jp Vous suivez cet utilisateur Inscrit Il y a 23 ans 5885 critiques Ajouté par 216 internautes Ajouter cet utilisateur
Ses critiques
| 171 pages de résultats triés par | | - Déconstruction en demi-teinte 6/10 Les Monologues du Machin me laissent perplexe. On est très loin du pendant historique consacré à la maltraitance des femmes. Ici, le propos semble prendre la forme d’un mea culpa masculin, une tentative de déconstruction qui, à mon sens, ne va pas totalement au bout de sa réflexion. On parle beaucoup du “Machin”, concept un peu fourre-tout, mais finalement assez peu de l’homme lui-même et de sa relation concrète aux femmes. Le sujet est esquissé plus qu’approfondi. L’ensemble reste divertissant, parfois pertinent, mais j’aurais aimé une analyse plus incisive et plus aboutie. # écrit le 02 Mars
| - Le courage au bout du crayon 10/10 Dessiner encore n’est pas seulement le récit d’une reconstruction, c’est un acte de résistance. À travers le parcours de Corinne, jeune dessinatrice de Charlie Hebdo frappée par les attentats, le spectacle interroge frontalement notre rapport à la liberté, à la peur et à la création. La mise en scène, portée par trois comédiennes, déploie avec intelligence les différentes strates du traumatisme. Ce choix fort permet d’incarner la sidération, la colère, la fragilité, mais aussi l’élan vital qui pousse à reprendre le crayon quand tout vacille. Rien n’est édulcoré, rien n’est complaisant. L’interprétation est d’une intensité rare. On ressent la blessure, mais surtout la détermination à continuer, à dessiner encore, malgré tout. Le spectacle dépasse le simple témoignage pour devenir une déclaration artistique et politique. Il nous rappelle que créer, dans ces circonstances, est déjà une victoire. Une œuvre nécessaire, courageuse, qui touche et secoue. À voir absolument. # écrit le 02 Mars
| -Sous l’étoile Farmer 8/10 A mot doux explore l’adolescence dans ce qu’elle a de plus incandescent. L’admiration fervente pour Mylène Farmer devient le miroir de cette période où l’on aime sans mesure et où chaque chanson ressemble à une déclaration intime. La mise en scène, inventive et rythmée, multiplie les surprises et accompagne avec finesse les élans du cœur. Les comédiens chanteurs s’emparent de cet univers avec énergie et sincérité, nous entraînant dans une succession de rêveries vibrantes. La voix off du père, discrète mais essentielle, agit comme un fil d’or dans ce tumulte émotionnel. Et lorsque surgit le billet pour le concert, c’est tout un monde qui s’ouvre, comme si l’adolescence touchait soudain son étoile. Un spectacle généreux, tendre et musical, à savourer comme un souvenir retrouvé. # écrit le 01 Mars
| - Naufrage à huis clos 8/10 On ne se mentira jamais raconte l’histoire d’un couple en apparence heureux. Un événement vient fissurer l’équilibre, et la brèche, une fois ouverte, ne se referme plus Le jeu des comédiens est d’une grande justesse, porté par un réel talent. La mise en scène, élégante et maîtrisée, accompagne avec finesse cette lente dérive. On se laisse rapidement happer par ce naufrage intime, qui résonne longtemps après la représentation. Un spectacle à voir. # écrit le 01 Mars
| -Transmission invisible 6/10 Et pendant ce temps Sigmund fredonne ausculte, scalpel en main, les mécanismes par lesquels le machisme se perpétue de génération en génération. La pièce observe ces comportements transmis presque en silence, par les regards, les habitudes, les non-dits qui s’installent comme un héritage invisible. L’approche, étendue sur plusieurs époques, est intéressante et met en lumière cette transmission souterraine. Le propos est pertinent, mais il reste, selon moi, un peu en surface. On aurait aimé que le spectacle explore plus profondément le moteur intime qui pousse à reproduire ces schémas, ce ressort intérieur qui fait tourner la machine. Malgré cette réserve, l’ensemble offre un bon moment de théâtre, stimulant et propice à la réflexion. # écrit le 01 Mars
| -Une romance qui traverse le temps 8/10 Le jeu de l'amour et du hasard : les années folles. Voici un nouvel opus de ce grand classique de Marivaux, et le plaisir demeure intact. La mise en scène, vive et enlevée, nous replonge avec charme dans l’atmosphère de la Belle Époque. Le talent des comédiens donne souffle et fraîcheur à cette romance aux ressorts simples mais toujours efficaces. Lorsque le marivaudage est servi avec autant de soin et d’énergie, il retrouve toute sa saveur. Une comédie que l’on redécouvre avec bonheur. À voir. # écrit le 01 Mars
| - Les rugissements d’une vie 10/10 Le Chant des lions mêle avec habileté récit historique et biopic consacré à Joseph Kessel. On se laisse happer par cette fresque passionnante qui éclaire autant l’homme public que l’homme intime, avec ses élans, ses failles et ses tourments, notamment dans ses amours. La mise en scène, vive et fluide, nous entraîne d’époque en époque avec élégance. Les comédiens chanteurs livrent une prestation remarquable, alternant intensité et légèreté. On rit, on est ému, parfois bouleversé. Un spectacle vibrant, généreux, à ne pas manquer. # écrit le 01 Mars
| - Virtuosité en équilibre 6/10 Porté par une scénographie élégante et immersive, le Cirque Bolze dévoile son nouvel opus avec la maîtrise qu’on lui connaît. On y retrouve la prouesse technique, cette précision presque horlogère, et la part de magie qui suspend le souffle. Les artistes circassiens habitent la piste avec intensité et grâce. Chaque mouvement semble sculpté dans l’air. Pourtant, même au sommet de son interprétation, le spectacle reste fidèle aux codes du cirque contemporain, parfois contraint par la forme même de ses numéros. La virtuosité est là, éclatante, mais l’émotion peine parfois à franchir un seuil supplémentaire. Un beau moment de cirque, maîtrisé et esthétique, qui séduit par sa qualité et son engagement. # écrit le 28 Février
| - La part animale 8/10 Croire aux fauves est une fable habitée par les esprits de la nature, un récit où l’invisible semble frôler le plateau. Les trois comédiens incarnent leurs personnages avec une intensité sincère, donnant chair à ces forces sauvages qui traversent l’histoire. La mise en scène exploite avec intelligence l’espace singulier de la Piccola Scala. Jeux de lumière et mouvements précis composent un écrin inventif qui amplifie la dimension poétique du spectacle. Un moment de théâtre sensible et immersif, à découvrir. # écrit le 28 Février
| -Un royaume sans profondeur 6/10 Mon royaume pour un poney se présente comme une comédie familiale légère et accessible. Pourtant, les personnages manquent d’épaisseur et restent trop souvent à la surface de leurs propres contradictions. Cette absence de complexité alourdit l’intrigue, qui peine à prendre véritablement son envol. Quelques éclats de rire surgissent çà et là, mais l’ensemble demeure trop sage, presque lisse. Une comédie agréable par moments, mais qui manque de relief pour vraiment galoper vers la réussite. # écrit le 28 Février
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