Tout simplement bravo pour cette représentation qui nous transporte dans l'imaginaire , avec un fond philosophique puissant. Nous aimons ce théâtre et surtout la salle en pierre, hors norme.
Avis et critiques : Le roi se meurt
15 avis
Un spectacle qui m'a laissé sur les fesses autant par sa poésie, sa féerie que ses surprises en tout genre, et cela dès les premières secondes. Vous êtes plongé dans un rêve éveillé tel ce roi qui refuse de mourir, l'est dans cette pièce. Le clown blanc représentant le roi, joue tout en finesse tout comme tout le reste de la troupe remarquable elle-même, il vous touchera au cœur à coup sûr, et encore plus s'il devait venir à vous durant la représentation, où vous serez invités à interagir, pour l'aider, ou pas. Je crois que le spectacle finit dimanche prochain 9 novembre, je l'ai vu le 4 octobre, j'y retourne aujourd'hui avec une amie, et d'autres amis indisponibles ce weekend et avant, s'y presseront samedi et dimanche prochain. Un spectacle à ne pas rater car ces comédiens, baladins, citadins du monde en mouvement, se font rares sur les scène parisiennes pour avoir élu domicile dans notre belle Bretagne. Cette troupe itinérante se situe essentiellement en région où elle donne d'autres types de spectacles qualitatifs. C'est après avoir attendu le directeur de la troupe qui jouait le roi, (j'étais pas loin d'avoir la larme à l'oeil), que j'ai voulu en savoir plus sur eux après le spectacle, où nous avons pu prendre un pot au bar de l'épée de bois. Le plateau est toujours aussi extraordinaire à l'épée de bois, avec des qualités bien plus larges que celles des scènes intra-muros, qui en général ne respirent pas assez. J'avais également vu il y a quelques temps, l'exceptionnel spectacle Les Misérables avec une foultitude de personnages, l'utilisation du plateau était redoutable. Merci au directeur d'avoir fait des choix aussi éclectiques et éclairés. Vive le théâtre ...
Très belle mise en scène, le monologue final est notamment magnifique. Quelques ajouts au texte de Ionesco peut-être pas nécessaires
"Tout homme est une sorte de roi" déclarait Ionesco. Un spectacle qui interpelle sur la mort dans une mise en scène extravagante de la Coopérative 326 et qui ne dénature pas la pièce . A voir pour la performance des comédiens.
J'ai beaucoup aimé. Mon 1er Ionesco. Passionnant drôle émouvant divertissant. Bien mise en scène bien jouée. Mais pourquoi le cochon Pompon hélas ? Merci et bonne continuation ! À recommander.
Il n’en finit pas de mourir ce roi déchu surpris par le temps déjà passé et l’inéluctable qui vient sans s’annoncer, mais on s’attache à lui… ou à l’enfant qu’il redevient. C’est vrai, il n’a pas pris soin du monde, il s’est montré insouciant, égoïste et parfois cruel, et pourtant comme on aimerait le retenir, redonner vie à cette marionnette perchée sur son trapèze. Pas un personnage ne sonne faux dans cette danse du mort à la fois macabre et riante. Tous sont sidérants d’expressivité et longtemps après que le voile rouge s’est abaissé sur la scène en deuil, les voix continuent de résonner, diverses, puissantes ou fragiles mais toujours convaincantes. C’est tragiquement drôle, beau, touchant ! Que vous connaissiez ou non Ionesco, que vous soyez un spectateur averti ou un jeune converti au spectacle vivant, courez prendre place au Théâtre de l’épée de bois, vous ne serez pas déçu !
J'ai été ravi par cette visite au théâtre de l'épée de bois. J'ai re-vu le roi se meurt. Cette vison d'un monde/cirque en fin de vie m'a beaucoup ému. Et pourtant, j'ai ri, souvent, et de bon coeur. Le "spectacle" est là grâce à une équipe d'actrices et d'acteurs qui se donnent au plateau. Je recommande vivement
Bonjour à tous, la pièce est très bien jouée avec une mise en scène classique par certains côtés et avant gardiste pour d'autre. Le cadre de la Cartoucherie est formidable. Je recommande.
un spectacle formidable, virtuose, on redécouvre ce magnifique texte de Ionesco, j'ai passe un moment inoubliable!!!
5 critiques
Jean Lambert-wild emmène Ionesco et son Roi se meurt sur la piste d’un cirque pendant que le vieux monde se craquelle tout autour. C’est joli, drôle, acide, et bien vu.
« Si l’on rit de cet agonisant récalcitrant, c’est dans le refus obtus de sa fin, de son aveuglement têtu, de sa peur. [...], Gramblanc joue au roi qui se prend au jeu d’être roi, une dernière fois, encore un tout dernier instant avant le néant. Le tragique est là qui provoque paradoxalement le rire, dans cette exagération de la parole, dans son emphase, l’hyperbole du langage et du jeu clownesque qui masque à peine le tremblement de moins en moins ténu devant la camarde qui s’avance. »
« Dans cette atmosphère aux belles teintes sépia, Jean Lambert-wild donne à ce grand texte une saveur particulière, celle d’un monde en voie de disparition qui peut renaître de ses cendres. Parce qu’ainsi va le monde. »
Cette version du Roi se meurt mise en scène par Jean Lambert-Wild s’inscrit dans une recherche singulière autour de l’art clownesque et du théâtre métaphysique. [...] Le théâtre devient ici un rituel d’accompagnement, une cérémonie tragique où l’humour côtoie la panique, et où l’angoisse devient matière poétique.
C’est là sans doute le plus fort des paradoxes de ce spectacle créé et interprété par Jean Lambert-Wild : faire de l’une des pièces majeures sinon la pièce majeure de Ionesco, Le Roi se meurt, un authentique acte poétique. [...] Finita la commedia, c’est beau à en crever de rire à force d’être dérisoire comme notre humaine condition. Entre tragique et bouffonnerie, le tragique chez Ionesco comportant toujours sa part de bouffonnerie… comment jouer de cette double appartenance ? Jean Lambert-Wild avec l’aide précieuse de Catherine Lefeuvre, trouve la solution dans l’équilibre de tous les ressorts et thématiques de l’auteur et rend enfin justice à cette pièce en particulier souvent jugée trop bavarde, notamment lors de sa création en 1962, il y a plus de soixante ans. Le paradoxe (encore un) voulant que Jean Lambert-Wild lui redonne… vie ici.
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