Bio et parcours
Jean Cocteau est l’un des artistes français les plus protéiformes du XXe siècle. Poète, dramaturge, romancier, dessinateur et cinéaste, il refuse très tôt de choisir entre les disciplines. Après ses premiers recueils de poésie, il fréquente l’avant-garde artistique parisienne et collabore notamment avec les Ballets russes de Diaghilev. Parade, créé en 1917 avec une musique d’Erik Satie et des décors de Picasso, illustre déjà son goût pour les rencontres entre théâtre, danse, musique et arts plastiques.
Le théâtre devient rapidement l’un de ses grands laboratoires. Avec Les Mariés de la tour Eiffel, Antigone, Orphée puis La Machine infernale, Cocteau revisite les mythes antiques sans les traiter comme des pièces de musée. La Machine infernale, créée en 1934 dans une mise en scène de Louis Jouvet avec des décors et costumes de Christian Bérard, reprend le mythe d’Œdipe en mêlant tragédie, ironie et fantastique.
Il développe parallèlement un théâtre plus intime. La Voix humaine, créée à la Comédie-Française en 1930 par Berthe Bovy, repose sur une femme seule au téléphone avec l’homme qui la quitte. Une actrice, une conversation dont on n’entend qu’une moitié et beaucoup de silences : Cocteau prouve qu’on peut faire un drame entier avec presque rien.
En 1938, Les Parents terribles explore une famille où amour, jalousie et dépendance composent un joyeux désastre affectif. La pièce est créée au Théâtre des Ambassadeurs et s’inscrit dans une période particulièrement féconde, bientôt suivie des Monstres sacrés, La Machine à écrire, Renaud et Armide et L’Aigle à deux têtes.
Le cinéma prolonge naturellement son théâtre. Cocteau réalise notamment Le Sang d’un poète, La Belle et la Bête, Les Parents terribles, Orphée et Le Testament d’Orphée. Les mêmes motifs circulent d’un art à l’autre : miroirs, doubles, anges, mort, métamorphoses et mythes antiques.
En 1955, Jean Cocteau est élu à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, puis à l’Académie française, au fauteuil 31. Il y est reçu le 20 octobre par André Maurois.
Son théâtre continue aujourd’hui de vivre par ses textes autant que par leur étonnante capacité à changer de forme : tragédie, monologue, comédie familiale, opéra ou adaptation. Chez Cocteau, un mythe n’est jamais vraiment ancien tant qu’un acteur peut encore le remettre debout.
Jean Cocteau, ses spectacles à l'affiche
Ses anciens spectacles
Pourquoi on aime Jean Cocteau ?
Ses mythes réinventés
Son imaginaire poétique
Sa liberté théâtrale
Son génie touche-à-tout