Bio et parcours
Edmond Rostand est un dramaturge et poète français qui réussit un petit exploit à la fin du XIXe siècle : remettre le théâtre héroïque en vers au centre de la scène à une époque où le genre semblait franchement passé de mode. Avec ses héros amoureux, idéalistes, flamboyants et rarement très doués pour choisir la facilité, il construit un théâtre où les sentiments préfèrent entrer par la grande porte.
Né à Marseille en 1868, Rostand publie d’abord de la poésie, notamment Les Musardises en 1890, avant de s’imposer comme auteur dramatique. Les Romanesques, créés à la Comédie-Française en 1894, lui apportent un premier succès important. Suivent La Princesse lointaine en 1895 et La Samaritaine en 1897.
Puis arrive Cyrano de Bergerac. La comédie héroïque en cinq actes et en vers est créée au Théâtre de la Porte Saint-Martin en décembre 1897, avec Coquelin aîné dans le rôle-titre. Le succès est immédiat. Rostand transforme un personnage historique du XVIIe siècle en héros romantique absolu : brillant, drôle, bretteur, amoureux et équipé d’un nez qu’il vaut mieux éviter de commenter sans avoir révisé son escrime.
Trois ans plus tard, il connaît un nouveau grand succès avec L’Aiglon, créé en 1900 au Théâtre Sarah-Bernhardt. La pièce raconte le destin du duc de Reichstadt, fils de Napoléon Ier, interprété lors de la création par Sarah Bernhardt. Rostand y retrouve ses thèmes favoris : la grandeur rêvée, le poids du destin, l’héroïsme et l’impossibilité d’être tout à fait à la hauteur du mythe que les autres ont fabriqué pour soi
Avec Chantecler, créé en 1910 au Théâtre de la Porte Saint-Martin, il tente quelque chose d’encore plus inattendu : une pièce en vers dont les personnages sont principalement des animaux. Le héros est un coq persuadé que son chant fait lever le soleil. Oui, vraiment. Et derrière la basse-cour se cache une réflexion très rostandienne sur l’artiste, l’illusion et la nécessité de continuer à croire à ce que l’on fait.
Le succès de Rostand est également institutionnel. Il est élu à l’Académie française en 1901, à seulement 33 ans, puis reçu sous la Coupole en 1903. Il devient par ailleurs commandeur de la Légion d’honneur. À sa mort en 1918, il laisse une œuvre théâtrale dominée par Cyrano de Bergerac, dont la longévité scénique a largement dépassé celle de son célèbre appendice nasal.
Edmond Rostand, ses spectacles à l'affiche à Paris
Ses anciens spectacles
Pourquoi on aime Edmond Rostand ?
Son panache absolu
Son Cyrano légendaire
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