MarcopoloF

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Théâtre contemporain: Eros-Hypnos, otwarta brama

-Tourbillon créatif
8/10

Il y a de bonnes chances que la feuille de salle vous semble absconse et que les intentions d’Élizabeth Czerczuk vous échappent en partie. Peu importe, me semble-t-il, tant vous serez emporté par le tourbillon créatif de cette vingtaine de comédiens-danseurs. Avec, cette fois, plus, enl’occasion de découvrir que la maîtresse des lieux chante sacrément bien. Laissez-vous emporter !
# écrit le 25/10/25


Théâtre: Le Clown du Marais

-Un clown triste et émouvant
8/10

Il y a environ une dizaine d’années, j’avais apprécié la façon dont Jean-Lambert Wilfried, par le truchement de son personnage de Gramblanc, avait donné vie à de nombreux rôles du Richard III de Shakespeare. Dans un registre fort différent mais non moins exigeant, il nous livre l’émouvante tristesse du clown, lui même porteur d’une certaine chanson et héritier de… j’arrête là, je vous laisse découvrir le spectacle puis vous documenter sur la chanson. C’est court, c’est personnel, c’est émouvant.
# écrit le 23/10/25


Théâtre contemporain: La séparation

-Le ruisseau est resté souterrain
6/10

Dans le livret distribué aux spectateurs, sont cités ces mots de Claude Simon : « Tout se passe sous les mots qu’on prononce, comme le tracé d’un ruisseau souterrain est révélé dans les champs par une herbe plus verte. » On connaît par ailleurs le soin mis par Alain Françon à une lecture scrupuleuse et approfondie des textes qu’il met en scène. Je m’attendais donc à plus de clarté dans sa mise en scène et à comprendre quelle était l’intention de l’auteur, qui demeure bien floue à mes yeux. Que voulait nous dire Claude Simon en nous exposant cette famille déchirée confrontée à la mort ? Je me suis demandé si le metteur en scène n’avait pas renoncé à être plus clair, aveuglé par la confiance que lui procurait la prestation pleine de brio mais aussi de justesse de Catherine Hiegel. Il faut dire qu’elle est extraordinaire. Avant son entrée en scène, on assiste à un bavardage assez ennuyeux. Avec Catherine Hiegel, on s’aperçoit que Claude Simon a écrit un vrai texte de théâtre, donnant une vérité de langue orale à ses mots. Plus encore, elle incarne son personnage jusqu’au bout des doigts, nous révélant que ce texte ne se limite pas à du théâtre de texte très bien écrit. Avec elle, on a le texte, le sous-texte et les silences. Sa magnifique incarnation déteint positivement sur ses partenaires de scène, y compris sur Léa Drucker, qui jouait déjà très bien. Mais, faute d’une direction d’acteurs claire et efficace, le sens global demeure hélas très incertain.
# écrit le 22/10/25


Théâtre contemporain: Personne n'est ensemble sauf moi

-Une parole délicate et attachante
8/10

Clea Petrolesi rend visibles les handicaps invisibles. Elle nous donne à entendre la parole de jeunes adultes porteurs de ces handicaps, se déplaçant avec pudeur sur une ligne de crête qui évite tant le voyeurisme que la tarte à la crème des bonnes intentions.
# écrit le 18/10/25


Théâtre: Et jamais nous ne serons séparés

-Une pièce étrange, servie par de très bons comédien.nes
8/10

(Pièce vue en septembre 2025 au Théâtre de Gennevilliers) L’histoire de cette femme se retrouvant seule, on n’en apprend que des bribes, au fil de ses pensées dites à voix haute sur scène. Elle boit peut-être pour oublier, plus souvent pour se rappeler cet homme. Cette pièce est souvent énigmatique, ce qui n’empêche pas le sous-texte ou les silences des comédiens d’être parfois très expressifs. La mise en scène de Daniel Jeanneteau et Mammar Benranou fait le choix d’un équilibre entre réalisme et mystère, donnant au spectateur juste assez de clés pour ouvrir la voie à sa propre interprétation. Pendant la pièce, j’étais totalement pris par le souci de capter le moindre signe. Je n’ai finalement apprécié pleinement cette pièce étrange qu’après coup.
# écrit le 21/09/25


