jp Vous suivez cet utilisateur Inscrit Il y a 23 ans 5885 critiques Ajouté par 216 internautes Ajouter cet utilisateur
Ses critiques -Sous l’étoile Farmer 8/10 A mot doux explore l’adolescence dans ce qu’elle a de plus incandescent. L’admiration fervente pour Mylène Farmer devient le miroir de cette période où l’on aime sans mesure et où chaque chanson ressemble à une déclaration intime. La mise en scène, inventive et rythmée, multiplie les surprises et accompagne avec finesse les élans du cœur. Les comédiens chanteurs s’emparent de cet univers avec énergie et sincérité, nous entraînant dans une succession de rêveries vibrantes. La voix off du père, discrète mais essentielle, agit comme un fil d’or dans ce tumulte émotionnel. Et lorsque surgit le billet pour le concert, c’est tout un monde qui s’ouvre, comme si l’adolescence touchait soudain son étoile. Un spectacle généreux, tendre et musical, à savourer comme un souvenir retrouvé. # écrit le 01 Mars
| - Le courage au bout du crayon 10/10 Dessiner encore n’est pas seulement le récit d’une reconstruction, c’est un acte de résistance. À travers le parcours de Corinne, jeune dessinatrice de Charlie Hebdo frappée par les attentats, le spectacle interroge frontalement notre rapport à la liberté, à la peur et à la création. La mise en scène, portée par trois comédiennes, déploie avec intelligence les différentes strates du traumatisme. Ce choix fort permet d’incarner la sidération, la colère, la fragilité, mais aussi l’élan vital qui pousse à reprendre le crayon quand tout vacille. Rien n’est édulcoré, rien n’est complaisant. L’interprétation est d’une intensité rare. On ressent la blessure, mais surtout la détermination à continuer, à dessiner encore, malgré tout. Le spectacle dépasse le simple témoignage pour devenir une déclaration artistique et politique. Il nous rappelle que créer, dans ces circonstances, est déjà une victoire. Une œuvre nécessaire, courageuse, qui touche et secoue. À voir absolument. # écrit le 02 Mars
| - Déconstruction en demi-teinte 6/10 Les Monologues du Machin me laissent perplexe. On est très loin du pendant historique consacré à la maltraitance des femmes. Ici, le propos semble prendre la forme d’un mea culpa masculin, une tentative de déconstruction qui, à mon sens, ne va pas totalement au bout de sa réflexion. On parle beaucoup du “Machin”, concept un peu fourre-tout, mais finalement assez peu de l’homme lui-même et de sa relation concrète aux femmes. Le sujet est esquissé plus qu’approfondi. L’ensemble reste divertissant, parfois pertinent, mais j’aurais aimé une analyse plus incisive et plus aboutie. # écrit le 02 Mars
| - Quand la “potiche” prend le pouvoir 6/10 Potiche s’inscrit dans la tradition de la comédie de boulevard, avec ses ressorts efficaces et ses situations bien huilées. On y perçoit les prémices des débats sur l’égalité homme-femme, traités avec légèreté mais non sans malice. Les comédiens prennent visiblement plaisir à jouer, et cette énergie communicative porte le spectacle. L’ensemble offre un moment de divertissement agréable, sans prétention mais efficace. # écrit le 02 Mars
| Théâtre contemporain: Au-delà -Trop de thèmes pour un seul élan 4/10 Au-delà aborde plusieurs thématiques fortes : la difficulté de communication entre un père et son fils, la question de la différence, et la transmission des traumatismes. Les sujets sont riches, prometteurs même. Malheureusement, l’ensemble manque de clarté et de structure. Le propos se disperse, au point de rendre le fil narratif parfois difficile à suivre. Les comédiens sont investis et justes dans leur interprétation, et les passages d’expression corporelle apportent une belle intensité. Mais ces qualités ne suffisent pas à compenser un certain désordre dramaturgique. La fin, abrupte, laisse une impression d’inachevé. On sort avec le sentiment d’un spectacle ambitieux, mais qui n’atteint pas pleinement sa cible. # écrit le 02 Mars
| Théâtre contemporain: La Visite - Maternité en clair-obscur 6/10 La Visite est un seul-en-scène aussi surprenant que dérangeant. Il nous entraîne dans les zones troubles de la maternité, là où l’amour pour l’enfant se heurte au désir d’exister pleinement en dehors de ce rôle. Le personnage, à la lisière de l’épuisement et parfois de la dépression, s’adresse à nous sans détour. Elle expose ses difficultés, son ambivalence, son envie de secouer les conventions qui enferment les mères dans une image trop lisse. On oscille entre une revendication légitime et un cri de fatigue, entre lucidité et saturation. La comédienne relève avec justesse ce défi délicat. Elle porte cette parole fragile sans jamais la caricaturer. Le spectacle ouvre une réflexion pertinente sur la place de l’enfant et sur les injonctions qui pèsent encore sur les femmes dans nos sociétés contemporaines. # écrit le 02 Mars
| - La démocratie à l’épreuve du langage 6/10 L’Art d’avoir toujours raison prend la forme savoureuse d’une conférence–formation, presque un atelier clandestin pour apprentis stratèges du verbe. Le spectacle décortique avec précision les rouages de la manipulation linguistique pratiquée par nos responsables politiques. Sous couvert d’un « mode d’emploi » pour se présenter à une élection, et surtout pour la gagner, la pièce dévoile les ficelles rhétoriques, les détournements de sens et les glissements sémantiques qui façonnent l’opinion. L’humour et la dérision servent ici de scalpel : on rit, mais le rire laisse une légère brûlure. Derrière cette mécanique brillante affleure une inquiétude bien réelle. La démocratie, déjà fragilisée, apparaît comme un terrain où les mots deviennent des armes. Un spectacle aussi divertissant que troublant, qui invite à écouter autrement les discours publics. # écrit le 02 Mars
| - Chansons et brouillard à Londres 8/10 ADÈLE BERRY est une comédie musicale réussie, portée par une troupe de comédiens-chanteurs solides, aussi convaincants dans leurs voix que dans leur jeu. Les tableaux s’enchaînent avec fluidité et nous transportent dans le Londres de la fin du XIX? siècle, entre élégance victorienne et effervescence urbaine. L’intrigue, délicatement naïve, se laisse suivre avec un vrai plaisir. On se laisse embarquer par l’énergie collective et le charme de cette fresque musicale. Un spectacle à voir. # écrit le 02 Mars
| - Un cousin qui manque de relief 4/10 Un cousin qui manque de relief Mon cousin italien est un one man show qui peine à trouver sa singularité. Dans un genre où il faut surprendre et affirmer une vraie identité, le spectacle reste malheureusement assez convenu. Le mélange de sketches et de chansons ne parvient pas à créer une véritable cohérence ni à susciter un enthousiasme durable. Quelques idées affleurent, mais l’ensemble manque d’originalité et ne m’a pas réellement convaincu. # écrit le 02 Mars
| - Entre vie et texte 6/10 Ma maison noire offre une belle découverte de Forugh Farrokhzad, poétesse iranienne du milieu du XX? siècle. Le spectacle débute comme un biopic, retraçant sa vie et son engagement, pour évoluer ensuite vers des textes plus abstraits et énigmatiques. L’interprétation de la comédienne est convaincante et sensible, mais le choix de certains textes m’a laissé sur ma faim : ils n’apportent pas toujours la profondeur ou la cohérence attendue. Une belle initiative qui mériterait un fil plus clair pour pleinement séduire. # écrit le 02 Mars
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