Avis et critiques : Premier amour | avec Dominique Valadié
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13 avis
Je m'aperçois que j'ai oublié de commenter cette pièce vue pour sa dernière le 31 décembre 2023 au Petit St-Martin. Dominique Valadié y a été remarquable dans un emploi à contre-pied, en endossant un rôle masculin et avec un accend du Sud complètement étranger au monde du dramaturge qui n'en sort pas du tout dépareillé. Au contraire, ce travestissement donne un éclairage inhabituel au glauque existentiel radical plus ou moins attendu et fait se conjuguer avec poésie situations infâmes de vies étroites et ressenti que cela nous concerne universellement. On passe de l'infiniment petit aux grandes resonnances. La diction et l'immobilité de Valadié ont été parfaites, sans verser dans le statufié, offrant un moment étrange de noir et de lumière.
une grande comédienne Dominique VAladié pour un texte en français peu connu du grand Beckett , un moment de pur théatre , exigence et talent .
phénoménale - une interprétation avec une présence sur scène qui nous capte du début jusqu'à la fin. Le texte est subtil et drôle j'ai bien ri
Quelle actrice pour nous faire découvrir et rendre vivant ce texte! Merci !
Excellente interprétation et texte magnifique absurde et drôle
Très beau texte, belle interprétation.
Je ne parviens pas à entrer dans l'univers de Beckett, malgré quelques tentatives de temps à autre mais, je ne peux passer sous silence mon admiration pour Dominique Valadié et sa magistrale interprétation. Le texte est remarquablement écrit. Bravo. Marguerite
Bon spectacle, l'univers absurde de Beckett. Un texte formidablement interprété par Dominique VALADIÉ.
"Premier amour" n'est pas une pièce de théâtre... mais quel dommage cela aurait été de se priver de la création d'une telle nouvelle sur scène ! Ce soliloque d'une heure et quart, à la première personne, se prête magnifiquement à l'exercice. En laissant, contrairement aux autres pièces de l'auteur, une liberté totale au metteur en scène. La mise en scène est bien sûr si épurée que chaque accessoire, chaque geste, porte à interrogation : pourquoi ces vêtements, là, comme une tombe (celle de son père) dans laquelle le personnage semble vouloir lui-même sombrer ? Pourquoi déplacer la valise à cet instant précis ? Pourquoi s'asseoir, ou ne pas s'asseoir, ou ne pas réussir à s'asseoir, à ce moment ? Le texte, dont on peine à croire qu'il s'agit de l'un des tous premiers rédigés en français par Beckett tant la langue est précise, millimétrée, est magistralement porté par Dominique Valadié. Les silences, les rictus, viennent insuffler toutes les émotions à cet homme qui nous raconte son histoire d'amour comme d'autres raconteraient un film d'épouvante. Une pièce que j'ai vraiment aimée, et "l'amour, cela ne se commande pas"...
Seul en scène long fatigant l'actrice a une mauvaise élocution très déçue