Comédie musicale: La Petite Boutique des Horreurs

-Désopilant
8/10

Cette comédie musicale est une fausse pièce d’horreur, destinée à nous faire rire, ce qu’elle réussit parfaitement. Les chorégraphies sont impeccables, les comédiens-chanteurs-danseurs épatants. Cette pièce de Howard Ashman et Alan Menken épouse admirablement l’univers de Valérie Lesort, Christian Hecq et Carole Allemand. Il y a quand même un gros bémol : la piètre qualité de la sonorisation. Elle transforme la prestation des musiciens présents en chair et en os dans les loges d’avant-scène en une méchante bande son, sorte de soupe diffusée trop fort et couvrant trop souvent les voix des chanteurs. Sans cela, ce spectacle aurait mérité la note maximale.
# écrit le 17/09/25


Théâtre contemporain: Le Mariage de Figaro avec Philippe Torreton

-Une folle journée effrénée
8/10

Le début du spectacle ne m’a pas rassuré : faire jouer Figaro par un presque sexagénaire, quels que soient ses talents, n’est pas évident ; faire jouer Chérubin par un trentenaire d’1,90 m ne passe pas du tout ; ajoutons que tout part vraiment très vite, semblant privilégier le caractère effréné de cette pièce et son aspect que je qualifierais volontiers de vaudevillesque si l’adjectif n’était pas anachronique. Ce rythme très rapide n’efface heureusement pas le fond : le message féministe est très clair, la dénonciation des privilèges de la noblesse présente aussi, dans une moindre mesure. On prend donc plaisir à ce Figaro-là, malgré ses quelques imperfections.
# écrit le 14/09/25


Théâtre: Cabaret Néopathétique

-Joli cabaret !
8/10

Joli cabaret que ce cabaret « néopathétique », qui mêle clown, chanson, poésie, philosophie, théâtre. La partie théâtre/poésie est certes inégale mais tout le reste est de très bonne tenue. Les clowns sont même excellents. Une très belle soirée !
# écrit le 14/09/25


Théâtre de l'absurde: Les Derniers clowns avant la fin du monde

-Une compagnie prometteuse
6/10

Ces cinq-là ont du talent ; ils savent notamment être très expressifs, dans la joie comme dans la tristesse. Leur spectacle gagnerait toutefois à être resserré car il comporte des longueurs mais aussi quelques beaux moments, comme un joli passage de théâtre d’ombres et un final émouvant.
# écrit le 11/09/25


Théâtre contemporain: Melting-Pot

-Belle découverte
8/10

Belle idée que de nous faire découvrir cette pièce. J'ignorais que l'expression de " melting pot " pour désigner le creuset de peuples des États-Unis trouvait son origine dans le titre de cette oeuvre. J'ai aussi découvert à cette occasion son auteur, l'écrivain britannique Israel Zangwill. Dans " Melting pot ", il loue les États-Unis comme nation nouvelle regroupant fraternellement des immigrants venus du monde entier et dépassant leurs différences – y compris religieuses - pour s'entendre. Cela me semble plus ressortir d'un manifeste volontariste que d'une version naïve de l'idéalisme. En effet, Zangwill est sans concession avec la bêtise antisémite de certains milieux d'affaires américains. Outre le plaidoyer pour la fraternité et la dénonciation de l'antisémitisme (notamment en Russie et aux États-Unis), Zangwill rend aussi ici un bel hommage à l'âme tourmentée des artistes et à la force de l'amour. C'est bien bien mis en scène et bien joué, avec une mention spéciale pour les moments musicaux, qu'il s'agisse des chants, en yiddish et en anglais, ou des passages où Ugo Clément joue du violon.
# écrit le 04/09/25 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com



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