L'écrivain ne se cachait pas de ses nombreuses maîtresses l'officielle et "les passantes" tout occupé de flatter son égo pour le moins "surdimensionné". Sa femme, cantonnée au rôle de la délaissée chronique, remâche sa frustration et son amertume. J'avoue avoir espérer un affrontement plus vif, plus frontal car, de fait, la délaissée semble rester une éternelle amoureuse. Intéressant mais cette conversation presque paisible m'a laissée sur ma faim.
Avis et critiques : Un Faune au crépuscule
15 avis
Jolie pièce de Marc Delaruelle au Studio Hébertot. Claude Mailhon et Patrice Ricci sont d'un jeu parfait dans cette empoignade du couple Châteaubriand. Madame est lasse de l'infatuation et des conquêtes de Monsieur et ne lui épargne pas ses flèches tandis que le colosse des lettres est vertigineux de mépris et de déni. Un régal d'escarmouche où les traits spirituels ne font pas oublier l'amertune et la condition servile de la femme à cette époque.
et sans réserve aucune.La classe d'un château branlant que j'eusse aimé plutôt raffiné , voire même élégant ...Tout comme dans l'empire céleste ancestral ,il y avait les courtisanes de premier , de second...rangs...Que ne ferai- je pas pour un "Voyage à Rome"....Quelques petites hésitations de Céleste qui avait l'allure d'une servante amoureuse face à un mufle aussi romantique qu'un rappeur sous OQTF...si l'on oublie le côté esthétique(bonne mise en scène au passage),ce "je t'Haime moi non plus "n'était pas si déplaisant ...et l'idée de se faire la malle(le mâle quant à lui était déjà défait)c'était d'un(e) Rome Antique!Ils sont en somme un vieux couple.Il connait bien ses habitudes, elle connait bien sa solitude...,ils sont en somme un vieux couple!tout le reste n'est que chanson!
Allez voir ce duel entre deux personnages, brillamment interprété et intéressant !
Ce soir, je suis allé voir "Un faune au crépuscule", une pièce de théâtre écrite et mise en scène par Marc Delaruelle. En cette fin de soirée de 1828, Céleste attend son mari, François-René, vicomte de Chateaubriand, dans leur appartement. L'illustre écrivain romantique, ex-ministre des Affaires étrangères, est un mari volage. Alors que le sexagénaire souhaite lui faire une annonce importante, sa fidèle épouse finit par lui dire qu'elle a pris la décision de le quitter. Ils passent la nuit à régler leurs comptes, en attendant le départ de Céleste au petit matin. C'est alors que François-René annonce enfin une nouvelle pour le moins inattendue. Claude Mailhon et Patrice Ricci nous entraînent dans une dispute conjugale de grande classe, où le seul gros mot que reproche l'odieux François-René, qui enfile toujours ses pantalons en commençant par la jambe droite, à l'attendrissante Céleste, est "divorce". J'ai souri, j'ai compati, j'ai ri, je me suis offusqué, j'ai adoré, je n'ai pas vu le temps passer. C'est vraiment une belle pièce qui se joue au Studio Hébertot à Paris.
Répliques aussi drôles que tendues servies pas deux acteurs marveilleux qui se plaisent à se déchirer et à s'aimer.
Joli moment de théâtre avec deux comédiens qui s'en donnent à coeur joie pour notre plus grand plaisir
Texte magnifique servi par deux comédiens talentueux, engagés. On assiste à une bataille littéraire de très haut vol entre Chateaubriand et sa femme; tout est juste, enlevé, souvent drôle, touchant. Spectacle à ne pas rater.... qu'on connaisse ou non Chateaubriand.
Quel brillant et pétillant échange que celui de Céleste Et de chateaubriand "son mari mais point son amant " On savoure chacune des répliques Du grand et beau théâtre avec des acteurs exceptionnels
On se régale du début à la fin, les comédiens sont très expressifs et les décors et costumes super !
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