Clara M75

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Théâtre contemporain: Lost and found

-Famille ? !
6/10

Les parents, Erik et Marie s’ennuient, surtout le dimanche ! Ils échangent des propos dont les sous-entendus acides se muent en confrontations directes, laissant aflleurer la vacuité de leur modèle bourgeois. Avec leurs enfants, Peter, 16 ans, qui navigue entre les idées d’extrême droite et les sites pornographiques et Anne, 19 ans, marginale et toxicomane, le dialogue est impossible hormis de violentes algarades ! Le vacillement des parents, l’usure et la chute du couple, l'explosion du cadre familial, la noirceur cruelle de Lars Norén ! Comme dans l’autre pièce du dyptique, j’ai été décontenancée par la mise en scène. J'aurais aimé que le spectacle ait la densité de la scène finale, très réussie, grâce à la prestation magistrale de Bérengère Warluzel, pudique dans l’impudeur.
# écrit le 03 Juin


Humour: Lou Trotignon dans Mérou

-Mérou ?
6/10

Une exposition, une première partie cabaret, puis le one (wo)man show de Lou Trotignon : le récit de sa transition, très personnel, est mené avec autodérision. Du strip-tease au monde Queer en passant par la BDSM, son parcours donne naissance à spectacle didactique et militant, inégal cependant, malgré réelle présence. Comment être soi dans ce monde de norme, d’étiquettes ? .... J’ai pourtant ressenti le (sans doute) nécessaire esprit clanique d'une minorité, nonobstant la volonté d'empathie.
# écrit le 04 Juin


Seul(e) en Scène: Un barrage contre le Pacifique

-La mère, la mer, l’amer...
10/10

D’abord le chaleureux accueil d’Anne Consigny dans l'intimité de la petite salle de Théâtre de Poche crée un lien singulier qu’elle explicite dans quelques anecdotes. Puis, l’artiste créatrice de ce seule-en-scène rentre dans le texte de Duras avec des extraits judicieusement choisis pour en restituer l’essence même ! Elle est tour à tour la mère, Joseph, Suzanne et Monsieur Jo. Les personnages du roman prennent vie et... on est dans l'Indochine colonisée, face au Pacifique... Un moment de grâce à ne pas manquer !
# écrit le 06 Juin


Théâtre contemporain: Valjean !

-La légende d’un homme...
10/10

Bien sûr on connaît l’œuvre de Victor Hugo, pourtant, l'aborder sous l'angle de Valjean, sa vie, ses noirs secrets, sa quête du bien, anime la légende d’une puissance où l’intime s’ouvre sur l’universel. Soutendue par un bel éclairage, des accessoires bien choisis dans un décor ingénieux, l’interprétation intense et passionnée de Christophe Delessart est bouleversante. Un seul-en-scène magnifique à ne pas manquer !
# écrit le 12 Juin


Théâtre contemporain: La Confession

-Dilemme ?!
10/10

D’une part, deux prêtres, Olivier Bruaux et Didier Bizet, magistraux. Secret de la confession au nom de la foi ou omerta pour masquer les vicissitudes hommes d'église ? D’autre part, une juge d'instruction, Louise Lemoine Torrès, impressionnante de maîtrise assumée. La société, grâce à la justice des hommes, impose néanmoins des règles et des devoirs. Hormis les premières minutes par trop répétitives selon moi, les affrontements entre les protagonistes nous entraînent habilement jusqu'au plus profond de la conscience. Silence ou déni ? La pièce questionne avec pertinence le rôle de nos choix et de leurs terribles conséquences sur les plus vulnérables. Spectacle d’une forte puissance à voir assurément. À noter en ce soir de première, un bord-plateau réellement intéressant avec l’auteur metteur en scène J-L Jeener et les comédiens.
# écrit le 12 Juin


Théâtre contemporain: Girls and Boys

-C'est l’histoire d’un amour...
10/10

Dans "Girls & Boys" Dennis Kelly scrute la cruauté des relations humaines et les dérèglements de notre société, une "société créé pour les hommes" ou "pour contenir les hommes" ? Une histoire de couple minée par le doute, la domination masculine et la violence, inspirée des méthodes des pervers narcissiques qui soufflent le chaud et le froid, comme moyen de tout contrôler. De la rencontre aux désillusions, une femme nous raconte l’amour, les enfants, les ambitions professionnelles, les trahisons, les conflits et l’horreur qui s'insinue. Ce monologue aux allures de thriller, à la langue, ciselée, parfois crue, voire vulgaire, puis froidement clinique, est portée avec maestria par la comédienne Ophélie Audon, tout en nuances, qui s'adresse directement au public, instaurant ainsi une connivence, jusqu'à nous amener au pire. Un seule-en-scène bouleversant !
# écrit le 17 Juin


Policier et thriller: Mystère à Silent pool, Agatha Christie a disparu

-À la manière de...
10/10

À partir d'un fait réel resté inexpliqué, la disparition de "la Reine du crime", les jeunes auteur imaginent une enquête policière, enlevée, rythmée et finement écrite, à la manière de Agatha Christie, avec comptine, indices et rebondissements sur fond d'adultère et de secrets. La mise en scène est une réussite grâce à l'ingéniosité des décors mobiles qui se jouent des changements de lieux avec maestria. Ce spectacle recrée l’atmosphère typique de l'Angleterre des années 20, et offre en outre un regard moderne sur la place des femmes. Les jeunes interprètes très talentueux passent avec aisance de l’humour à la gravité, une excellente surprise assurément ! D’autant plus que le bord-plateau à l’issue de la représentation a permis un échange fructueux et chaleureux avec les artistes !
# écrit le 20 Juin


Concerts: Sur la route : De Mano Solo à Lhasa

-Lliorona...
6/10

Une balade intimiste sur les traces de Mano Solo et Lhasa mais surtout dans l’univers de Stéphanie Canellis, piano-voix, pour dire l'exil, l’amour, les blessures et la mort...
# écrit le 23 Juin


Romance: La Valse a mis le temps

-Psy de bazar...
2/10

Humour, amour, surprise ... annonçait la note d’intention ? Je n’ai rien vu de tout cela dans l’intrigue improbable de cette bluette insipide et convenue ! Une déception donc.
# écrit le 26 Juin


Théâtre: Tout est calme dans les hauteurs

-Du fascisme ordinaire....
10/10

Ce "Meister" collationne les thèmes chers au dramaturge autrichien, Thomas Bernhard, revisité par J.F Sivadier, et nous emmène en absurdie ! Chez ces pseudo intellectuels, bourgeois suffisants et bouffis d'orgueil, le ridicule le dispute à la bassesse. À l’acmé du spectacle : le repas où la logorrhée du couple distille un antisémitisme ordinaire, dans cette belle demeure, bien juif spolié sans doute, comme les tableaux du décor. Nicolas Bouchaud, Moritz, et Nora Krief, Anne, excellent dans la parodie assassine. Juliette Bialek, doctorante emoustillante et Frédéric Noaille, tour à tour journaliste et éditeur, sont brillants. À côté de la musique classique allemande, un clin d’œil musical édifiant, Da Da Da ... jubilatoire ! On peut rire ... jaune ... car la banalité du mal reste d’actualité ! Hélas !
# écrit le 27 Juin



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