enchaînent. En 2004, Patrick Pineau lui confie le rôle-titre de Peer Gynt d’Ibsen pour une création présentée notamment dans la Cour d’honneur du Festival d’Avignon. Il joue également dans Ivanov de Tchekhov, Le Médecin malgré lui de Molière puis Le Dieu du carnage de Yasmina Reza.
Le cinéma change de dimension avec Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar. Son interprétation de Serge Gainsbourg lui vaut le César du meilleur acteur en 2011. Il est de nouveau nommé aux César en 2015, cette fois comme meilleur acteur dans un second rôle pour La Famille Bélier.
Cette reconnaissance au cinéma ne l’éloigne pas des planches. Il joue notamment Feydeau dans Du mariage au divorce, Inconnu à cette adresse, Un dîner d’adieu, Ramsès II, L’Heureux Stratagème, Maman ou encore Un léger doute. Il signe aussi plusieurs mises en scène, dont Le Petit Bois d’Eugène Durif et Le Nègre au sang de Serge Valletti.
Avec Le Misanthrope mis en scène par Georges Lavaudant, il retrouve Molière dans le rôle d’Alceste. Son interprétation, saluée pour sa densité, son humour et sa gravité, lui vaut une nomination au Molière du comédien dans un spectacle de théâtre public en 2026.
Bref, entre Gainsbourg, Alceste et Peer Gynt, Éric Elmosnino a visiblement choisi une règle assez simple : les personnages tranquilles peuvent attendre.
Ses anciens spectacles
Eric Elmosnino, le palmarès
Pourquoi on aime Eric Elmosnino ?
Son jeu électrique
Ses rôles habités
Son goût du risque
Son humour subtil